Conscience : mode d’emploi! (19/22)

Et il est où l’« ET »

Mais il y a un aspect beaucoup plus important à ces désaccords… Tant que vous êtes loin d’un mur, vous pouvez bouger comme bon vous semble. Si vous vous appuyez contre le mur, vous êtes obligé de le « suivre » dans son immobilité…Les conflits spirituels créent ce genre de « mur mental » ! Si vous ressentez de l’hostilité de la part de quelqu’un, vous allez y réagir subconsciemment pour l’« équilibrer ». Votre adversaire va en faire autant et vous allez bientôt vous retrouver avec quelqu’un qui vous pourrira la vie à moins que ce soit vous qui pourrissiez la sienne. « On devient ce à quoi on s’oppose… » ! Et on n’a plus le choix du « a OU b », on est dans l’autre combinaison logique, « a ET b » !

Quelle est la « solution » ? La « solution », c’est de « dissoudre » (même mot !) le mur mental ! Un peu à la façon des arts martiaux, mais en plus smart car il n’y aura pas de vaincu ! Il faut imaginer un problème comparable pour votre adversaire. Comme vous êtes en plein dans le conflit, donc dans votre mental, tout ce que vous allez imaginer vient d’un truc que vous avez considéré et fichu sans vous en rendre compte dans votre mental et qui réagit sans arrêt à ce que vous ressentez de votre opposant. Le simple fait d’en prendre conscience, donc d’en accepter votre responsabilité, va effacer la considération de votre mental pour la restituer avec votre esprit, et aussi la virer du mental de votre opposant, sans qu’il s’en aperçoive. Recommencez à imaginer un problème jusqu’à ce que vous en ayez assez.

Le phénomène attendu, est que votre opposant doit vous faire un cadeau ! C’est-y pas dingue ? Et tant que le cadeau n’arrive pas, recommencez de temps à autre votre série d’imagination de problèmes. Il est rare qu’on doive le faire plus d’une fois. L’opposant en question se sent déstabilisé par votre changement d’attitude qu’il ne comprend pas, et se sent redevable à votre égard, d’où le cadeau ! Et n’ayez pas peur d’imaginer le tuer, ce n’est que de l’imagination ! Mais ça correspond sûrement à quelque chose qui vous est passé par la tête !!!

J’aime tellement ce processus que j’en ai parlé au moins une fois dans mes bouquins, anecdotes personnelles à l’appui ! Si un de vos copains subit une hostilité du même genre, faites-lui faire le processus, et vous le sortirez de sa situation de conflit, sans même avoir rencontré son « ennemi » !!!

Maintenant, votre ennemi c’est peut-être vous-même, si vous vous accrochez aux termes opposés de deux considérations, évidemment pas du genre opposition jour/nuit. Mais nous allons prendre dans trois secondes une situation typique !

En attendant, a contrario, en fréquentant des gens du style de ceux dont je parle, vous risquez de trouver des « appuis » pour vos considérations parapsychologiques, s’il vous en reste encore des bribes « fonctionnelles ». J’ai souvent eu l’occasion de provoquer des OBE chez des gens ordinaires qui venaient nous visiter, or ce n’était que des effets secondaires de processus avec un tout autre objectif, puisque je n’ai malheureusement pas d’astuce à vous expliquer pour sortir de votre corps. Mais la facilité avec laquelle on peut déclencher cette expérience et sa « popularité » récente, semblent indiquer que les considérations qui s’y rattachent n’ont pas encore été cataloguées comme des impossibilités chez la plupart des gens !

Et je voudrais revenir aux histoires de trafic routier, parce que j’ai plusieurs expériences dans le domaine et que je peux vous en proposer une !

Comme j’espère que vous n’en avez pas encore marre de mes anecdotes, c’est reparti ! (j’en ai déjà parlé dans mes bouquins). Le décor d’abord ! Le périphérique parisien du nord au niveau de la porte d’Asnières en allant vers l’Est. Un petit matin, légèrement brumeux, qui permettait de voir les feux de stop briller sur un ou deux kilomètres de boulevard ! Je demande à mon chauffeur : « Est-on forcé de rester coincés ? ». « Non, mais on a déjà résolu ce genre de problème, on sait qu’on sait le faire. Ce qui serait amusant ce serait de demander à Marine… ». Marine 5 ans, assise à l’arrière… : « Qu’est-ce qu’il faut faire ? ». Son chauffeur de papa, très doctement : « Tu dois décider qu’on avance ! ». « Ça c’est facile ! » répond le fruit des entrailles ! Et à ce moment les feux de stop à l’horizon s’éteignent, et trois minutes plus tard, le périf était fluide !

