Organismes, Asservissements, Thérapies ! (03/Vie)

Organismes, Asservissements, Thérapies ! (03/Vie)

Occupons-nous donc de voir la Vie d’un peu plus haut que de notre nombril (façon de parler ?) !

Je vais me contenter de généralités, mais comme dans toutes les classifications, il y a des rubriques « divers », comme dans le cas des vitamines liposolubles qu’on vient d’évoquer.

Donc, la plupart des animaux ont un tube pour digérer leur environnement à l’intérieur de leur corps, ce qui leur permet de bouger en digérant ! Mais le tube digestif de la plupart des végétaux, lui, est à l’extérieur : c’est les parois des racines et les surfaces des feuilles. Les racines se nourrissent de l’humus du sol et de divers minéraux. Les feuilles se nourrissent de soleil et de CO2. Et tout ce petit monde se nourrit d’eau de pluie. Chez les animaux, les complices de la digestion sont les bactéries intestinales. Chez les végétaux ce sont celles de l’humus.

Et le sol, alors ?

On vient de voir qu’il nourrit les racines, mais de son côté il est nourri par les débris des végétaux qui pourrissent sans avoir été bouffés, par les crottes des bestiaux qui n’ont pas été assimilées par la digestion d’autre bestioles et par les cadavres de tout ce qui n’a pas été mis en boîte à sa mort. On voit donc qu’on est la seule espèce à avoir tendance à tricher avec le cycle de la vie…

Mais nos scientifiques, trichent encore avec autre chose grâce à leur myopie. On a vu que la vie a besoin de bactéries dans les boyaux, et dans le sol pour alimenter les racines, mais aussi, toujours dans le sol, de bactéries pour alimenter ce dernier avec les crottes livrées par celles des intestins… Autrement dit le schéma habituel qui consiste à ne voir que les aspects minéraux, végétaux et animaux, c’est-à-dire « macroscopiques », oublient les intermédiaires de la micro vie qui permettent de passer d’un aspect à l’autre. Et c’est une manie paranoïaque ! La moitié de la vie n’existe pas pour eux !

On bousille la flore et la faune du sol avec nos engrais et la flore intestinale avec nos antibiotiques ! Sans compter qu’on ajoute des substances qui ne sont pas nécessairement ce que les sols, les plantes ou les animaux auraient tendance à utiliser pour se nourrir : les pesticides, les insecticides, par exemple. Considérez maintenant ce cycle de la Vie sous l’angle d’un système asservi : on l’a vu, on ne peut pas toucher à un de ses éléments sans que ça se répercute DANS TOUTE LA BOUCLE d’asservissements ! Si on pollue les sols, on pollue les végétaux qui y poussent, et les animaux (dont nous), qui les bouffent !

D’autre part, les excréments des organismes font rarement partie de leur environnement nutritif. Là encore il y a des catégories « divers » ! Les lapins mangent leurs crottes (mais pas exclusivement), les tomates aiment bien pousser sur les cadavres des tomates qui les ont précédées. Mais les engrais chimiques sont précisément les déjections des bactéries qui alimentent les racines : donc ça les fait crever, et les plantes ne sont plus nourries avec tout ce que ces bactéries devaient leur apporter comme oligoéléments en particulier. Les carences du sol produisent des plantes carencées, et ces carences se retrouvent dans les bestioles, comme tout à l’heure !

En fait c’est bien plus général que le fait d’être noyé dans son caca. Si ce qui fabrique quelque chose est un asservissement, en fournissant ce qu’il produit, vous mettez l’asservissement au chômage! Que ça lui soit toxique ou non ! Il devient inutile : ça l’anéantit !

Autrement dit, laissez rigoler les gens qui se moquent du « bio », eux, sont un peu carencés en neurones, pour autant que ce soient les neurones qui soient à la source de l’intelligence et du discernement. Et en tout cas n’essayez pas d’être sympas avec les producteurs et distributeurs de bouffe « standard », ce sont tous des assassins ! Mais si ça ne vous gène pas et que vous préférez même manger la junk food des cheeseburgers et des sodas, vous avez raison : vous souffrirez moins longtemps ! Mais évitez de faire des gosses. Pour vous ce n’est qu’un suicide, pour vos descendants c’est un meurtre… ! En passant les cheeseburgers, = le mélange barbaque et frometon, c’est pas très cacher !

Analyse cartésienne + mentalité ensembliste = catastrophes écologiques

D’où vient cette avalanche de désastres ?

Fondamentalement de la mentalité ensembliste inculquée par les matheux, une théorie imaginée par Georg Cantor, fin du XIXème. Mais comme souvent, Cantor n’a fait qu’exprimer quelque chose qui rampait depuis un siècle ou deux. Dans le cas de Cantor il faudrait même parler de 4 siècles, puisque le véritable initiateur du point de vue individualiste (tout est séparé, sinon séparable) était René Descartes avec la fameuse méthode dont nous payons les pots cassés aujourd’hui. Bien qu’au fond, le germe en ait été semé par Aristote avec son hystérie des classifications et des catégories.

Ce qui nécessite pour certains êtres humains de rassembler des éléments pour se faire des univers à la taille de leur compréhension, et compenser leur incapacité de comprendre et connaître l’univers lui-même et sa source, c’est à dire de qu’on appelle l’Infini en français, faute d’avoir des noms révélés comme Brahma pour les Hindous, El pour les Hébreux et Allah pour les Musulmans.

