Conscience : mode d’emploi! (8/22)

Et où est mon esprit ? Mon espri-outai ?

Bon, encore une parenthèse, on va retomber sur quelque chose que je ne peux pas vous faire expérimenter mais que je peux illustrer par une expérience que montre Gregg Braden à la fin de « The Living Matrix », une vidéo de Greg Becker primée à l’Asia Consciousness Festival de 2009. Elle est sur le Web et en vente chez Corzéame en Français… Précisons que l’imagination à laquelle je vous invite, doit se baser sur ces descriptions, pas sur des obsessions personnelles, comme les experts que j’évoque et qui ne veulent rien voir ! Et on le sait, puisqu’ils ne posent pas les bonnes questions…

Dans cette expérience, les cobayes sont devant un écran d’ordinateur, et ils attendent l’apparition d’une image avec un « contenu émotionnel lourd ». Ils sont équipés d’un électrocardiogramme (ECG) et d’un électroencéphalogramme (EEG). Or on constate que quelques fractions de seconde AVANT l’apparition de l’image, l’ECG réagit, puis l’EEG. On sait que les réactions correspondent à l’image qu’ils vont voir parce qu’on a étalonné l’ECG et l’EEG sur des images typiques.

On a indiqué que le mot « esprit » désignait la partie la plus légère d’un composé. Or les poumons qui sont plein de gaz, sont bien une telle partie de notre corps, et le cœur s’y trouve. Coïncidence ? L’esprit aurait-il placé dans la poitrine un « point de vue » légèrement dans le futur pour anticiper l’arrivée de l’image ? Et ce point de vue serait-il conscient de l’image en question, dont la signature serait reçue par l’esprit lui-même et transmise à l’ECG ? Le corps étant maintenant « prévenu », il peut transmettre, à sa vitesse, l’information au cerveau, d’où l’enregistrement de l’EEG, le tout pouvant « facilement » se produire avant l’affichage de l’image lui même.

Autant de questions qui ne sont pas loin d’être judicieuses. Les traditions métaphysiques localisent effectivement l’esprit dans la poitrine, et parlent de l’« intelligence du cœur ». Et ne font pas intervenir le « cerveau » comme notre « science » « moderne ». C’est complètement à l’opposé de notre notion actuelle du cœur comme le siège de nos émotions, un sujet qui concerne le mental et sa programmation ! Il est vrai que cette confusion donne envie de pleurer…

Il n’est pas invraisemblable que « The Living Matrix » nous fournisse des éléments de preuve de cette conception ! Car de toute façon, si l’esprit est bien au centre de l’être humain, il a intérêt à le suivre ou même à le précéder dans son parcours temporel, ne serait-ce que pour le diriger en fonction des circonstances et le protéger.

Ne vous emballez pas ! On se doute déjà que l’esprit n’est pas localisé dans un point de vue puisqu’il peut en avoir plusieurs simultanément. Les OBE démontrent aussi que les points de vue peuvent être n’importe où dans l’espace et dans le temps, oui, MÊME DANS LE FUTUR, ce qui justifie l’interprétation des réactions de l’ECG !!! C’est d’ailleurs à cause de ses possibilités de voyager dans le temps qu’il n’a pas besoin de mémoire ! Et si c’est inconscient pendant l’expérience, c’est parce que l’attention de l’esprit est ailleurs, sur l’écran… Alors si on doit imaginer une connexion entre l’esprit et le lieu courant et la date courante où notre corps se trouve, il vaut mieux décider de le localiser en rapport avec notre corps, mais ce n’est qu’une localisation « symbolique », une considération, comme on le disait ; elle n’a rien de « réel » : tout se passe simplement « comme si » (une tournure chère aux scientifiques !) l’esprit était « dans » le corps. Alors pourquoi pas dans sa poitrine, là où les iconographes représentent le Sacré Cœur de Jésus, c’est à dire au centre, une autre façon symbolique de parler du centre (le cœur) de l’être humain !

Les tennismen doués expérimentent le même genre de phénomènes, quand ils anticipent le coup de l’adversaire…

Quant au « mental » (ou à l’âme), sa localisation dans le crâne (indiquée par l’EEG) est tout aussi symbolique, et cohérente avec les données des Traditions Métaphysiques, et la confusion ordinaire entre les deux est bien illustrée par les expressions « rendre son âme » ou « son esprit » à Dieu lors d’un décès, et qui sont interchangeables. Encore que le « dernier souffle » se rapporte davantage à l’esprit qu’à l’âme !

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