LES ÉVANGILES INVISIBLES (08/15)

Mon Dieu, mon Dieu, à quels seins me vouer ?

Ceux de la Vierge ? Bien sûr, mais nous n’en parlerons pas ici !

Savons-nous également ce qu’est DIEU ? Oui grâce au décodage de Saint Jean… Allez-vous donc continuer à vous bagarrer pour savoir si Il « existe » ou non, puisque vous savez qu’en tant que fonction logique de sélection et d’ordonnancement, vous ne risquez, ni de Le rencontrer davantage que le Principe Lui-même, ni de pouvoir vous en passer sans que tout parte en vrille ! Et comme pour tout ce qui concerne peu ou prou le Principe, vous êtes cordialement invité à ne pas vous en faire la moindre idée : elle serait FORCÉMENT fausse puisqu’une idée est forcément une forme de manifestation mentale comme on va le voir, alors que tout ce qui concerne le Principe a pour caractéristique de ne PAS être manifesté DU TOUT !

Et pourtant on nous parle de « théophanies » ? D’apparitions de Dieu ! Ibn Arabî nous indique qu’il y en a de deux sortes : celles ou Dieu apparaît à son spectateur comme Il le veut, et celles où Il apparaît comme son spectateur s’y attend ! Sauf que, comme c’est Dieu qui choisit entre les deux cas de figures, ce n’est finalement toujours que Son choix qui est manifesté. Pourquoi alors distinguer les deux cas ???

Or il y a aussi des « apparitions » bien moins diaphanes que de simples visions dans le cas des Incarnations de l’Avatar, dont la neuvième de ce Manvantara s’appelait Jésus, comme à son retour prochain… Bien sûr, ces « descentes » ne sont que celles du Logos, et même de son aspect en tant que Vishnou, mais il y a aussi l’histoire du Buisson Ardent : « Je suis Celui Qui suis ! »… Quoi qu’il en soit, si Dieu « fait » une apparition ce n’est que la manifestation de Son apparition donc, pas Dieu lui-même, qui apparaîtra ! Et rien ne l’interdit !

Merci !!! De rien !

Passons à RIEN, alors !

C’est le coup de génie et fatal des théologiens !

Si vous vous souvenez, quand on a cherché RIEN, on n’a RIEN trouvé sauf un jeu de mots : on a trouvé : RIEN ! Quoi d’étonnant, si c’est une impossibilité de manifestation… par définition. Donc RIEN n’a pas de Principe et n’est pas un Principe lui-même.

La Logique a un petit côté vicieux ! ET ÇA C’EST IMPORTANT À COMPRENDRE !!!

Et même fondamental : on rigole plus ! Quand vous commencez à déconner, ça peut devenir votre nouveau principe, et vous pourrez continuer indéfiniment en restant cohérent… il est toujours possible de prendre n’importe quelle considération en la considérant comme un principe ! La logique fera que tout ce qu’on va en déduire sera cohérent si elle est correctement utilisée. C’EST AVEC LE RESTE DE LA MANIFESTATION QUE LES INCOHÉRENCES POURRONT APPARAÎTRE, donc ce qui a été choisi par Dieu pour être manifesté. On l’a vu avec l’axiome de Peano : tout ce qui en est déduit tient debout. C’est son absurdité, dans la confusion entre ce qu’on peut compter, et ce qu’on ne peut pas, qui trahit le dérapage. Or les scientifiques, ou les matheux en l’occurrence, sont friands de ce genre d’abstractions qui peuvent donner l’illusion qu’elles sont fructueuses pendant un certain temps, avant qu’on s’aperçoive des catastrophes qu’elles déclenchent, et la situation actuelle de notre humanité qui marche sur la tête en est la démonstration !

On a aussi vu que les théologiens sont incapables de considérer le Principe, d’une certaine façon « Au-dessus » de DIEU. Donc, ils en concluent que la création se fait à partir de : rien. Et la preuve c’est qu’ils viennent d’inventer la notion de « création », leur nouveau principe, quitte à lui trouver des précurseurs.

Cette « création » qui fait baver d’envie les artistaillons qui se croient des « créateurs », donc à l’image de DIEU, grâce aux théologiens ! Juste le contraire, puisque c’est Dieu qu’ils viennent de faire à leur image sortie de nulle part, alors que c’est nous, donc eux aussi, qui sommes à Son image… Et que « créent » ces créateurs « ex nihilo » ? Rien ! Ou si peu de choses qu’il n’y a pas à en être fier… Et de toute façon, TOUT ce qu’ils croient manifester par eux-mêmes vient du Principe qu’ils ignorent, et à Qui ils le fauchent, pour que le Logos s’en occupe. Les lignes et les surfaces tracées par un peintre, existent déjà « ailleurs », comme les volumes d’un sculpteur, par exemple dans leur mental, et bien avant en tant qu’idées de Dieu.

