La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°21 Feedback)

La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°21 Feedback)

Boucle circuitNous allons examiner les implications mentales du phénomène de feedback; mais il concerne bien d’autres domaines. Et les « débiles » obscurantistes des civilisations qui ont précédé la nôtre avaient tous une façon d’en parler : c’est l’Ouroboros des Grecs, le Paradis des Hindous ou des Perses, le Yurlungur des Australiens… Bref, c’est le serpent qui se mord la queue. Techniquement, c’est un automatisme dont le résultat est réinjecté dans la commande ! Autrement dit, un asservissement ! Mais si ! Vous en connaissez ! Vous êtes en sueur quand il fait trop chaud parce que son évaporation produit un rafraîchissement. Plus généralement, dans un univers caractérisé par le changement, c’est la seule façon de pouvoir garantir quelque chose de stable. Autrement dit, si quelque chose est stable, c’est qu’il y a un asservissement derrière. La température du corps, ses coordonnées bio-électroniques, l’adaptation de l’iris aux conditions d’éclairage, le fait d’arriver à tenir debout, etc. Quand vous conduisez une voiture vous êtes constamment en train de réagir à l’influence des bourrasques ou des inégalités de la route en tournant le volant dans le sens inverse de la perturbation, car le « feedback » d’un asservissement est « négatif ». Mais un des aspects le plus important est sa forme de « boucle » bien représentée par l’Ouroboros ! Et qui manifeste clairement l’imbécillité du point de vue allopathique en médecine : notre corps est manifestement un empilage de boucles de feedback et il est donc naïf d’imaginer plus d’une demi-seconde, pouvoir agir localement comme dans un tube à essai : oubliez les drogues qui « ciblent » la douleur ! En plus, on l’a vu la Vie elle-même est un asservissement gigantesque qui porte sur l’intégralité des créatures vivantes, et le point de vue des écologistes est bien loin de prendre tout ça en considération. En fait, la Vie est UNE entité, donc indivisible, et a donc été manifestée dans sa totalité d’un seul coup (encore un truc qui doit vous paraître impossible ! Évidemment, pour vous !) Mais Dieu part de TOUT, alors que l’homme s’obstine à vouloir partir de RIEN ! Pourtant vous savez bien que les abeilles ont besoin des fleurs et les fleurs besoin des abeilles, et avant que vous ayez imaginé des « chaînons manquants » pour relier les fleurs aux abeilles tout le monde aura eu le temps de disparaître… Si vous le pouvez, imaginez les possibilités que Dieu a dû sélectionner pour manifester la vie biologique, de façon à ce que toutes les plantes et les animaux soient compatibles sans trop d’inconvénients, et tout ça en dépit des ptérodactyles qui ont la grâce et la légèreté d’un jumbo-jet et des ornithorynques qui chassent les yeux fermés. Le simplisme niais des scientifiques est souvent ahurissant…

La maîtrise du mental et de ses feedbacks

Pour que l’âme puisse avoir des résultats cohérents, il faut donc qu’elle ajuste ses réactions à ce qu’elles veulent produire. Or, souvenez-vous qu’elle n’a que des perceptions, comme un pilote automatique, et c’est pour ça qu’on aime bien avoir un pilote humain dans les avions de ligne, et même que les drones aussi nécessitent des pilotes. Quand un sportif ou un militaire s’entraîne, le plus difficile est moins de lui apprendre ce qu’il doit faire (il se musclera en s’entraînant) que ce qu’il doit éviter, parce que là, il faut « déprogrammer le mental ». Autrement dit, il faut que l’esprit comprenne qu’il ne doit pas faire réagir son mental à des choses inappropriées. Ce qui s’obtient en arrivant à convaincre l’esprit de ne pas s’occuper du tout de réagir à des situations qui ne posent pas de problèmes, ce qui s’obtient in fine, en re-créant de telles situations jusqu’à ce que l’esprit ne passe plus la main aux réactions du mental.

