Les Paradoxes de la Parité…

Les Paradoxes de la Parité…

Parite-Politique

Jusqu’ici on pouvait penser qu’il fallait choisir en fonction de l’intelligence (supposée) des candidats à une élection. Mais l’obligation d’élire une paire démocratique comportant un individu de chaque genre, laisse à penser que les critères de choix deviennent plus sexistes, ou qu’on force les femmes à être des citoyennes plus responsables en les incitant à partager la gloire d’une élection ?

Cas numéro 1 : le mec est une brèle et la femme est un génie

L’électeur n’aura pas le choix du mec et donc ne pourra pas se plaindre puisqu’il aura été contraint de voter et qu’il la fait quand même.

Cas numéro 2 ! c’est la femme qui est une brèle…

Qui a dit que c’était le cas le plus probable ? Qu’est ce c’est que cette tentative de discrimination, cette incitation à la haine ? D’autant que la grammaire, avec le « e » à la fin du mot génie, laisse à penser à une discrimination inverse, ce qui remettrait en cause tout notre patrimoine culturel !

De toute façon dans un cas comme dans l’autre, on se retrouve avec une brèle !

Y-a-t-il des raisons d’espérer ?

Bien sûr. N’oublions pas que tout ça est dans le cadre du sacro-saint égalitarisme. Donc on peu imaginer que les duos seront homogènes. Ce qui ne garantit pas plus d’avoir deux génies que deux brèles.

D’ailleurs en regardant les trois gouvernements du papi Hollande, on a bien l’impression que l’égalité se fait en tirant vers le bas !

Hollande aurait-il réussi à rendre tous les Français égaux ?

La question tient compte de son extraordinaire faculté à jouer les mouches du coche, et n’implique pas nécessairement qu’il soit pour quelque chose dans l’aventure de Charlie.

Mais depuis deux mois, j’ai l’impression d’avoir eu la démonstration que le peuple de mon beau pays avait atteint une certaine homogénéité avec son Gouvernement et le chef de celui-ci, et ça me rend plutôt triste. D’où mon insistance à vous faire lire mon « Soyons logique !… nom de Dieu ! » !

Et les discours consternants des partisans de la parité ne m’incitent pas davantage à « optimismer »…

On apprend en passant que le FN est le plus mauvais élève en ce qui concerne la parité, alors que c’est le seul parti significatif qui ait une femme à sa tête ! C’est peut-être pour ça que Valls lui fait autant de pub ?

Peut-être faudrait-il accentuer l’homogénéité de l’application de la parité et élire deux présidents de la république, un mâle et une femelle ? Allons, encore un peu de courage, on n’est pas encore arrivé tout en bas de la connerie !

Et encore heureux qu’on ne parle pas vraiment de « sexe » mais de « genre », parce que si l’égalité devait porter sur les pratiques sexuelles, ce n’est plus de binômes dont nous aurions besoin, mais de bataillons entiers.

C’est vrai que depuis la soi-disant libération des femmes, on n’ a plus à avoir de doute sur le fait que nos compagnes rêvent par une jalousie bien compréhensible de pouvoir devenir aussi bêtes que nous et de gagner nos prérogatives d’imbéciles protégés par la loi, comme celle de pouvoir fumer des cigarettes qui fut l’étendard du début de la révolution.

Côté libération sexuelle, elles se sont peut-être tiré une balle dans l’escarpin parce qu’elles ne sont plus payées pour leur « libertinage », comme le récent cirque judiciaire de DSK l’a illustré.

Il semblerait toutefois que la poignée d’excitées n’arrive pas vraiment à être contagieuse, parce que si rien n’empêche, et depuis longtemps, les femmes de pratiquer la plupart des métiers, pourquoi y en a-t-il si peu qui choisissent des carrières politiques et pourquoi semble-t-il que celles qui les choisissent aient l’air d’être les plus idiotes ? En tout cas au PS.

Je peux comprendre que tout le monde n’ait pas envie d’avoir les emmerdes d’un PDG, d’ailleurs, même des mecs n’en n’ont pas envie. Mais la politique ? Glander et raconter des bobards pour « travailler » 5 ans et avoir une retraite de rêve après une vie passée au dessus des lois, c’est quand même excitant. Non ?

Il reste tout de même de menus problèmes pour garantir cette parité. Si on constate un déséquilibre en faveur du nombre de bébés garçons, va-t-on choisir d’inciter à l’avortement des mâles à venir, ou a décourager l’avortement de bébés femelles ? Et comment va-t-on recenser tout ce petit monde ? Il est difficile de faire naître une femelle pour chaque mâle et au même moment à peu près au même endroit, donc que va-t-on choisir comme maillage géographique pour assurer cette parité ? Serait-ce la raison inavouée des redécoupages qui plaisent tant ?

Bon, je vous laisse : je me fais la paire…

 

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