Les mots d’un « poète » viennent d’un vocabulaire pré-existant et sont tout au plus organisés de façon un peu inhabituelle. Ils peuvent même inventer des néologismes qui seront obligés de se servir d’un alphabet connu… Et si c’est aussi facile de fabriquer des alexandrins, genre « Et voici maintenant nos informations » (prononcer …ma-si-on…) ou le « Qu’il a de jolis yeux l’assassin de Papa » de Chimène, sans avoir à inventer des mots nouveaux, c’est que c’était dans la possibilité initiale du langage, pas venu du « génie » du poète !

De toute façon quand quelqu’un se trouve dans le genre d’état de surexcitation courant chez les « amateurs d’art », on doit soupçonner une cause luciférienne : l’extase esthétique par laquelle il nous piège, notre fascinant « porteur de lumière », vous savez, luci–fer !

Est-ce à dire qu’il n’y ait pas de véritables artistes ? Non, mais il en reste bien peu qui correspondent à la vieille définition suivante : « Quelqu’un qui contemple des choses en Dieu pour les révéler à ses spectateurs en se servant de son art de façon à ce qu’ils puissent, eux aussi, s’en servir en retour pour contempler le prototype divin ! ». On va bientôt en avoir un exemple. Mais c’est ce que devraient faire les iconographes ou les peintres de peinture dite « traditionnelle », qui en sont réduits à reproduire d’anciennes œuvres en se polarisant sur les aspects techniques puisqu’ils ne savent plus « contempler » (=être dans le temple, avec) !

D’ailleurs en ce qui concerne les images sacrées, les perspectives qu’elles utilisent sont bien mal comprises ! Les icônes se servent de perspective dite inverse, et la peinture traditionnelle chinoise de perspective dite multiples. C’est que, vu de l’extérieur de l’univers, la troisième dimension n’apparaît pas de la même façon que pour nous qui sommes à l’intérieur. Le point de vue unique utilisé par les iconographes voit les choses les plus lointaines comme si elles étaient plus grandes, et les points de vue multiples des peintres chinois font une espèce de patchwork des différentes visions qu’ils ont de leurs différents sujets, et les lignes de fuite vont dans tous les sens.

Icône Annonciation

Icône représentant l’Annonciation à la Vierge Marie

Estampe chinoise

Estampe chinoise

Ce qui va suivre risque de paraître original et difficile à digérer, mais vous devriez vous en sortir ! Si le RIEN « absolu » est introuvable, un RIEN « qualifié » est le principe de ce qu’il qualifie ! Exemple : le Principe peut être vu (considéré) comme un « rien-universel » ce qui en fait le Principe de l’Univers !

Dans la même veine : un rien-lumineux (la ténèbre) est le Principe de la lumière ! Ne pas confondre avec l’ombre qui en est la privation, pour autant qu’elle ne soit pas en réalité une somme de lumières en opposition de phase qui s’annulent comme dans des « franges d’interférence »…  (et où sont passés les fameux photons, alors ?). Un rien-sonore (le silence) est le principe du son, donc du bruit et de la parole… La langue de base de la Trinité, principe de toutes les autres ! Un rien-quantité est le principe de la multiplicité, ce qui fait que 0 (zéro) est le principe des nombres et non l’un d’entre eux comme l’avait rêvé Peano un jour de mauvais trip. Il est beaucoup moins dangereux d’utiliser le mot rien que la négation : un non–« truc » peut-être n’importe quoi de différent d’un « truc », pas nécessairement son principe.

Un rien-espace (un point) est le Principe de l’espace, donc des lignes, des surfaces, et des volumes…

Mais ce point va nous donner l’occasion d’examiner encore bien d’autres choses… toujours en n’examinant que le Principe lui-même et ses conséquences.

Le point en tant que Principe de l’espace n’a donc pas plus de « volume » que quel qu’autre Principe que ce soit. J’imagine que vous savez tracer des points sur une feuille de papier. Vous n’avez pas besoin de le faire maintenant, souvenez-vous-en simplement… Le point que vous avez manifesté en le traçant, correspond-il aux caractéristiques du point-principe ? Pas sûr du tout ! Ce point tracé a une surface et même un volume (la tache d’encre a une épaisseur infime, mais non nulle !). Ça devrait nous indiquer la possibilité d’une nuance avec le « point Principe » dont nous sommes partis.

C’est le « prix » d’une manifestation : la nécessité de subir certaines contraintes liées au domaine dans lequel se situe cette manifestation ! En l’occurrence, l’espace/temps de notre Univers !

Le Principe de ces contraintes est celui qui correspond aux conditions de l’existence « matérielle ». Et nous nous trouvons donc avec deux manifestations imbriquées : celle de la possibilité du point et celle de la possibilité d’exister dans l’univers matériel. La possibilité du point est caractéristique de CE qu’il est, de son « être » (esse en latin, qui nous a donné le mot essence). La possibilité d’exister est celle qui lui donne son support de manifestation, (un support est « en-dessous », sub–stare en latin qui nous a donné le mot substance). Cette possibilité est générique pour tout ce qui va être manifesté au niveau physique.

