La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°45 Ordre)

La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°45 Ordre)

Plus on croit avancer vers la solution et plus on a l’impression qu’Hercule ! Oui, je sais, Mais c’est pour détendre un peu face à ce qu’il nous faut aborder et résoudre… En fait on a une sacrée chance grâce aux possibilités qui peuvent se manifester…

Et si on mettait des stalles dans nos écuries ?

Il va falloir maintenant s’occuper de possibilités un peu spéciales : les « domaines » de la manifestation, couramment considérées comme les « substances » qui vont permettre aux « possibilités qui définissent » (les essences) de se manifester à différents niveaux.

Mais si ! Vous en connaissez : le monde physique, le monde intermédiaire (mental ou psychologique), le monde spirituel, le monde des Idées divines, entre autres.

Les deux premiers sont caractérisés habituellement par le fait qu’on peut y considérer des choses apparemment individuelles et indépendantes autrement dit « formelles », ayant une « forme », les suivants par le fait qu’on ne peut y trouver que des entités universelles, informelles, sans forme.

C’est pas très convainquant pour un esprit qui se vit lui-même comme « individuel » et qui considère ses considérations comme étant elles-mêmes le prototype de l’unité puisqu’il s’en sert même pour compter ! Autrement dit, on peut très bien « considérer » (donc « identifier » des « trucs » comme Dieu, son Verbe) ce qui en ferait presque des équivalents des éléments du monde physique, et le choix du critère de la visibilité ne nous aide pas davantage, puisque le vent « physique » ne se voit pas, mais peut pousser les voiles des bateaux….

Je prends le risque de vous indiquer la base de ma considération pour démêler le spirituel du psychique. Le premier est le domaine de CE qui nous « fabrique », et le second, le domaine où on peut intervenir. En tant qu’esprits humains, on serait donc à l’interface des deux domaines dans un « plan » qui nous serait exclusif. Mais n’est pas l’image de Dieu qui veut !!!

En fait une topologie intéressante est celle héritée des scholastiques, à une nuance près. Dans leur vocabulaire ils parlaient d’engendrer plutôt que de produire, mais il faut bien que j’amène mon grain de sable !

Donc : le spirituel serait ce qui n’est pas produit mais qui produit, le psychique, ce qui est produit et peut produire, et le physique, ce qui est produit et ne produit plus rien ! Le premier niveau fait un peu trop penser à la création ex-nihilo et je propose une alternative : le spirituel est constitué de ce qu’on ne peut pas percevoir mais dont on perçoit les effets !

Des écuries au labyrinthe…

Je n’ai cité que deux « sous-mondes » du monde intermédiaire, lequel est tellement touffu que les traditions sont unanimes à conseiller de ne pas s’y aventurer.

C’est lui qui est représenté par le Dédale où il fallait disposer du fil d’Ariane pour en sortir. Le prétentieux Icare, qui croyait pouvoir s’en passer, parce qu’il pensait être supérieur aux autres hommes et pouvoir voler, ce qu’il fit, et emporté par son orgueil, oublia le conseil de son père et s’approcha trop du Soleil, la lumière à laquelle il n’avait pas droit, qui fit fondre ses ailes, et le fit se noyer dans la mer.

Ce labyrinthe hébergeait aussi un monstre à tête de taureau, le Minotaure, que seul Thésée, qui avait eu l’humilité d’accepter l’aide de la petite Ariane, a réussi à trouver, à tuer, et à sortir de ce labyrinthe inextricable.

Une autre figuration de ce domaine est la navigation périlleuse, pleine de dangers et de monstres, qui doit amener à la rive d’un autre pays (se rappeler Homère), ce qui semble approprié pour un monde « intermédiaire » !

Cadeau ! Trouvez d’où on part pour cette navigation et où on va ?

L’exploration, de ce domaine est la meilleure façon de se perdre à tous les points de vue, en particulier spirituellement. Et cette exploration est souvent représentée comme la recherche de « pouvoirs » fabuleux du genre de ceux des sorciers, dont on a évoqué le genre de pratiques.

