La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique? (N°6 Rabelais)

La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique? (N°6 Rabelais)

Maintenant que nous avons vu l’impression de liberté que nous donnent nos possibilités de considération, peut-être va-t-il falloir faire le tri pour savoir ce qui tient debout… Et ce qui nous permettra d’examiner les prodigieuses idées du Docteur Robert Anthony !

« Savoir sur quoi on peut compter… »

Je compte vous sidérer ! Et je vais vous demander de considérer chaque millimètre carré de votre plancher !

Évidemment, c’est idiot ! : vous n’êtes pas obligé de le faire. Considérez simplement que vous le faites, ça fera presque pareil. En plus ça va vous montrer qu’on peut considérer des considérations et que dans ce cas particulier ça ne correspond à rien de réel puisque vous n’allez pas considérer vos mm2 !

Déjà, vous allez râler parce que ça fait beaucoup trop de mm2 à compter et que vous ne savez pas compter jusque là ! Menteur !

Vous savez très bien combien ça fait : 66.051.985.541.725.402.838.677.077.133+1 !

Ça fait 66.051.985.541.725.402.838.677.077.134, et vous le saviez ! C’est pour ça que je vous évite de l’écrire en le faisant moi-même !

Or ce nombre est probablement beaucoup plus grand que celui des millimètres carrés de votre plancher puisque c’est celui des mm2 de la surface de l’orbite terrestre… (à 2 ou 3 près…).

Donc si vous savez comment ajouter 1 à ce nombre invraisemblable, vous auriez su ajouter 1 jusqu’à finir de compter les mm2 de votre plancher ! Parce qu’il n’y en a en fin de compte que 1.000.000 par m2 !

Sauf que ça ne nous renseigne pas sur grand chose et que vous avez bien fait de vous contenter de considérer que vous considériez…

Parce que votre plancher n’a pas été fait en ajoutant des mm2 à des mm2 ! Même si vous n’avez pas assisté à sa fabrication, vous savez qu’il est constitué de planches de bois, ou de dalles ou simplement d’une surface de ciment. Donc ces considérations des mm2 ne nous fournissent aucune indication intéressante à propos de votre plancher, à part sa surface…

Le discernement ou l’intelligence est de savoir choisir ses considérations !

En fait il s’agit de deux opérations différentes. Discerner c’est se baser sur des différences pour choisir ses considérations. Être intelligent c’est pouvoir évaluer les importances relatives entre les différentes considérations que nous pouvons faire. L’incapacité à discerner aboutit à la confusion et l’incapacité à apprécier les importances relatives est un autre nom de la connerie…

La considération qui nous convainc que nos corps, comme ceux des animaux, sont des entités indépendantes et bien définies, vient du fait qu’on en discerne les limites physiques et qu’ils sont mobiles à la différence des plantes généralement attachées au sol.

Nous savons par ailleurs qu’ils sont en train de digérer leurs derniers repas et d’éliminer ce dont ils n’ont plus besoin. Mais nous le savons sans vraiment le voir directement. Autrement dit qu’allons nous choisir entre ces deux considérations ? La première puisque tout le monde a l’air d’accord, ou la seconde qui n’est partagée que par les quelques-uns qui ont examiné le fonctionnement de la vie et en ont conclu que les corps que nous voyons sont les aspects locaux d’un phénomène cosmique d’assimilation de formes qui en meurent pour que d’autres puissent se développer ?

Et ce ne sont pas les seules considérations que l’on puisse faire à propos de ces bouts de viande en mouvement… Les Hindous (et les Bouddhistes) considèrent que le corps est le véhicule de l’âme dans cet univers. Excitant, n’est-il pas ? Sauf qu’il serait peut être plus exact de dire que nous (notre conscience) sommes les passagers qui s’obstinent à suivre les corps qui nous sont attribués. Mais cette considération nécessite d’avoir examiné un peu plus en détail les natures relatives de nos corps et de notre esprit, ce que nous ferons plus loin. Et en attendant notre considération de corps en train de s’assimiler les uns les autres, ne prend pas en compte les histoires d’âmes ou d’esprits.

