La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°16 Sommeil)

La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°16 Sommeil)

sommeilAllez! On va continuer notre exploration de l’être humain pour se donner les moyens de comparer ça avec les conceptions du Dr Robert Anthony. Et d’abord, on va réexaminer les étranges idées qu’il a à propos du temps et, finalement aussi, de l’espace…

On parle bien pourtant de l’espace d’un instant !

Parce qu’on peut appliquer à l’espace sa foudroyante démonstration de l’inexistence du temps. Avec le même genre de raisonnement (je rappelle que pour lui le rationalisme se confond avec la logique !).

Alors amusons-nous avec le rapport entre la Californie et l’Australie en ce qui concerne les localisations respectives. Compte tenu de la rotation de la terre sur elle-même, de son orbite autour du soleil, du trajet du soleil dans la galaxie, de celui de la galaxie vers on ne sait pas quel but, la situation relative des kangourous et des chacals n’a aucune réalité, pas plus que leur dates respectives !

Ce qui semble clocher, c’est que notre brave docteur veuille qu’il y ait une origine absolue par rapport à laquelle on pourrait mesurer le temps, donc, aussi l’espace, ce que les physiciens cherchent depuis longtemps et dont ils ont fini par laisser tomber l’idée. Parce que même avec leur hypothèse de l’univers en expansion, ils n’en ont pas trouvé le centre, puisque quelques galaxies refusent de leur donner raison et partent dans n’importe quel sens. Einstein lui-même a fini par en conclure que « Tout est relatif ».

Sauf que… Si un Californien va en Australie, il va s’apercevoir que sa montre marche à la même vitesse que celles des gens du cru, et que revenu à Los Angeles, en appelant ses copains de là-bas, si leur heure est différente, les secondes s’écoulent de la même façon d’un bout à l’autre du téléphone !

Il semblerait qu’on confonde des conditions d’existence avec ce qui s’y manifeste. On n’a aucun moyen de savoir où se trouve un point quelconque puisqu’on n’a pas de repère. Les points de vue géocentriques ou héliocentriques ne sont que des choix arbitraires, puisque ni la terre ni se soleil ne sont fixes. Simplement les équations des mouvements des planètes sont plus simples en les rapportant au soleil, ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas les calculer par rapport à la terre. En revanche le bâton que vous avez devant vous a bien la même taille dans toutes ses positions, comme les secondes suivent votre montre dans ses déplacements.

Il y a des choses qui existent sans qu’on puisse les mesurer, mais si ça se mesure, c’est que c’est réel!

Ce n’est pas l’espace ni le temps qui « existent », ce sont les dimensions : les longueurs pour l’espace, et les durées pour le temps.

Une histoire à dormir debout !

Reprenons nos histoires de connexion entre le corps, l’âme et l’esprit…

On l’a vu, l’âme pas plus que l’esprit n’est concernée par les questions d’espace et de temps, spécifiques du domaine physique. Toutefois on constate que toutes les nuits, ou à peu près, l’esprit se désintéresse de ses prolongements lors du sommeil profond. Or cette inconscience, que les psychologues ont tant de mal à comprendre, n’a rien à voir avec l’inconscience par négligence ou distraction dans l’état de veille ou de rêve, qui est la cause de tous nos soucis. Pendant ces périodes de sommeil profond, l’esprit retourne à son état potentiel pour se remanifester au réveil. C’est même le cadeau du Principe pour nous faire prendre en compte la « réalité » des possibilités, des potentialités, ou des principes… Car en se réveillant tout se passe comme si la vie avait continué : c’est le même corps, la même planète avec les mêmes emmerdeurs… Donc la même conscience, le même esprit ! Ce qui prouve également que la combinaison de l’âme et du corps peut se passer de l’esprit, qui n’est donc pas si crucial en ce qui concerne la survie du corps, celle qui a tant l’air de le préoccuper, au vu de son comportement obsessionnel, et que sa localisation auprès de ce corps n’a aucune importance.

Il n’en est pas de même pour l’âme, qui, même pendant le sommeil profond, doit animer son bout de viande, en garantissant la circulation du sang, et la digestion dans les boyaux de ce qu’il a bouffé et bu, et celle de l’air pour la respiration. Autrement dit, bien qu’elle ne soit pas non plus concernée par l’espace et le temps, il faut tout de même qu’elle reste « en contact » avec l’organisme qu’elle « anime » (d’où son nom), sinon : couic !