N’oublions pas que nous sommes des usines à fabriquer des distinctions : nos considérations dont chacune apparaît comme indépendante, ce que nous utilisons pour les numéroter. Mais je radote… et j’utilise la répétition comme un instituteur qui espère se faire comprendre…

Gardez vraiment présent à l’esprit que nous sommes capables de considérer des myriades de points sur n’importe quel segment alors que celui-ci n’est pas formé de points mais de distances, d’ailleurs indéterminées. Il en est de même pour la continuité des mondes dont on a parlé. On peut y considérer ce qu’on veut sans qu’ils soient constitués de ce qu’on considère.

Le paradigme à la mode et celui de Blavatsky…

Par exemple, la vision moderne du monde intermédiaire croit y voir un « plan » mental, un « plan » psychologique, un « plan » émotionnel, un « plan » sentimental. D’autres systèmes de considération (celui de Blavatsky, qui prétend le tirer des Védas) vont y voir un « plan éthérique », un « plan astral » (émotionnel), un « plan mental » (les pensées), un « plan causal » (les archétypes), un « plan bouddhique » (la béatitude), un « plan âtmique », (divin).

Chacun de ces plans fournirait le corps correspondant, ce qui est à peine vraisemblable quand on doit concevoir un « corps divin » ! Si ce plan est vraiment divin, c’est à dire informel, c’est un peu contradictoire avec la « forme », qui est précisément la caractéristique d’un « corps »…

En fait vous pouvez considérer tous les plans ou tous les corps que vous voulez, puisque rien ne contraint nos considérations, pas même la vérité : un mensonge peut parfaitement être considéré.

Donc faites ce que vous voulez, mais donnez-leur un nom évocateur afin que vous puissiez convaincre vos interlocuteurs de la réalité de vos plans, puisque, si vous pouvez en parler, ils sont ou seront forcément « réels ».

Repensez tout de même à cette fabuleuse arnaque des maths modernes : « l’infini dénombrable » ! Que personne n’a relevé, à part René Guénon, qui en a dénoncé le caractère fallacieux ? Et qui peut comprendre ce qu’en dit Guénon ? Pour en parler à l’occasion depuis plus de 40 ans, je peux vous dire que PERSONNE ne s’aperçoit de l’imbécillité verticale de cette notion, et comme j’en ai déjà parlé ici, et que je ne vous ai probablement pas convaincu, je vous laisse vous débrouiller avec ce qu’en dit Guénon, et/ou ce que peut vous en enseigner le Saint Esprit, si vous savez l’entendre ou même simplement l’écouter. Enfin, quand je dis personne, c’est méchant pour les 7 qui ont pigé, mais je suis très bavard !

Alors que représentent ces 7 sur la quantité de ceux que j’ai emmerdés avec mes histoires…

Le conseil du Plus Grand des Maîtres Moheïddine Ibn ’Arabi

De mon côté je vais me laisser influencer par Ibn’ Arabi plutôt que par Blavatsky (personne n’est parfait !!!) et remarquer avec lui qu’il y a plusieurs sources aux pensées, en particulier celle issues de notre conscience, et celles issues de notre mental (il en considère d’autres dont je n’ai pas besoin ici !). Ce qui me permet de parler de choses plus facilement constatables par tout un chacun, ce qui n’est pas le cas de ces corps multiples.

Rappelons que ce musulman n’est pas un Arabe mais un Espagnol andalou d’origine arabe, et qu’il a aussi été surnommé le « Fils de Platon » !

Et que ça va me suffire pour la suite de mon exposé.

Détour sournois par l’Aristote dont je suis amoureux fou ! Cet allumé a voulu nous aider à classer nos considérations en nous incitant à faire des « catégories », qui ne sont que des considérations supplémentaires, et aussi gratuites que les autres (enfin un truc sans TVA !). Aucune surprise : ceux qui y ont cru peuvent difficilement trouver des limites précises à leurs « catégories ». L’exemple le plus connu concerne les virus dont on ne peut pas déterminer s’il s’agit d’éléments minéraux, puisqu’ils peuvent se cristalliser, ou d´une forme de vie, plutôt végétale, leur mobilité venant du milieu où ils se trouvent, ce qui induit à en faire une « catégorie spéciale » supplémentaire.