Encore faudrait-il remarquer que le mot « Infini » est lié, et même s’oppose, au mot « fini » alors que Brahma, El et Allah, ne s’associent, ni ne s’opposent à rien, ce qui les rend incompréhensibles sur la base d’un paradigme occidental quelconque, fut-il chrétien ! C’est pour ça que je tente de vous aider à « accoucher » d’un paradigme qui puisse vous éviter de promulguer de nouvelles âneries… et vous aider à laisser tomber les anciennes !

Si on est incapable d’appréhender l’Infini, on va se rabattre vers un chaos de détails qu’on va s’imaginer comprendre, en imaginant (car il ne peut pas s’agir de connaissance…) que ce dont on s’occupe n’est pas défini par sa « différence » avec le reste de l’Infini. Que ce qu’on étudie ne se distingue pas de ce qu’on a décidé de ne pas étudier pour le moment. Exeunt le discernement et l’intelligence ! Puisqu’on n’a plus besoin de discerner entre ce qui nous intéresse, et le reste dont on vient de décider qu’il n’existe plus !

Au niveau d’Aristote, il y a encore une tentative de considérer des rassemblements d’une certaine taille, d’objets plus ou moins apparentés, sans avoir remarqué que s’ils étaient complètement apparentés, ils seraient les mêmes et qu’on ne serait pas plus avancés.

Avec Descartes, on fait le contraire, puisque les catégories ont assez mal fonctionné. Donc on explose ce qu’on étudie au prétexte que son étude est trop compliquée, et qu’il faut trouver des éléments plus simples. En passant, le mot « élément » vient de changer de signification. Traditionnellement, c’est-à-dire pour la métaphysique, les éléments étaient au nombre de 5 : l’éther, le feu, l’air, l’eau, et la terre, et aucun de ces mots ne voulait dire ce qu’il veut dire aujourd’hui. Mais tout ce qui est manifesté était une combinaison de ces éléments, pas un assemblage ni un empilage d’autres choses manifestées. L’élément vient de devenir : ce qu’on en décide ! On est passé de la métaphysique à la psychologie (pathologique) en croyant aboutir à la physique !

Donc une horloge existera sans qu’on considère son rapport avec le temps, puisque pour croire la comprendre il suffira de la démonter en « éléments » plus « simples ». Et évidemment, un engrenage n’a pas plus de rapport avec le fait de devoir disposer d’un autre engrenage pour qu’il puisse justifier son nom, que le fait que l’horloge doive être mise en rapport avec la rotation régulière de la terre… Dommage que tout, sauf les êtres humains, ait l’air de devoir prendre son environnement en compte !

Sauf que l’environnement est bien là, et qu’il sait se rappeler à notre inconscience…

Et il n’y pas qu’en mécanique que les choses ne puissent pas exister toutes seules : prenez une « porte » ET logique en semi-conducteurs, un composant élément-aire de l’électronique et de ses applications en informatique. Il lui faut deux signaux électriques en entrée et quelque chose connecté à sa sortie pour recevoir la combinaison des signaux des entrées. Puisque Descartes avait officialisé l’indépendance des éléments matériels, il fallait bien que les matheux officialisent et justifient cette approche.

Cantor a donc imaginé l’axiome qui tue : « Un élément appartient à un ensemble ! ». Une phrase qui donne l’impression de définir l’élément, l’ensemble et la relation d’appartenance. Alors qu’elle ne définit rien du tout ! Un élément peut être n’importe quoi qu’on considère comme un élément, un ensemble peut-être tout ce qu’on va fabriquer pour « réunir » des éléments, par exemple, deux mecs et un dromadaire pour fabriquer un ensemble qu’on pourra appeler une famille… puisque la Théorie des Ensembles ne se préoccupe même plus de la nature de leurs « éléments ».

C’est ainsi qu’on va être amené à considérer un segment comme composé de points dont le nombre va être supérieur à tout nombre aussi grand soit-il ! Et l’Infini (Unique de la métaphysique) n’existe plus ! Puisqu’on peut en avoir autant qu’on veut ! Sauf que dans l’Infini authentique on trouve des troquets et des mobylettes, alors que dans les infinis des matheux, il n’y a que des nombres et des entités géométriques… pas le moindre Big Mac ou Nespresso ! What else ?

La « méthode » de Descartes a un autre inconvénient, c’est qu’elle ne tient compte que d’éléments observables, ce qui a fini par poser des problèmes dans son application en physique avec la découverte des quanta et l’évanouissement des particules remplacées par des équations (les fonctions d’ondes).

Mais en biologie, ça s’est traduit par la négligence de la micro-vie dans un premier temps, puis la polarisation paranoïaque sur cette micro-vie. Mais ces deux temps coexistent pacifiquement. La négligence ouvre la porte à l’allopathie des drogues, et la paranoïa à celle des vaccins.

Deux visions morcelées sans trop de vision d’ensemble. Même quand Pasteur a déclaré (d’après la rumeur) sur son lit de mort : « C’est Béchamp qui a raison, le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Il est juste passé d’une connerie à une autre. J’espère d’ailleurs pour Béchamp qu’il n’a jamais dit ça, parce que le terrain non plus n’est rien sans les microbes et réciproquement.

Comme j’espère l’avoir montré, c’est donc toute notre façon de penser occidentale qui est à la source de nos malheurs présents et les querelles de clocher entre idéologies basées sur les mêmes erreurs ne déboucheront pas sur grand chose d’autre qu’un peu plus de pagaille et de bourdes…

 

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