Comment peut-on considérer un contact entre quelque chose de spatial et quelque chose sans espace ? Un point est quelque chose d’ordre spatial qui n’a pas besoin d’espace. Et ce point, forcément unique, sinon l’âme aurait besoin d’espace, est un excellent candidat pour le repérage du « ici et maintenant » dont Anthony a l’air d’être sûr de l’existence matérielle… Sans qu’on ait besoin de savoir où il se situe exactement dans le corps. En tout cas, si nous ne le savons pas, l’esprit, lui, le sait puisque c’est par rapport à lui qu’il peut choisir un point de vue qui soit « rattaché » au corps !

Bon, vous avez maintenant une meilleure idée de la façon dont fonctionnent les OBE ?

Percevoir et avoir conscience ?

Revenons à notre ordinateur qui sait que vous avez tapé sur une touche de fonction. L’effet que ça va produire dépend du logiciel en service à ce moment-là. Autrement dit, le hardware a bien perçu la frappe au clavier, et c’est le software qui va « interpréter » ce que ça signifie dans le contexte en question. La perception concerne l’arrivée d’un message, et la prise de conscience concerne la compréhension. L’âme (le mental) perçoit des informations venant de l’extérieur et de l’intérieur du corps et ça peut lui donner l’occasion d’y réagir, ce qu’on va interpréter comme une compréhension. Sauf que dans le cas de l’ordinateur, il s’agit aussi d’une réaction automatique pilotée par le logiciel en fonction d’un programme qui, de son côté, n’a pas besoin d’être « conscient », seul le programmeur sait à quoi correspondent les valeurs avec lesquelles il joue et ce qu’il a l’intention d’en faire. C’est d’ailleurs dans cette mesure que l’on peut invoquer une « intelligence artificielle » et l’attribuer à l’ordinateur, comme nous nous attribuons une « intelligence » qui ne nous vient que de Buddhi (l’Esprit Saint), l’intellect, notre vrai programmeur !

Récapitulons : le mental perçoit, l’esprit a conscience et l’Intellect nous fait « comprendre » ce qu’Il en sait. Autrement dit, si d’un côté le Verbe nous dit que « Sans Lui nous ne pouvons rien faire », de l’autre, sans l’Esprit Saint nous ne pouvons rien savoir… Or que faisons-nous habituellement de ce que nous ne comprenons pas ? On en fait un enregistrement mental ; car ce morceau de « hardware » a aussi de la mémoire… Son adressage ne se fait pourtant pas comme celui d’un ordinateur : elle est adressable par le contenu, pas par une « adresse », ce qui reviendrait à lui attribuer une sorte d’espace, comme on le fait pour repérer des maisons dans les rues. C’est d’ailleurs la grosse différence entre un univers spatial et un univers sans espace et éternel : On n’y a pas d’autre repère que les « contenus », les « identificateurs » (les adresses IP de l’Internet) ! Les sorciers le savent bien puisqu’ils in-voquent (appellent) leurs démons par leurs noms. Les exorcistes aussi. Et les guérisseurs n’ont besoin que du nom de leur patient avec sa date de naissance pour ne pas accéder à tous les homonymes.

Sans la connaissance de ces mécanismes, les psychologues ou les thérapeutes du quantique, auront du mal à raconter des choses intelligentes…

Or, s’il vous en souvient, on avait eu l’occasion de remarquer à l’occasion du « flip switch » d’Anthony, « Je choisis de me sentir bien maintenant », que sa thérapie ressemblait beaucoup à l’autohypnose du Docteur Coué.

En fait, et c’est ce qui est décourageant à propos des histoires quantiques, c’est qu’il ne s’agit, que ce soit chez Anthony ou tout un tas d’autres comme Kinslow, que d’une opportunité pour tenter de justifier l’hypnose en la relookant au goût du jour avec un nouvelle théorie « scientifique ».

On prend les mêmes et on recommence…

Avant de s’occuper de la présentation qu’Anthony fait de son « art » il va donc falloir revisiter l’historique de l’hypnose…

Ses aficionados la font remonter aux chamanes sumériens, mais on va se contenter de Mesmer et de son « magnétisme », puisque c’était la première tentative d’explication « scientifique » moderne, ce qui a donné lieu à une période d’hystérie conférée par le « sérieux » des discours qui l’accompagnaient.