Autrement dit aucun des centaines de braves gens qui partaient au boulot n’avait vraiment postulé d’y aller, c’était juste un vieux postulat remontant probablement à leurs premières journées de travail qui s’était érodé au fil des années passées à faire un job plus ou moins intéressant et à la constatation que le périf pouvait ou non rouler… il leur manquait juste le postulat d’une mouflette pour faire pencher la balance du côté du mouvement…

Bon c’était la déduction, passons à l’expérience maintenant : je ne vous suggère pas d’emmener une fillette lors de vos déplacements, d’autant que Marine venant du Béarn, n’avait aucune raison d’avoir constaté l’état du périf parisien, une des conditions pour qu’elle n’ait pas de considérations à son sujet… Non ! Si vous vous trouvez bloqué dans un trafic routier à l’arrêt, passez en revue les considérations désabusées que vous avez au sujet des voyages en bagnole. Le genre de choses qui peut se produire, ou non d’après vos constatations. En particulier ce que vous considérez comme « normal » ! Genre : « C’est normal, c’est la sortie des bureaux », « C’est normal, on est à Angers », « C’est normal, Y conduisent comme des ploucs… ». Chaque considération rendue consciente va vous rapprocher de l’état où votre postulat de rouler va pouvoir fonctionner, et comme pour les histoires de météo, ceux à qui j’ai refilé le tuyau ont tous réussi… sauf un ! Qui m’a dit : « Il marche pas ton truc ! J’étais dans un embouteillage alors j’ai décidé : il n’y a pas d’embouteillage… Et j’ai percuté la voiture de devant ! » ! Manifestement on comprend ce qu’on veut bien…

Aussi, un jeu dont j’ai constaté que beaucoup y jouaient spontanément, sans avoir entendu parler des histoires de postulats : postuler une place de stationnement à l’arrivée. Le résultat est moins garanti parce qu’il faut qu’il « résonne » avec celui d’un type qui a besoin de partir dans la zone où vous voulez aller. Mais ça marche étonnamment souvent !

En résumé, tant que les gens qui vous entourent ne considèrent rien de définitif dans les domaines où vous voulez agir, tentez votre chance. Mais en pratique ça veut dire qu’on est tous solidaires pour se sortir d’affaire, comme on l’a été pour s’aider mutuellement à se casser la figure. Mais la constatation d’un phénomène étrange peut parfois amener les sceptiques à modifier leur paradigme. Alors il est permis d’espérer… Cette dernière phrase est une considération particulièrement idiote : regardez où est le verbe ! Trouvez plutôt quelque chose que vous puissiez FAIRE !

Fin de la séquence sur les délices de la vie en société !!!

Vous avez postulé, à un moment ou un autre, toutes les difficultés que vous rencontrez ! Et si vous essayez d’évaluer combien de pensées vous pouvez avoir chaque jour, ça va vous donner une idée de ce qu’il y a à nettoyer. J’ai souvent eu l’occasion de vérifier, quand un de mes staffs me parlait d’un nouveau visiteur, en le trouvant très chiant, qu’en abordant le prétendu chieur sans considération négative, en quelques minutes je pouvais le re-présenter à mon mec du staff qui le trouvait subitement adorable ! Les gens se comportent en fonction des situations où ils se trouvent, et ils sont rarement stupides par eux-mêmes, mais en face d’un type qui les méprise, ils sentent subconsciemment ce mépris, et commencent à faire des gaffes pour s’en défendre…

Si on est conscient de la puissance de notre pensée, on va avoir tendance à faire attention à ce qu’on pense, ce qui ne veut pas dire qu’il faille ruminer sans arrêt pour être sûr de ne pas penser à des dégâts possibles, puisqu’on a vu que c’était la meilleure façon d’en provoquer. Simplement de devenir serein ou, presque mieux à nouveau, de prendre la vie comme un jeu ! Évidemment, être serein ou joueur, quand on a un cancer, les huissiers aux fesses et un serial killer au fond du couloir, le mot « simplement » est un peu hors contexte. Mais c’est le genre d’état d’esprit qui peut vous aider à vivre et pratiquer la version musulmane de la charité chrétienne, à savoir : « pouvoir supporter la bêtise des autres ! », sans leur voler dans les plumes.