Quand un esprit s’incarne dans cet univers, il doit rapidement découvrir comment comprendre le bien et le mal. Les Grecs parlent de ce passage comme de la traversée du Léthé à laquelle on attribue l’oubli de ce qu’on savait avant l’incarnation. Mais c’est bien peu vraisemblable ! Souvenez-vous à nouveau : l’esprit n’a pas de « mémoire », parce qu’il « assimile » ce qu’il comprend, donc ce qu’il a compris est devenu LUI, comme la carotte devient le lapin. Et n’ayant pas de mémoire, il ne peut rien oublier. Mais il peut concentrer son attention sur autre chose, par exemple sur tous ces nouveaux trucs inconnus de l’Univers dans lequel il atterrit ! Et c’est en « regardant » du côté du Principe qu’il pourra avoir la réminiscence de ses connaissances antérieures. Or, avec son corps de nouveau-né il n’a pas encore beaucoup de décisions à prendre, et ça lui lasse le temps de constater que son âme se débrouille plutôt bien. Et habituellement, ça lui donne l’idée d’abdiquer sa conscience pour laisser son âme régler les problèmes. Le mécanisme est le suivant : d’abord il a pris l’habitude de faire tout enregistrer par son mental parce qu’il n’a pas encore trouvé l’astuce de la réminiscence ou de la mémoire akashique dont il n’avait pas besoin avant. Ensuite, à l’occasion d’un problème quelconque il y enregistre aussi que c’est au mental de se dépatouiller. Ça arrive même automatiquement si la menace est suivie d’un coup ou d’une blessure puisque l’esprit en profite pour se barrer de ce corps qui pose autant de problèmes, et il ne veut pas le savoir : c’est le choix de l’inconscience qui va se retourner contre lui par la suite. Si le corps survit à cette menace, cet enregistrement en constitue la SOLUTION ! Il va refaire ce choix quand on l’enquiquine à lui raconter des trucs dont il n’a rien à faire, c’est l’inconscience hypnotique des leçons données par les adultes ou les profs à l’école. En fait à cette occasion, la menace c’est de ne pas comprendre ce qu’il entend, et on lui laisse très rarement le temps d’examiner ces flots de paroles qu’on lui envoie. Pour un esprit, ne pas comprendre, c’est la mort spirituelle, et pour ne pas laisser croire qu’il ne comprend pas il entasse tout ça dans son mental et le ressort à l’occasion quand on l’interroge. Et tout le monde en déduit qu’il comprend puisque tout le monde a triché de la même façon avant…

Or comme l’esprit ne veut pas savoir le détail des menaces, le mental enregistre TOUT, et rappelez-vous à nouveau qu’il ne sait que percevoir, pas comprendre ! Donc, dès qu’une perception correspond à un élément classé dans une menace, le mental joue le scénario qu’il a enregistré. Or dans l’enregistrement, il n’y a pas que l’autobus qui vous fonce dessus, il y a aussi votre grand-mère qui vous appelle et le soleil qui brille. Vous risquez donc d’avoir peur dès que grand-maman appelle ou que le soleil se pointe ! Et si l’autobus vous a cogné le genou, vous pourrez avoir mal au genou si vous passez vos vacances dans un pays ensoleillé ! Absurde  ? Pas tant que ça ! Souvenez-vous que votre enregistrement contient tous les éléments qui peuvent servir de déclencheur, et aussi tous ceux de la solution. Sans que le mental puisse « savoir » lequel est quoi, puisqu’il n’a que des perceptions, pas de compréhension et que l’esprit qui pourrait comprendre a déclaré forfait ! Vous voyez, vous croyez encore que c’est impossible ! Pourtant on peut le vérifier en faisant revenir le souvenir de l’autobus à un gars qui a mal au genou pendant ses vacances, et le genou sera guéri parce que l’automatisme sera débranché : l’esprit vient de comprendre qu’il n’a plus besoin de cet automatisme. En pratique le mental ne peut pas faire briller le soleil si ça manque dans la restimulation, ni ressusciter mamie, mais il peut recréer la douleur au genou sous forme de rhumatisme ou d’épanchement de synovie si les restimulations sont assez répétitives. Ces restimulations sont d’autant plus efficaces que l’émotion est plus lourde, c’est à dire plus handicapantes pour la conscience de l’esprit, ce qui peut vous expliquer une de mes préventions vis-à-vis des méthodes d’Anthony.

Les choses se compliquent quand les automatismes s’enchaînent. Par exemple, il vous arrive un nouveau pépin un jour de beau temps, donc, votre mental s’est réveillé à cause du soleil et votre douleur au coude va venir s’ajouter à celle du genou. Ou, plus fréquemment, un mot que vous avez mal compris est sans arrêt utilisé par votre entourage, ce qui restimule votre lâcheté et ajoute à ce mot mal compris tous ceux que vous entendez maintenant.