En ne considérant que les deux premières propositions, il semble toutefois que la seconde notion traduise un examen plus fouillé que la première, et cette nécessité d’examens va nous guider dans la suite de notre étude.

Notez que je parle d’examen (ex-a-miner) comme ce que suggère le Livre de la Sagesse, pas d’analyse (ana-lyser) comme le recommande Descartes. Une analyse consiste à démonter ce qu’on étudie, et donc de commencer par faire disparaître l’objet de l’étude : un paquet d’engrenages n’indiquera plus l’heure que son assemblage permettait de connaître. Toujours aussi fier d’être cartésien ? En examinant les histoires des corps, nous les avons suivis dans leur fonctionnement, sans les détruire, puisque cette destruction fait partie de la vie elle-même dans la mesure où elle sert à construire d’autres formes de vie, alors qu’un meurtre analytique ne nous laisse qu’avec un cadavre à autopsier et qui ne va pas servir à construire d’autres vies avant qu’on en ait nourri Médor, s’il en veut…

Il va être temps de s’occuper du principal manque dans les discours du Docteur Anthony, la cause à l’origine des causes, LE Principe (de TOUT).

Deux façons de considérer LE PRINCIPE !

On peut toujours le considérer globalement, c’est d’ailleurs ce que fait Saint Jean qui se contente de dire qu’on peut y trouver le Verbe ! Laissons-lui sa considération pour que les lecteurs fâchés avec la Religion comme le Docteur Anthony, puissent avoir envie de continuer à lire…

Et considérons-le comme un fouillis indémerdable de possibilités particulières ! Rappelez-vous que toutes ces « possibilités » ne sont pas nécessairement « manifestées » comme toutes vos possibilités d’être ailleurs que là où vous êtes, et que vous pourriez manifester en y allant… à condition que votre possibilité actuelle de localisation cesse, elle, d’être manifestée.

Mais si vous considérez la possibilité du mouvement, vous n’aurez plus besoin de considérer les localisations successives que ce mouvement va manifester.

Je vous propose de ne pas encore choisir entre la considération « globale » et la considération détaillée, et de les garder toutes deux à l’esprit pour voir quelles considérations nous pouvons avoir qui « recouvreraient » cette globalité sans descendre autant dans le détail.

Et de nous servir de ce que nous savons de l’univers pour y avoir considéré un certain nombre de choses depuis notre enfance.

Ce qui va nous donner un guide pour lier l’univers au Principe à la base de son existence…

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

Voilà une considération de mon ami Rabelais qui n’a pas l’air de concerner Anthony (davantage que les Anglo-Saxons en général…). Et doublement, d’abord parce qu’il en est la démonstration et ensuite parce qu’il se fout manifestement de la connaissance, il ne s’intéresse non moins manifestement qu’à l’action, qu’il envisage comme une manifestation, ou qu’il pense être une « création » pour ne pas se laisser emmerder par un dieu vengeur. Ce qui en fait un kshatryia typique comme l’indiquent les textes eschatologiques hindous (relatifs à la Fin des Temps) dont il n’a rien à faire même après avoir « étudié la spiritualité » !

Et pour étudier le lien entre le Principe et l’expérience quotidienne, je propose égoïstement, mais aussi parce que ça concerne collectivement mes prochains, de commencer par prendre en compte ce que nous avons découvert : le fait que nous soyons des consciences, des « trucs » qui peuvent « rassembler ce qui est épars », donc qui peuvent connaître, et savoir, ce qui prévoit que nous puisions assimiler ce que nous constatons que nous considérons…

Mais il paraît qu’il faut prendre la vie comme un jeu (et pour une fois je suis d’accord avec le Dr Anthony) alors je vais m’amuser à vous faire poireauter jusqu’au numéro 7 !

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