La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°18 Émotion)

La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°18 Émotion)

émotionsD’après le Dr Robert Anthony, nous disposons pour nous aider d’un « Natural Inner Guidance System » (un système naturel de guidage interne), d’un « Essential Silent Partner » (un Partenaire essentiel silencieux) et du critère des émotions. Je reviendrai sur son Guide et son Partenaire dont je doute qu’ils correspondent à ce que j’en comprends à cause du choix de son critère par lequel je vais commencer mon examen.

Des vibrations basse fréquence permettent le pilotage par les émotions

On retrouve la matérialisation obsessionnelle des physiciens quand ils arrivent dans l’inconnu… D’ailleurs son Guide et son Partenaire ne sont que deux façons de voir des mécanismes même en dehors de l’univers physique !

Que ça vous surprenne ou non, les émotions sont effectivement des choses perceptibles. Si vous avez un chien ou un chat, vous avez remarqué qu’il est sensible à votre joie, votre hostilité, votre trouille ou votre chagrin.

Évidemment pour Anthony : c’est des « ondes », donc une question de « fréquence »…

Il faudrait peut-être examiner en quoi consiste la perception : en première approche, même si on l’associe habituellement à la conscience, c’est presque exactement l’inverse. « Per-ception », c’est prendre (-capture) à travers (per-) une distance, alors qu’on l’a vu, « conscience », c’est rassembler (con-) ce qui est séparé (-scio).

Percevoir implique donc un intermédiaire et la notion d’ESP (ExtraSensory Perception) est une absurdité parce que pour percevoir on a besoin d’un organe d’un sens ou d’une faculté de connexion. On devrait dire ESA (ExtraSensory Awareness). En passant, ESP pour Anthony, c’est son « Essential Silent Partner » dont on va bientôt parler, mais faucher un sigle utilisé depuis 60 ans par les parapsychologues et assez maladroit…

Cette nécessité d’un intermédiaire conduit à faire une différence entre la chose perçue et ce qu’on en perçoit. Par exemple, les couleurs sont habituellement attribuées à la présence d’une sorte de pigment, en fait d’une matière qui renvoie la lumière de façon sélective suivant les fréquences. Or quand vous regardez la couleur des yeux de quelqu’un, il n’y a aucun pigment dans son iris : c’est l’épaisseur infime de l’iris qui provoque des interférences et qui vous fait constater que les yeux sont bleus, verts ou marrons… C’est utilisé pour les diagnostics en iridologie. En fait les couleurs n’existent qu’au moment et à l’endroit de leur perception. Depuis le Kodachrome, en particulier, les photos en couleurs utilisent des pigments, alors que le Kodachrome en question n’était qu’une pellicule en noir et blanc à trois couches sensibles à des longueurs d’ondes différentes, et « colorisées » après développement par des procédés fort compliqués que Kodak se réservait puisque personne d’autre n’aurait pu les utiliser. Les films diapositifs ordinaires (comme l’ektachrome du même Kodak) ont effectivement leurs pigments dans les couches sensibles, ce qui ramène le nombre de bains nécessaires à moins d’une dizaine. Ce qui rend possible à un amateur de développer ses diapos en couleur. La photo couleur sur papier est une autre affaire, mais on n’est pas là pour faire l’historique de ces techniques. Encore que, et ça rentre dans notre sujet, les Autochromes des frères Lumière étaient des diapositives en noir et blanc dont la couche sensible, assez épaisse, provoquait des « ondes stationnaires » ce qui engendrait des interférences comme celles de l’iris, et permettaient de voir en couleur sans qu’il y ait quoi que ce soit de colorié dans la photo. Toutefois les temps de pose nécessaires étaient prohibitifs. Fin de l’intermède culturel !

Les géobiologistes qui « voient » des « cheminées » ou des « vortex » « cosmo-telluriques », des fées, des lutins, etc., les voient en couleur parce que la vue est associée à cette notion de couleur, pas parce qu’il y a les moindre ondes dans le domaine qu’ils observent. Et deux individus de ce genre sont d’accord sur les couleurs qu’ils voient. Ce qui prouve que leurs perceptions son compatibles, comme les couleurs physiques pour la majorité des individus.

En revanche la perception des émotions est plus facilement comparée à la perception auditive parce qu’il s’agit de quelque chose de plus « pesant » que les fées ou les auras. Ce qui n’empêche pas certains de voir les émotions sous forme de couleur ou de volumes géométriques.

Les émotions ? Toute une gamme !…

Mais restons dans le domaine sonore. On ne « perçoit » pas les ondes sonores analytiquement, comme un microphone, on les perçoit « synthétiquement » sous forme d’une « hauteur » (grave, ou aiguë) ou même comme un note si on est un peu musicien, et d’ailleurs dans une tessiture, assez limitée. Trop grave c’est un infra-son, trop aigu, c’est un ultrason.

Les émotions vont aussi du trop grave, la mort, au trop aigu, la certitude ou la sérénité de la conscience. Si on peut en parler en termes de « fréquence » on va plutôt les associer à un paramètre différent, la vitesse, car e-motion c’est ce qui vient (e-) du mouvement (-motion).

En fait aux extrémités de la gamme que l’on vient d’indiquer, il n’y a plus d’émotion : à la sérénité la fréquence et la vitesse sont « infinies », donc on est sorti d’un domaine possible de perception et à la mort, la vitesse et la fréquence sont nulles et on est également sorti des possibilités de perception. Alors, d’où vient ce qu’on perçoit ?

