Organismes, Asservissements, Thérapies ! (02/Boyaux)

Organismes, Asservissements, Thérapies ! (02/Boyaux)

BoyauxÀ l’occasion de ma conférence à Lodève, un des assistants m’a indiqué un bouquin qui avait l’air de concerner le sujet, c’était « Cybernetics Within Us” de Yelena Saparina, toujours en vente, 45 ans après sur Amazon !

La chose qui avait interpellé notre journaliste russe, c’était la disparité des constantes de temps des organismes biologiques ! Dans la myriade des asservissements que l’on constate chez les animaux comme chez les humains, certains valent une fraction de seconde, comme les asservissement qui permettent à nos yeux d’avoir des autofocus automatiques hyper rapides par les déformations coordonnées du globe et du cristallin, ou des adaptations à la luminosité par le réglage de l’ouverture de l’iris. Et certaines qui peuvent couvrir plusieurs générations comme le montre cette expérience sur des chats : on les nourrit avec de la viande hachée et du lait concentré sucré ! Leur santé décline évidemment, mais ils arrivent à faire des petits. Que l’on met au même régime. Eux aussi feront des petits. Mais à la génération suivante, ils ne vivront pas assez longtemps pour faire des gosses. Les expérimentateurs ont alors essayé de nourrir des individus de cette génération perdue avec un régime plus typiquement félin, ce qui leur a permis de se reproduire un peu avant de crever. Il a fallu continuer pendant quatre autres générations pour retrouver des matous en bon état ! Soit 7 générations en tout…

Cette expérience a heureusement un enseignement utile en dépit de sa cruauté. Elle démontre que ce n’est pas parce qu’une méthode nous réussit, que nos enfants vont bien s’en porter. Ni nos petits enfants, jusqu’à la génération suivante.

Avis à ceux qui font joujou avec du hasch ou de l’aspartame en roulant les mécaniques parce que ça ne leur fait rien ! Inconscients ou simplement crétins. Et ils vont pleurnicher sur les vilains mouflets qui font des misères à leur fifille dans la cour de l’école, parce que les dégâts dont leur fifille a déjà hérité, ou va hériter, à cause de leurs habitudes hygiéniques, ne se voient apparemment pas, et, « vu » que nous sommes dans une « société de l’apparence » et du superficiel et que ce qui ne se voit pas n’existe pas ! Traduction sur Internet : « If no pics, it did not happen! ». Donc continuons à massacrer nos descendances : nos toubibs nous ont laissé bouffer du sucre pour ne pas faire de peine aux récoltants de betterave et de cannes à sucre, et c’est nous qui avons du diabète avant même notre adolescence… En plus ce sucre est depuis longtemps caché dans des sodas : on n’a plus besoin de l’acheter en morceaux ou en poudre ! Et qui nous a prévenu contre l’aspartame et l’acide formique, son produit de décomposition quand la température dépasse 30°C ? Ce qui ne nous tue pas…, nous rend souvent juste plus cons ! Une formule qui n’a tué ni Goethe ni Nietzsche, mais qui ne valait pas la peine qu’ils se battent pour la revendiquer ! D’un autre côté, elle est devenue tellement populaire chez les crétins (mais oui, Johnny s’y est mis aussi !) que ça aurait valu la peine d’en déposer un copyright ! En tout cas la syphilis dont Friedrich est mort n’a pas pris le temps de le rendre plus fort ! Effectivement, il était « trop humain » pour être vraiment intelligent…

L’environnement du dedans…

Tout d’abord, puisqu’on a évoqué le fait que les asservissements avaient des limites de fonctionnement, intéressons-nous à ces limites. C’est à dire à l’environnement qui permet le fonctionnement du phénomène appelé : la vie.

Toutes les créatures vivantes ont besoin d’un environnement adapté. Y compris les virus et les bactéries et on va y revenir en détail.

Bien sur, la partie la plus visible de notre environnement, c’est l’air, et on en est à son contact par notre peau et les alvéoles de nos poumons. Donc son environnement habituel, c’est de l’air et de l’eau se pluie, avec un peu de soleil pour fabriquer de la vitamine D, mais pas de quoi déborder les limites de ses capacités de productions. En ce qui concerne les cosmétiques, la peau n’a pas été conçue pour résister à tout non plus. Donc un peu de calme…

Cet air de notre environnement est donc aussi celui que nos poumons contiennent, lesquels apprécient assez peu les cosmétiques difficiles à respirer. En revanche, c’est chouette de respirer de cochonneries, pas seulement la pollution des cultivateurs et du diesel, mais aussi les aérosols des « déos ».

Mais le plus important de votre environnement se passe à l’intérieur de votre tube digestif, c’est-à-dire pas encore assimilé dans l’organisme, et donc des produits étrangers, et donc, environnementaux !

Ce tube ne commence pas à l’estomac pour finir au bout de l’intestin grêle. Il va de la bouche à l’anus ! Et quel est l’environnement dont le corps sait se dépatouiller ?

