Conscience : mode d’emploi! (3/22)

Conscience : mode d’emploi! (3/21)

Comme quoi j’avais raison de vous suggérer d’oublier tout ce que vous croyiez savoir…

Bon ! Toutes ces découvertes amènent à réviser quelques petites choses…

Déjà à se débarrasser de l’angoissante question du « centrisme de l’univers ». Pendant des siècles on nous a fait croire qu’il FALLAIT CHOISIR entre le géocentrisme et l’héliocentrisme (et ce dernier remonte à Aristarque –3ème siècle av. J. C., bien avant Copernic !).

Déjà, ça ne peut concerner que le système solaire, parce que l’univers ne tourne probablement pas autour du soleil…, mais ça a préoccupé les torturés du rationalisme jusqu’à Einstein qui voulait absolument trouver un « repère absolu » !

Pourquoi supposer que l’univers ait un centre ? Parce que tous nos espaces géométriques en ont un ! Et où est-il ? N’importe où ! On sait passer d’un repère à n’importe quel autre, donc ça n’a vraiment pas d’importance… En pratique, pour un observateur, le centre de l’univers est là où l’observateur se trouve, et avoir à choisir entre la terre et le soleil paraît bien futile de se préoccuper de 8 minutes-lumière en face des 80 et quelques milliards d’années-lumière de l’estimation actuelle de son diamètre (qui, d’après les physiciens, augmente chaque seconde de deux secondes-lumière !!!) !

Alors pourquoi ne pas considérer un pneumocentrisme : un centrage sur notre esprit ? On est libre de nos considérations, après tout ! Ça nous fera un centre de l’univers pour chaque esprit, ce qui n’est pas plus grotesque que de choisir un repère centré sur une planète en mouvement. De toute façon, les esprits localisés à proximité de la terre sont aussi entraînés dans son périple.

À la suite de la découverte de l’unique point d’où une conscience voit l’environnement où elle se trouve, on doit aussi redéfinir la notion de « ici et maintenant » dont les intellos occidentaux ont fait une vraie purée. Déjà, puisqu’ils basent tout sur les perceptions du corps, à quel œil situent-ils la localisation du « ici » ? Et si nos yeux sont environ à 10 cm l’un de l’autre, lequel sert de définition à leur « maintenant ». Oh, je les vois bien décider de mettre tout ça au milieu des deux yeux, là où il n’y a rien pour percevoir quoi que ce soit ! L’œil gauche voit donc ce qui se trouve de son côté 3 centièmes de nanoseconde avant, donc plus récemment, que l’œil droit, et le contraire dans l’autre sens. En fait, seuls les points à égale distance des deux yeux sont vus au même « maintenant », et ce « maintenant » dépend de la distance de ces yeux à ce qui est vu.

Ce qu’on « voit » maintenant aux limites de ce qu’on peut « voir » avec nos gadgets modernes date donc de 41 milliards d’années, et il peut s’en être passé des choses depuis tout ce temps… Donc ce qu’on peut percevoir et qui dépend de la vitesse de la lumière, ne nous renseigne en rien sur la situation actuelle de l’univers, autrement dit, ON N’EN SAIT STRICTEMENT RIEN, et les bagarres entre les astronomes et les physiciens sont des concours de futilité.

D’autant qu’on ne va pas tarder à vérifier que la conscience n’a rien à faire de la vitesse de la lumière, dont elle n’a pas besoin. Autrement dit, si on pouvait être conscient de l’univers, on le verrait tel qu’il est maintenant, depuis ici. Cette approche, qui recoupe celle des Orientaux, est enfin une notion intelligible, sinon intelligente, de l’expression « ici et maintenant » ! Et justifie maintenant complètement notre pneumocentrisme !

Pendant qu’on y est, puisqu’on en est réduit à prendre en compte des positions relatives dans l’espace et dans le temps, quelles que soient nos possibilités de perception, remarquons que l’univers, lui, « connaît » les positions relatives de tout ce qui s’y trouve à chaque instant, et curieusement, chaque « ici » devient donc un « absolu », et on peut y « retourner » même si tout a changé (la rotation de la terre autour de son centre et du soleil ne change pas la situation d’Aubervilliers… par rapport à Buenos-Aires…) !

Quant au temps, lui, il change de façon continue, mais une date relative à un « ici » particulier est « partagée » par tous les autres « ici ».

Les « possibilités » peuvent donc continuer à concerner tous les « ici » où les choses qu’elles concernent peuvent se trouver manifestées, et y « rester » indéfiniment puisqu’elles sont indépendantes des dates, donc « hors du temps » ! C’est le cas en particulier de la possibilité de l’Univers lui-même, pas plus facile à localiser que quelque autre possibilité spéciale que ce soit, d’autant que les possibilités de localisation ou de datation elles-mêmes, font partie de cette « possibilité de l’univers » elle-même une partie (si on y tient) de la « possibilité de l’universelle ».

Quelque chose « hors du temps », est à proprement parler « éternel » ! Mais les pures possibilités ne sont pas les seules à être éternelles. L’expression de leurs manifestations l’est aussi : si vous dites que vous êtes là où vous êtes en ce moment, en en exprimant le lieu, même relatif (Aubervilliers), et la date (37 avril 4017), cette déclaration est vraie maintenant, le sera dans le futur, et vous auriez même pu la « prophétiser », si vous en aviez la capacité, à n’importe quel moment du passé. On aboutit donc à une sorte de contradiction : si on exprime une manifestation en en donnant son lieu et sa date, cette déclaration est éternellement vraie ! Tout en ne mettant en jeu que des éléments dépendant du temps ! Annoncer que l’on sera à un endroit donné à un moment donné, et s’y trouver, est une telle occasion d’exprimer une vérité éternelle, en avance sur sa manifestation ! On y reviendra aussi…

Ça pourra être utilisé en thérapie cognitive : retrouver une déclaration en la localisant dans le temps, en particulier, permettra d’agir sur ses conséquences, mais on en reparlera…

Platon, de son coté avait aussi identifié d’autres éléments « éternels » : tout ce qui concerne la mathématique et qu’il appelait les « Idées de Dieu », mais cette fois l’éternité ne venait pas de l’indication d’une date pour un événement, mais du fait que les vérités de l’arithmétique et de la géométrie étaient immuables, en tant que possibilités servant à manifester l’univers lui-même où l’on se trouve, puisque « Dieu géométrise toujours », comme il le disait. La possibilité d’un cercle comprend le fait que sa surface soit pi fois son rayon au carré, que ce cercle existe ou non ! Et en tant qu’image mentale, aussi bien que de dessin sur un bout de papier ou que de trajectoire d’un mobile.

Reste à vérifier cette indépendance de la conscience et de la lumière…

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