Autrement dit les enregistrements de votre mental supposés vous sauver la vie, vont former un réseau inextricable de trucs qui peuvent être réveillés par n’importe quoi. Et le pire c’est que vous allez vous y accrocher, sinon ça voudrait dire que vous avez eu tort de démissionner pour vous en remettre à vos enregistrements. Or, avoir tort pour un esprit, c’est avoir l’évidence qu’on n’est pas conscient d’un truc et donc qu’on est mort, et on n’aime pas que ça se remarque…

« Les processus cognitifs au secours des feedback en détresse. »

C’est quoi ce dérapage : on n’est plus quantiques ? Question : trouvez quelque chose dans cet univers qui échappe au quantique ! Ou quelque chose qui échappe à la métaphysique ! Ou quelque chose que le Principe n’a pas prévu !

Bon ! Alors disons que ce qu’on va aborder est souvent considéré par ses adeptes comme quelque chose de cognitif, mais que c’est assez peu du domaine physique, et que les points de vue cognitifs/quantiques peuvent se confondre. En fait l’amorce paraît cognitive, mais l’action, elle, est quantique…

J’ai évoqué l’EMDR en disant que j’y reviendrai. Pour avoir des détails officiels, je vous renvoie sur internet, et on va peut être me taxer de bousilleur, mais je vais vous en donner ce que j’en ai considéré. C’est un système thérapeutique qui vous incite à retrouver un souvenir traumatisant pour en examiner les conditions en regardant dans tous les coins. C’est de la que viennent les « Eye Mouvements ». Or un esprit n’a pas d’yeux et c’est bien inutile de bouger des yeux inexistants en tous sens pour examiner la scène… En revanche l’idée est excellente, car si vous examinez un moment de traumatisme, qui a donc provoqué un enregistrement dans votre mental, en prenant conscience de son environnement, vous allez le « dégonfler », quitte à aller jusqu’à la guérison.

Il y a pourtant deux difficultés. La première est de trouver un moment de traumatisme. Si vous ou un de vos amis peut témoigner avoir été guéri d’hypertension ou de diabète par l’EMDR, signalez-le moi, je suis prêt à publier un erratum ! Parce que ces deux « maladies » sont rarement associées à un traumatisme décelable, en dehors de l’annonce par votre toubib : « Vous allez rire, vous avez un diabète ! ». L’autre vient de ce que le moment de traumatisme que vous avez récupéré peut n’être pas le premier sur une chaîne et même si votre désensibilisation vous débarrasse de vos ennuis, ceux-ci vont pouvoir revenir, si comme avec l’hypnose, vous vivez assez longtemps pour les voir revenir, autrement dit si vous n’avez pas la chance de mourir dans la vingtaine d’années qui suit votre traitement…

Il y a d’autres techniques pour remonter d’incident en incident jusqu’à celui qui pourrait Désensibiliser et Reprogrammer (le DR du EMDR) votre mental, mais elles sont assez curieuses, et en particulier parce que si vous ne trouvez pas ce traumatisme de base dans votre petite enfance, le fait d’aller chercher plus loin risque de vous faire partir dans les mémoires akashiques, ce que vous interpréterez comme vos « vies antérieures » sans avoir la moindre preuve d’une continuité autre que la coïncidence entre les incidents. En pratique, que le point de départ se trouve dans ces « mémoires » ou dans vos souvenirs « normaux », le fait de le retrouver garantit que votre guérison soit définitive. Mais c’est beaucoup trop tordu pour que vous vous y lanciez tout seul.

Et si on passait au processus quantique ?

Bonne idée ! Je m’aperçois que cet épisode est plus long que prévu mais je ne vais pas recommencer à vous faire attendre, donc tant pis pour ce fleuve…

Installez-vous tranquillement devant votre table ou votre bureau avec du papier et de quoi écrire.