Les émotions peuvent se percevoir à des distance considérables (des milliers de kilomètres) ce qui répond à la question : elles sont du domaine de l’âme, du domaine psychique !

Anthony nous dit fort justement de se sortir du mental avec tout son fourbi culturel et mémoriel, alors pourquoi nous y renvoie-t-il en s’extasiant devant les émotions ? Mystère ! À moins qu’il soit coincé dedans, comme il le manifeste avec son idolâtrie de la physique et son rejet épidermique de la religion, qui lui permet, entre autres, de ne pas comprendre grand chose à la spiritualité qu’il croit avoir étudiée…

Or, bien qu’une émotion ne soit pas nécessairement liée à une signification, comme c’est le cas pour un mot, elles sont fabriquées par, et stockées dans, le mental. Et elles sont largement aussi dangereuses que les pièges culturels que dénonce Anthony. Sans préciser que les pièges de la culture ne concernent que ce qui n’a pas été compris ou insuffisamment examiné… Or il n’y a rien à comprendre dans une émotion ! Ce que n’a pas manqué de faire notre Docteur puisqu’il en parle comme s’il n’y en avait qu’une.

Comme dans tous les sujets, et à cause de leur nature continue, on peut les considérer avec le découpage que l’on veut, même sans les découper comme le Docteur. Si on entend des notes distinctes dans la gamme, rien ne nous empêche de faire des glissandos ou des vibratos pour explorer entre les notes identifiées. Le découpage de l’arc-en-ciel en 7 couleurs (dont l’indigo ?) est parfaitement conventionnel et les couleurs primaires enseignées à l’école par nos profs de dessin, Rouge Jaune Bleu ne sont pas celles retenues par l’informatique ou la télé : RVB (Rouge VERT, Bleu !) comme les cônes de nos rétines. Et pourtant les rétines existaient avant qu’on se mette à peindre !

Alors essayons de faire une balade en descendant les vitesses des émotions. Certains chercheurs ont trouvé bien d’autres émotions entre celles que je vais indiquer.

Les vibrations les plus rapides vont correspondre à la joie ou l’enthousiasme, ensuite, on aura l’intérêt, la satisfaction, le contentement, l’ennui (souvent vécu comme le centre de ce domaine). Et avec quelque raison : jusqu’ici, tout se passe aussi bien que possible. C’est maintenant qu’on va tomber dans les difficultés ! Juste en dessous d’ennui, on aura l’antagonisme, l’hostilité qu’on a vue avec quelque détail dans l’épisode précédent, la colère quand on a perdu la bataille, éventuellement la haine, puis la trouille que les animaux sentent si bien. À force de perdre on aura du chagrin, puis, juste avant de mourir, on ne réagira plus, ce sera l’apathie. Cette apathie est ressentie comme un ronronnement lourd et peu perceptible, ce qui permet aux apathiques de passer le plus souvent inaperçus.

On voit donc que les émotions sont loin d’être un bloc monolithique, et on comprend bien qu’Anthony nous suggère de se laisser piloter plutôt par la joie ou des autres émotions « positives » au-dessus d’ennui, seulement pour des gens sans éducation psychologique, il est facile de confondre des émotions, en particulier, cette fameuse apathie peut être prise par son fabriquant comme n’importe quelle autre émotion en habituellement la joie : c’est l’apathie extatique qu’on voit souvent chez les nonnes… (pas les mères supérieures…)

La VRAIE guérison et la raison d’être des thérapies quantiques

En tout cas, le niveau compte peu, dès que vous n’êtes pas vraiment serein, vous êtes dans votre mental.

Il semble qu’en bon héritier de la tradition hypnotique, Anthony préfère être coincé dans une ambiance agréable, mais rappelez-vous qu’un apathique n’a PLUS de problèmes, les problèmes, ils sont entre antagonisme et peur… Si ce n’est pas le résultat obligé de l’hypnose, par contre c’est celui où va vous faire descendre une psychanalyse !

Dans tous les cas, le but d’une thérapie vraiment quantique comme je la conçois n’est pas de trouver une prison plus confortable, mais de sortir de tout ce qui nous piège et qu’on a été assez bête pour y entasser.

Pour donner un exemple, quand je m’occupe d’un alcoolique, je ne cherche pas à lui donner l’horreur de l’alcool, simplement à lui effacer sa compulsion à en boire. J’ai rencontré beaucoup d’anciens alcooliques, qui, à la suite d’une thérapie, ne pouvaient pas supporter la vue d’un verre de vin. Mes clients, par contraste, étaient très contents de pouvoir savourer un verre de cognac sachant que rien ne les poussait à en prendre un autre ni même à prendre le premier.

Libérer, veut dire libéré des compulsions autant que des répulsions.

On peut voir d’ailleurs que les prisons mentales de l’hypnose sont moins solides que celles dont on croit être sorti. Ce qui a valu les rechutes des premiers clients de la grande époque.

En effet la suggestion hypnotique va devoir se bagarrer avec le blocage antérieur, et ça va consommer de l’énergie. Au bout d’un moment elle ne pourra pus contrebalancer la décision antérieures (par exemple de boire) et celle-ci reprendra le dessus : fin de la guérison !

Encore une fois, je ne dis pas que c’est systématique, tant de choses peuvent se passer pendant une thérapie, y compris des événements qui n’ont rien à voir et qui interfèrent, je dis juste qu’en ce qui me concerne j’en préfère une méthode qui me libère de mes ornières au lieu d’en fabriquer de plus confortables…

 

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