Fondamentalement des débris organiques ! Parce que même si vous ne râpez pas vos carottes, vous les avez bien fait arracher de leur sol, donc elles sont mortes. Et à part les huîtres qui vont crever dans votre gosier, vous ne mangez pas la viande sur pied mais vous la faites tuer par votre cousin de Normandie ou par votre abattoir préféré. Autrement dit, l’environnement attendu par votre tube digestif est composé de cellules animales ou végétales, et éventuellement de flotte minérale, mais pas forcément de cailloux, pensez-y quand vous buvez des eaux fortement minéralisées…

Cet environnement alimentaire va baigner dans des sucs digestifs produits par l’organisme pour les transformer en éléments pouvant devenir des composants de votre corps. C’est la digestion !

Quand l’intestin va, tout va : c’est chié, non ?

On a dit qu’elle commençait dans la bouche, avec la salive et la mastication. Cette mastication réduit les aliments en poudre ou en purée, ce qui augmente leur surface de contact avec les sucs digestifs, et c’est donc une étape importante. La salive, de son côté s’occupe de la transformation de l’amidon quand on ne mange pas trop chaud (un argument en faveur du crudivorisme ?).

On a remarqué depuis longtemps son rôle antiseptique, ce qui fait que lécher ses plaies n’est pas forcément si idiot ! Les prêtres égyptiens élevaient des chiens dont la salive est encore plus efficace pour lécher les plaies des blessés, leur salive leur permettant même de manger des « morceaux de caca », comme le Youki de la chanson de Gotainer.

La vraie « épreuve d’admission », c’est tout de même l’acide chlorhydrique de l’estomac, qui va bousiller tout ce que la salive n’a pas traité. C’est tellement puissant que Flemming s’amusait, à la fin de ses cours, à attraper un tube à essai en signalant que le bouillon de culture qui s’y trouvait pouvait tuer tout un quartier, et l’avalait en disant : « On se revoit demain » ! D’un autre côté, il savait que son œsophage était en bon état ! Car si vous vous goinfrez d’aspirine il y a gros à parier que les cristaux de cette saloperie ont écorché votre œsophage, ce qui met le bol alimentaire directement au contact du sang et les poisons qu’il contient n’iront pas se faire rectifier dans la poche d’acide au bout de ce tuyau !

À la sortie du bain d’acide, l’environnement alimentaire prend une douche de sucs hépatique et pancréatique, à moins que vous soyez un hybride de vache avec trois autres chambres et un service d’étage pour diriger les résidus entre les piaules et le hall d’entrée.

On arrive alors dans l’antichambre du tube principal qui, lui aussi peut traiter un certain nombre de produits, mais pas n’importe lesquels. Et ce qui lui arrive doit rester assimilable jusqu’au bout du colon. Peut-être savez-vous que la science moderne a découvert des stocks de neurones dans nos bides ce qui justifie ce que les Chinois savent depuis leur nuit des temps, c’est-à-dire l’appellation de « deuxième cerveau » qu’ils donnent à l’intestin !

Mais l’environnement va devoir changer parce qu’il met en circulation des microorganismes !

Jusqu’ici, les cellules biologiques qui composent normalement notre « bol alimentaire » ont été massacrées, d’abord mécaniquement par les dents puis chimiquement par la « douce » action de la salive et de l’acide gastrique, avant que les résidus prennent un bain dans la bile et le suc pancréatique, mais le bouillon de culture résiduel des cellules explosées et tripotées va se trouver en contact avec ces « microbes », qui eux, comme tous les êtres vivants, ont besoin d’un environnement beaucoup plus strict que les cellules qui tapissent les parois de l’intestin et qu’ils vont alimenter en résidus assimilables (les nutriments) pour que les débris venus de l’extérieur devienne des composants intérieurs à l’organisme qui les a avalés.

En particulier, tout ce qui n’était pas prévu, c’est à dire ce qui n’est ni des déchets de cellules biologiques, ni quoi que ce soit d’assimilable, même en étant biologique, arrive ici tel quel. Seulement ça peut tout de même être absorbé par les parois du tube digestif ! Ces parois sont aussi faites de cellules, c’est à dire d’un corps d’eau « sale » et d’une enveloppe de graisse. Tout ce qui est soluble dans la graisse et dans l’eau peut passer dans le sang et dans l’organisme, donc, sans être digéré ! Et pourtant il faut bien voir que ça va être « assimilé », c’est-à-dire faire partie du corps en en restant un élément étranger. Comme tout ce qu’on peut dire en biologie, c’est assez schématique : certaines vitamines sont solubles dans la graisse et l’eau et ne présentent évidemment aucun inconvénient. Mais la plupart des drogues le sont aussi. C’est le Suédois Overton qui les a détectées et leur a donné son nom. Les poisons overtoniens les plus connus sont l’alcool, la caféine (du café et des cocas), la théine, la théobromine (du cacao, donc du chocolat), mais aussi la plupart des médicaments allopathiques à prendre par voie orale. Quand ça n’est pas le cas, ils recourent à des injections : seringue, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois que le corps qui merdoie… Les organismes n’ont donc aucune protection contre ces ennemis au niveau du tube digestif, et ils devront s’en débarrasser avec d’autres asservissements que ceux qui leur permettent de se nourrir. Et on verra ça quand on parlera des méthodes thérapeutiques !

Nous allons donc faire une pause pour nous occuper des environnements compatibles avec la vie, en général, puisque ça fait deux fois que nous faisons allusion à des microbes (des micro-vies) .

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