Faites une liste rapide de SOUVENIRS AGRÉABLES, par exemple :

  • La fois où papa vous a annoncé l’achat d’un porte-avions nucléaire pour les vacances d’été aux Caraïbes,
  • La fois où maman vous a annoncé qu’elle était embauchée dans un cirque pour y faire du trapèze volant avec son vélo,
  • La fois où votre grand frère a inventé le sandwich wasabi/moutarde sur des tranches de pain d’épice pour l’apéritif,
  • La fois où vous avez été nommé « funambule de l’année » après votre traversée des Gorges du Verdon sur un fil de fer barbelé,
  • La fois, extraordinaire, où vous avez entendu un homme politique faire un discours intelligent et utile,

Etc.

Ne cherchez pas à vous les rappeler maintenant, passez-les simplement en revue « conceptuellement » si je peux dire. Notez sur un de vos bouts de papier une liste de mots caractéristiques des souvenirs qui vous sont venus que vous intitulerez « Souvenirs ». Par exemple pour les souvenirs que je viens d’évoquer :

  • porte-avions
  • trapèze
  • wasabi
  • Verdon
  • discours

Mais votre liste doit être BEAUCOUP plus longue !

Au cas où vous seriez étonné que cette liste doive concerner des moments agréables, c’est parce que je ne veux pas vous mettre en vrille avec des trucs glauques, et que de toute façon TOUS les souvenirs qui vont vous revenir sont des enregistrements de votre mental, accrochés à des chaînes avec des points de départ moins plaisants, et réactivés de toute façon à n’importe quelle occasion, souvenez-vous qu’il fonctionne sur une base de réflexes ou de réactions automatiques. Si d’aventure vous partiez dans le domaine akashique parce que votre mental ne trouve rien à vous envoyer, profitez-en pour vous y promener, mais pas trop longtemps, ce n’est pas très utile en dehors de vous en faire faire l’expérience…

Maintenant, sur un autre papier, faites une seconde liste intitulée PERCEPTIONS, où vous mettez les choses suivantes :

  • Couleur (vue)
  • Vision (vue)
  • Toucher
  • Odeur
  • Mouvements (extérieurs)
  • Mouvements (personnels)
  • Position du corps
  • Émotion
  • Tonalité (son)
  • Bruits (son)
  • Volume (son)
  • Poids

Placez votre liste de perceptions en face de celle des souvenirs. La règle du jeu est la suivante.

Souvenez-vous de l’élément évoqué par la première liste, fermez les yeux si c’est plus facile, et portez votre attention sur la perception de la liste qui fait face au mot de votre souvenir. Dans notre exemple, repensez au papa qui vient vous annoncer son porte-avions et occupez-vous des couleurs que vous voyez. Puis passez au souvenir suivant (la maman) et à sa perception (ce qui est visible). Et ainsi de suite. Quand vous êtes au bout de la liste des perceptions, faites la glisser pour recommencer sur le souvenir suivant avec la première perception (la couleur).

Vous remarquerez probablement qu’on met en jeu bien plus que la vue et les mouvements oculaires.

Surtout restez simples, ne compliquez pas en réfléchissant ou en essayant d’interpréter vos souvenirs : On y va, on regarde la perception demandée, et c’est tout !

Et ça sert à quoi ?

D’abord, à passer un bon moment, mais surtout à convaincre votre esprit de laisser tomber ces « interrupteurs » pour appeler votre mental au secours. Ça ne vise évidemment pas à vous guérir de quoi que ce soit, et si une telle chose arrivait, soyez-en content mais sachez que ce n’est qu’une coïncidence. En revanche si vous faites ce jeu pendant, disons une demi-heure (c’est pour ça que votre liste doit être plutôt longue !), il est tout à fait possible que vous en sortiez avec une impression de légèreté et de lumière comme vous n’en avez jamais connues. Parce que vous êtes (votre esprit est…) déconnecté de votre mental. Et ça peut durer un moment, même quelques semaines. Mais n’hésitez pas à refaire l’expérience avec d’autres souvenirs, bien sûr !

Ce que je trouve fascinant dans ce procédé, c’est que, contrairement à l’orthodoxie des psychologues qui veulent que tout se rattache exclusivement à des traumatismes, on a l’occasion de vérifier que le mental contient bien d’autres choses.

En tout cas, ça vous montrera que votre mental n’arrête pas de tourner et qu’en vous contentant d’examiner ce qu’il vous rapporte (sans l’analyser…), vous pouvez décourager votre esprit de s’y référer constamment !

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