Le « niveau » le plus bas où un esprit peut agir efficacement, est, comme on l’a dit : de se contenter de regarder, y compris regarder ce que vous voulez voir comme résultat de vos postulats. Si vous commencez à vous plonger dans l’émotionnel, vous allez perdre du temps, et « postuler en jouant » n’implique pas des émotions ridicules, comme celles des supporters d’équipes sportives, qui oscillent entre enthousiasme et désespoir, et qui d’ailleurs ne jouent pas eux-mêmes… C’est juste prendre les situations avec un petit sourire amusé aux lèvres. Si vous faites des efforts, un domaine réservé aux corps, vous postulez votre échec en tant qu’esprit puisque ça implique que vous soyez incapable d’obtenir le résultat par votre seule pensée… Si votre postulat est la conclusion d’une réflexion, un domaine réservé aux mécanismes de l’âme, votre postulat va impliquer son raisonnement, et votre substance va devoir incorporer ce qui vous a servi de base ! Donc vous avez intérêt à ce que cette base soit vraie si vous voulez que le résultat se manifeste… Ce n’est donc qu’une forme conditionnelle de postulation, et on en a vu les inconvénients.

L’attitude du joueur que je préconise est celle qui est responsable de la « chance » du débutant. Quand on débute, on ne connaît pas toutes les règles, et on joue pour s’amuser. Mais un jeu est fait pour qu’on le gagne. Donc dans votre postulat d’accepter le jeu, il y a un relent d’y jouer pour gagner. Et comme vous n’avez pas mis de conditions idiotes genre : « je ne sais pas y jouer »… Ça peut très bien se passer tout seul. Après, vous en déduirez des raisons pour lesquelles vous avez réussi, et tout ira probablement beaucoup moins bien, parce que la seule condition de votre réussite était votre postulat.

J’avais lu quelque chose sur l’expérience de Lamarck avec ses leghorns blanches pour prouver sa théorie de l’hérédité des caractères acquis. Et ça expliquait qu’il avait réussi à obtenir un changement génétique chez ses poules, mais que ça n’avait marché qu’une fois ! Internet est très discret sur ce sujet, donc on n’en entend plus parler. À l’époque ça me paraissait évident que Lamarck tenait tellement à son histoire qu’il en avait postulé le résultat et que ça avait marché. Puis, la théorie ayant été « démontrée », on n’avait plus besoin du postulat, puisque c’était une « loi de la nature » : ça devait marcher tout seul… et on attend toujours !

Si vous réussissez quelque chose d’inattendu, n’en attribuez pas le mérite aux conditions physiques ou mentales. C’est le meilleur moyen pour que ça ne se reproduise pas !

Je me doute que vous ne pourrez pas me croire, parce que le paradigme rationaliste est obnubilé par le « comment » ! Il est incapable de comprendre que des choses peuvent se passer directement parce qu’elles sont dans la nature même des choses en question. Par quel mécanisme un plus un vaut-il deux ? Aucun ! C’est simplement la définition même du dénombrement. Le rationalisme imagine des mécanismes partout, en mécanique bien sûr, mais aussi en électricité, en électronique, en magnétisme, en chimie, en psychologie… En fait ce qui fait que quelque chose fonctionne, ne vient pas du mécanisme que l’on a pu observer et qu’on fait répéter ou reproduire, ça ne vient que du postulat qu’on a associé s’il se trouve être cohérent avec le reste de votre paradigme !

C’est tout le mystère derrière l’effet placebo. Lequel est une vraie épine pour le pied du rationaliste comme pour le matérialiste. Parce qu’ils le constatent, puisqu’ils s’en servent pour établir les statistiques de leurs résultats thérapeutiques, lesquelles vont leur servir à parler de probabilités de réussite d’effets positifs, pour vous convaincre d’acheter leurs trucs d’apprentis-sorciers !

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