Hélas, c’était déjà passablement idiot. Si vous avez déjà utilisé un aimant vous avez pu remarquer que sa zone d’influence ne va pas très loin. Or des « magnétiseurs » (le nom qu’ils ont pris grâce à Mesmer) traitaient depuis longtemps leurs clients à distance sans se préoccuper de celle-ci ou du décalage horaire qu’elle impliquait.

Après une période de folie douce (1882-1892) où les résultats les plus spectaculaires étaient les guérisons d’énormes verrues, les patients qui n’avaient pas eu le bon goût de mourir moins d’une trentaine d’années après leur « guérison », ont vu réapparaître leur excroissances… Et l’hypnose est tombée en désamour…

Mais l’idée continuait à titiller. Sauf qu’il fallait changer le nom devenu maudit : c’est ce qu’a fait Caycedo en 1967 en la rebaptisant « sophrologie » qui combine tout un tas de techniques développées le long des années et qui en fait une discipline « complète et efficace ».

Mais les thérapeutes quantiques modernes l’ont ressuscitée à ma grande surprise…

Comme on l’a vu, la physique quantique s’occupe beaucoup de probabilités de « présence ». C’est vrai que quand une particule « disparaît », elle se remanifeste jusqu’à 30000 endroits différents comme l’indique le bouquin d’un optométriste qui s’en est repenti quand je lui en ai parlé… En fait elle se remanifeste partout où on a placé des capteurs, autrement dit pour reprendre mon « expérience » du tube en Y, sa probabilité de présence est de 100% partout où on met un capteur et de 0% là où on n’en met pas ! Je suppose que pour annoncer des résultats aussi troublants, les physiciens ont équipé leurs capteurs de distributeurs de cartes d’identité pour particules, parce que sinon, ça va être difficile de savoir si leur électron en cours d’évaporation est bien celui qu’ils avaient repéré !

Le nouveau vocabulaire de l’hypnose parle de « création » de « manifestation de nos idées » et leur prétexte quantique, qui m’a bêtement piégé pour que je me lance dans cette étude, n’a que l’intérêt de supposer, sans en apporter une preuve particulière, que le domaine en question est la source de la « réalité » physique dont il contiendrait les « probabilités ».

L’exemple que je donne du traitement des gueules de bois est beaucoup plus utilisable et informatif que l’hypnose, puisqu’il ne fait pas intervenir de suggestions quelconques. Comme si le fait de croire l’idée reçue de quelqu’un pouvait d’ailleurs améliorer notre santé. Mais il semblerait que pour un hypnotiseur la guérison ne consiste pas tellement à effacer la maladie qu’à effacer les inconvénients qu’on a à y penser…

En effet, la goutte de gin que vous allez prendre pour effacer votre gueule de bois va simplement reproduire l’effet de sortie du corps que vous avez voulu obtenir sans le savoir en vous bourrant la gueule. Maintenant que vous le faites exprès, et la quantité de gin importe peu (ça fait un peu penser à l’homéopathie, mais on va voir les différences…), ce n’est pas tant que vous n’allez plus faire d’efforts pour reprendre votre point-de-vue habituel, ce qui va laisser votre crâne tranquille, que le fait que cette sortie va être annulée par cette décision. Rappelez-vous, il n’y a que deux états possibles : potentiel ou actuel. Et le passage de l’un à l’autre est au fond le même. Donc votre saoulerie, décidée pour vous extraire de ce corps et de son présent sordide (pas très consciemment, j’imagine) a manifesté la sortie de votre corps, et votre nouvelle décision a amené cette sortie manifestée à retourner à son état potentiel.

J’ai évoqué l’homéopathie car elle utilise un peu les mêmes « mécanismes » sauf qu’il ne s’agit plus ici de l’intervention d’une décision de l’esprit, mais du fonctionnent plus général de l’univers, qui fait que si on utilise quelque chose pour re-provoquer un symptôme déclenché par une cause équivalente, ce symptôme va retourner aussi à son état potentiel. Cette conception n’est pas tellement étonnante si on pense que Hanneman s’est inspiré de la spagyrie, la médecine alchimique ! L’alchimie en connaissait bien plus au sujet de l’univers quantique que nos scientifiques modernes et n’avait pas besoin de ruineux et colossaux accélérateurs de particules.

Sauf qu’ici nous ne parlons que d’approximations de possibilités, et que le corps devra faire sa part de boulot une fois que les symptômes les plus criards seront calmés, ce qui rendra le résultat bien moins instantané…

Maintenant que la mèche est vendue, voyons ce qu’on peut récupérer chez ce cher Docteur…

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