Mais même dans un domaine où ça semble pouvoir s’appliquer (les bibliothèques), le classement n’est pas simple. Par auteur et par ordre alphabétique (en français ou dans telle langue que l’on choisisse puisque cet ordre en dépend), mais que faire des livres collectifs ? Quand à classer par genre, je vous laisse vous amuser. N’oubliez par qu’il y a toujours la catégorie salvatrice des « Divers », « définie ! » par le fait qu’on ne sait pas y classer ce qu’elle contient…

Les actions de grâce de la réflexion

Bon, revenons un peu à notre sujet…

Nous avons donc dans notre Principe des possibilités définissant des « choses » (des essences) et d’autres définissants des niveaux de manifestation (des substances) ! Et vous remarquez que nous venons d’établir deux catégories, ce qui devrait nous obliger à considérer une Essence divine et une Substance divine, par exemple !

Ce que certains n’ont pas hésité à faire et dont d’autres ont déduit tout un tas de choses fabuleuses…

Il faut savoir qu’il existe ce qu’on a appelé des « psychotiques calculateurs » qui ne peuvent pas s’empêcher de réfléchir, sans arrêt donc, et qui ont juste oublié de réfléchir à la réflexion elle-même.

Ça aurait pourtant été l’occasion d’« examiner » leur outil exclusif.

Ce que je vais faire en étant conscient que si vous êtes une de ces créatures à la réflexion maladive, vous ne verrez même pas les paragraphes qui suivent car le mental préfère la mort de son esprit à son suicide à lui.

Occupons-nous donc des cas récupérables… En fait, cet examen n’est pas bien difficile puisque ce mot de « réflexion » s’applique astucieusement à la fois (ce qui trahit la source divine des langages) à un phénomène optique et à une capacité mentale, les deux ayant bien des analogies.

Alors, regardons-nous dans un miroir. Vous remarquez que la réflexion d’objets volumineux comme votre corps, apparaît aussi comme ayant un volume. Or vous savez bien qu’il n’en est rien ! Si vous regardez une photo, un des domaines privilégiés des psychotiques calculateurs, au même titre que les arts graphiques en général, vous verrez la même impression de perspective et pourtant vous savez bien que la photo ou le dessin est plat !

Et si la photo a pour elle de représenter ce qu’on voit de ce qui est photographié, et ce qui peut justifier cette apparence de perspective, le dessin n’est même pas obligé de représenter une réalité physique quelconque pour qu’on y voie une « profondeur » !

Le mot est lâché : la « profondeur » d’un reflet est complètement virtuelle.

C’est pour ça que les malades de l’analyse et de la réflexion croient qu’ils creusent leur sujet et qu’ils atteignent au discernement et au but de ce que permet un examen.

La « profondeur » de leurs ratiocinations est aussi nulle que celle d’une image plate.

Et comme ils n’ont jamais remarqué la caractéristique ambiguë des considérations, ils pensent pallier à cette absence de profondeur en multipliant les considérations imaginaires.

Aussi vais-je me contenter d’éléments que j’ai la faiblesse de croire indiscutables, comme ceux dont j’ai parlé.

Soit dit en passant, ces reflets dans le miroir ont une autre caractéristique. La tête de votre reflet est bien en haut comme votre tête à vous, mais l’image qui vous fait face a une main gauche qui est le reflet de votre main droite !!!

Donc, non seulement ce reflet vous donne une illusion de connaissance, mais en plus il vous trompe de façon inexplicable en inversant une des deux directions sans qu’on sache pourquoi c’est celle là plutôt que l’autre, vérifiez-le en vous allongeant par terre… et/ou en fermant un œil.

Vous pourrez donc probablement déduire bien plus de choses de la vision de votre reflet que d’une vision directe, ce qui est un écho de la perte dans le monde intermédiaire dont je parlais tout à l’heure, parce que votre mental est précisément la porte de ce monde, porte que tout le monde ou presque, pousse avec délices.

Parce que les pénalités de ce domaine sont bien moins douloureuses, croit-on, que celles subies dans le monde physique. On peut se casser un bras en rêvant, notre bras sera toujours là au réveil.

Autrement dit les rationalistes maladifs, sont bien en train de regarder le miroir de leur mental au lieu de ce qui s’y reflète : c’est un choix !

Mais ce n’est pas le mien. Et pour sacrifier à leurs manies en montrant que je sais le faire aussi, je dirais qu’il faut ajouter à notre domaine physique, le sous-domaine des reflets, des « trucs » qui ont l’apparence de volumes sans en être…

Mais vous attendrez bien le prochain épisode ?

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