Seulement nous voilà avec deux considérations distinctes : celle d’un domaine sans substance (le Principe) et celle d’un domaine substantiel : l’univers. Peut-on considérer des substances intermédiaires entre rien et l’univers ? La réponse est probablement « oui », puisque nous savons qu’une différence est en fait une sorte de distance entre les deux choses, à un certain point de vue (pas forcément géométrique, donc…), et que ces distances sont des continuités. Il reste donc à trouver quelque chose d’intermédiaire, donc pas aussi « grossièrement » manifesté que l’univers, et dont nous pourrions être conscients !

Nous connaissons probablement le premier niveau de la manifestation subtile puisque nous avons évoqué le fiat lux, le premier « ordre » indiqué par Dieu à son Logos. Donc le Saint Esprit a une substance subtile, même très subtile, la plus subtile de toutes, et on voit que, bien que complétant la Trinité avec la fonction logique qui était nécessaire pour que la manifestation ait un sens, elle n’en est pas tout à fait de même nature puisqu’elle n’est pas « dans » le Principe, mais n’en est que la première manifestation, ce qui donne raison aux catholiques avec leur Filioque… et tort aux orthodoxes qui l’ont refusé. D’un autre côté, il faut être deux pour se bagarrer, et même être d’accord … pour se bagarrer. L’erreur est donc partagée, les cathos n’ont pas su présenter leur truc et les autres n’ont pas fait d’efforts pour les comprendre. Et la maison divisée contre elle-même, officialisait donc sa destruction dès le Xème siècle, une division qui avait commencé dès la mort de Jésus avec la chasse aux gnostiques et aux hérétiques.

Un peu moins « subtil » (ou un peu plus grossier) : le domaine de ce que Platon appelait les « idées de Dieu », peuplé, entre autres, par les « êtres mathématiques » comme les nombres, les opérations arithmétiques, les êtres géométriques. Platon ! Ça c’était un Artiste !!! Des êtres mathématiques, avec en particulier la manifestation de notre « point/principiel » au niveau de la géométrie, et en tant qu’idée « pure », ce point géométrique n’a toujours pas, ou pas encore, de volume ! Les lignes géométriques n’ont pas d’épaisseur, non plus que les surfaces.

On peut considérer les idées humaines comme un domaine de substance légèrement moins subtile et où il n’y a toujours pas de volume, à la différence du niveau suivant, l’imagination, où les images mentales vont obliger le point à se manifester de façon visible donc avec une apparence de volume, ce domaine étant celui des apparences pures, comme l’image d’un miroir, qui emprunte la substance de l’univers pour donner une illusion de visibilité mais sans en faire partie.

Un truc difficile à caser c’est le « point matériel pesant », inventé par les physiciens pour matérialiser les centres de gravité des solides ou des liquides. Ce n’est plus vraiment une simple image mentale, c’est un oxymore intermédiaire entre les images et le domaine physique.

Quoi d’étonnant ? Nous savons qu’on peut considérer des milliards d’intermédiaires dans une continuité, et ceux dont on vient de parler sont loin d’être les seuls. De tas de pseudo-philosophes ou pseudo-physiciens considèrent des « plans » ou des « dimensions » ou même des « corps » dans cette zone subtile. Si on pense à la géométrie, la considération des plans n’est pas bien maligne, puisque ceux-ci n’ont pas d’épaisseur, et on aura du mal à « remplir » l’espace du domaine subtil avec de tels plans !

Ce « monde subtil » est connu pour être le piège du labyrinthe ou attend le Minotaure qui va dévorer les touristes, qui le visitent sans avoir le « fil d’Ariane » pour les guider dans ce fouillis de considérations.

En tout cas si un ahuri vient vous expliquer avec un air pénétré que TOUT est vibration ou que TOUT est onde, ou information, ne vous  inquiétez pas : offrez-lui plutôt des vacances. S’il vous dit que TOUT est XXX…, vous SAVEZ qu’il ne sait NI ce qu’est TOUT, NI ce qu’est XXX. Pas plus qu’il n’est conscient de ne faire qu’une considération, et de savoir que ce n’est qu’une considération ! L’esprit est conscient de ce qu’il veut, sans même devoir se servir des ondes de la lumière.

En passant par un domaine sans espace ni temps, on n’a PLUS besoin d’ondes, comme les fameuses « ondes de forme », ou les « ondes de dimension » reliant les différents ordres de grandeur (!?!) ou le « magnétisme » des guérisseurs… Le critère qui caractérise une onde c’est ses possibilités de diffraction ou d’interférences. Si on ne peut pas vous en montrer, psychanalysez votre interlocuteur au pétrole, au moins il saura pourquoi il est fumeux !

Je ne vous ai fait visiter que les domaines dont la substance est indiquée par les doctrines sacrées. TOUTES les considérations ont l’air de tenir debout pour celui qui les fabrique, comme vos considérations des cercles sur le mur, l’étape suivante est de demander confirmation de leur « réalité » à l’Esprit Saint, donc de sa cohérence avec le reste de la manifestation qui est précisément là pour nous enseigner TOUT ce que nous avons besoin de savoir, et qui a commencé à le faire à la cantonade dans les divers Textes Sacrés authentiques.

Vous allez voir que ce long intermède sur les couches subtiles va nous servir pour examiner notre dernière énigme, le JE !

About

View all posts by