La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique? (N°5 Point de Vue)

La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique? (N°5 Point de Vue)

Bon, on vient de voir que les êtres humains – nous – sont des consciences. Mais ça paraît un peu passif par rapport aux vues du Dr Robert Anthony. Sauf qu’on a vu aussi que nous pouvons agir en « considérant ». Et c’est ça que nous allons considérer (examiner…). Parce que les deux mots veulent presque dire la même chose ! Considérer, on l’a vu, c’est regarder les étoiles et leur lumière. Examiner, c’est plutôt aller chercher la lumière au fond de choses (ex-a-miner)…

Signifier, c’est faire signe vers ce qu’il faut voir !

J’ai sans doute l’air d’insister lourdement sur l’étymologie, et je le justifierai bientôt. Parce que la signification des mots a souvent changé au fil des temps et qu’il y a une raison impérieuse pour se référer à leur sens originel.F

Vous avez probablement entendu parler de l’histoire de l’imbécile qui suit les enseignements d’un sage qui montre la lune à ses disciples au bout de son doigt… et l’imbécile regarde le doigt du sage !

Si considérer ou examiner consiste à regarder la lumière, que ce soit aux confins de l’univers ou dans l’intimité des choses, il faut savoir où regarder, et c’est l’utilité et l’objectif des mots.

Quand vous voulez que votre gosse sache ce qu’est un chien, vous lui montrez un chien en disant « chien » pour qu’il associe ce bruit à cette bestiole.

En ce qui concerne le sujet de notre étude, je dois attirer votre attention vers ce qu´indique le mot que j’emploie. Si un mot n’avait pas de signification, j’éviterais de l’employer.

La considération, c’est ce que vous faites en mettant l’attention de votre conscience sur une « chose » quelconque. Au tout début, vous ne savez pas encore ce qu’est cette chose, simplement que vous la « voyez »… C’est ce que vous faites quand vous considérez des choses successives sans vous occuper de ce qu’elles sont : en fait vous les comptez simplement.

Vous connaissez les noms de cette série d’opérations de considération, il s’agit des noms des nombres : un, deux, trois, quatre… La quantité concerne les nombres, qui expriment combien de choses vous avez considérées, sans nécessairement vous intéresser à ce dont il s’agit.

Vous pouvez répéter indéfiniment cette action de considérer.

Mais nous allons nous intéresser à la nature ou la qualité de ce que nous considérons.

Regardez vos doigts. Ils sont facilement identifiables, au moins du côté de leurs extrémités car à la base ils sont continus avec votre main, et c’est vous qui décidez quelle limite vous considérez. S’il n’y a personne dans votre pièce, imaginez un visiteur. Qu’il soit virtuel ou non, votre visiteur peut aussi voir vos doigts. Or il les voit d’où il est et donc l’image qu’il en a n’est pas la même que vous !

C’est toute la question des « points de vue » quand il s’agit de l’endroit d’où on regarde.

Mais votre visiteur peut avoir sa propre considération sur les limites entre vos doigts et votre main puisqu’elle n’a pas de réalité visible.

Et là, il s’agit encore d’un point de vue, mais plus au niveau « matériel » : ça concerne notre liberté de considérer les choses comme nous le voulons.

Ça a fait croire à des intellectuels que les choses n’ont qu’une réalité subjective ! Mais pour voir des doigts, qu’on soit d’accord ou non sur l’image qu’on en a (physiquement ou suivant notre considération), encore faut-il qu’il y ait un doigt à percevoir ou dont on puisse être conscient.

Ce qui nous ramène à un dérapage de notre docteur de référence. Celui de croire que les choses n’existent que si on en a conscience.

Je crois savoir d’où il sort ça, parce que ça me rappelle la première fois où j’ai entendu parler de phénomènes quantiques et de « probabilité de présence », une notion importante pour notre Anthony !

Je vais vous décrire ce que le prof expliquait, en ajoutant un petit détail qui pose un gros problème…Imaginez (c’est-à-dire considérez dans votre mental, faites-vous une image…), un tube en forme de Y. On va le vider de l’air qu’il peut contenir pour y faire circuler des électrons. Oui ! Parce que si le vide est un isolant, les électrons s’y baladent librement, ce qui n’empêche pas les « scientifiques » de considérer que le courant électrique est un flux d’électrons.

Mais ce n’est pas le moment d’être narquois à propos de ce détail…

Installons donc quatre détecteurs de présence de nos électrons (c’est un de plus que mon prof) : un à la base du Y, un au droit de la fourche et un sur chaque branche du même Y.

Et envoyons un électron. Le détecteur de la fourche signale sa présence, puis on attend qu’un des détecteurs des branches nous dise où il est passé.

Entre les deux, on n’a aucune indication de sa localisation.

Mais un physicien-qui-sait tout ne vous dira bien sûr pas qu’il ne sait pas où est l’électron…

Au lieu d’avouer son ignorance, il va vous bluffer en vous disant que l’électron a une « probabilité de présence de 50% » dans chaque branche ! Vous n’y auriez jamais pensé tout seul !!!

C’est là qu’intervient mon quatrième détecteur, celui de la base.

Entre le passage dans ce capteur et celui de la fourche, votre physicien devra vous dire que la « probabilité de la présence » de l’électron est de 100% dans la base du Y. Ce qui ressemble beaucoup plus à une certitude qu’à une probabilité !

Autrement dit, ce n’est pas parce qu’on n’a pas de détecteur que l’électron n’est plus qu’une probabilité de présence…

Et ils le savent !

Car ils utilisent des détecteurs de présence continue dans leurs « chambre à bulles » pour suivre la trajectoire des particules évanescentes produites lors de collisions des particules en question.

Les bulles dont il s’agit matérialisent la trajectoire « des probabilités de 100% de présence » des particules étudiées, et quand une trace manque, ils en déduisent qu’une particule non détectée, parce que sans charge ou autre, relie deux des traces enregistrées par leurs caméras…

Mais le mystère des particules probabilistes en a fait délirer plus d’un. Dont notre docteur.

D’autres se sont demandés si un arbre qui tombait dans la forêt faisait du bruit si personne n’était là pour l’entendre. Ils n’ont qu’à mettre des caméras de surveillance qui enregistreront le bruit sans que personne ne soit là pour l’entendre.

Les cinglés ont une imagination fascinante, mais peut-être a-t-on d’autres sujets à examiner.

D’ailleurs, ça tombe bien, nous continuerons dans le N° 6 !

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