Organismes, Asservissements, Thérapies ! (15/Changement)

Organismes, Asservissements, Thérapies ! (15/Changement)

Mais avant la vraie fin, on devrait avoir un « mieux avant la fin » puisqu’on parle de médecine.

En fait je pense que ce ne sera pas seulement « un mieux » mais « le meilleur », parce que je compte vous détailler des choses d’une banalité hallucinante que vous avez toujours eu sous le nez et sur lesquelles personne n’a JAMAIS attiré votre attention !

On a remarqué plusieurs fois que ce qui manque aux Maîtres de la Manifestation, c’est de savoir quoi faire quand leurs « désirs » ne se réalisent pas.

Ils sont tellement polarisés sur le fait d’être riches de fric, d’état de santé, de vie amoureuse, qu’ils ne se sont pas occupés de la façon dont on pouvait se débarrasser de ce qui nous rendait pauvres, malades et isolés.

Guérir : c’est ne PLUS être malade !

Or le fait de pouvoir changer une situation existante est au moins aussi important que d’en « créer » une nouvelle ! Puisque de toute façon il faudra bien effacer l’ancienne…

Parce que, si une situation doit être nouvelle, c’est qu’il y en a déjà une qui existe et dont il va falloir se débarrasser…

Il va falloir que vous fassiez un effort pour examiner ce que je raconte, mais j’ai essayé de faire simple, sans mots compliqués, qui sont de toute façon inutiles, sauf chez les frimeurs qui pensent qu’en compliquant les choses ils démontrent leur prodigieuse intelligence… que ce soit à propos de science, de technologie, de philosophie ou d’ésotérisme.

Pourtant nous allons parler de métaphysique, mais sans le dire…

Je vais vous parler d’un stylo parce qu’il y en a probablement un près de vous, mais n’importe quel autre objet similaire fera l’affaire.

Je vais aussi vous demander de trouver un endroit où vous pourriez mettre le stylo, et on va appeler cet endroit « A » pour simplifier le discours.

Comme le stylo a une certaine taille, un certain volume, « A » n’a pas besoin d’être un point au sens géométrique, c’est juste le nom d’un « endroit » de la taille que vous voulez où on puisse mettre ce stylo.

Prenez une grande respiration… pour vous décontracter… et mettez le stylo en « A » !

Qu’est ce que ça prouve ?

Soyez comme un petit enfant : ça prouve qu’il est possible que le stylo soit en « A » !

En « A », on a donc un stylo et la possibilité qu’il y soit !

Attention ça commence : vous voyez bien ce stylo en « A », mais où est la possibilité dont on vient de parler ?

Vous pouvez être tenté de dire que c’est « dans vos idées », pour autant que vos idées soient un « lieu ».

Mais remarquez que si vous ne pensez plus à cette possibilité, elle n’a pas disparue pour autant ! Donc la possibilité n’est pas « dans vos idées ».

D’ailleurs trouvez un copain, et faites lui remarquer qu’il sait aussi que la possibilité que le stylo soit en « A » est évidente.

Et tous vos copains avec des yeux en bon état seront aussi d’accord !

Donc cette « possibilité » est au choix, « partout » ou « nulle part » : on n’a pas besoin d’en décider pour l’instant il suffit qu’elle soit évidente pour tout le monde…

Attention au départ…

Plus difficile maintenant : trouvez un endroit « B » où on pourrait aussi mettre le stylo et faites le passer de « A » à « B » !

Le stylo n’est donc plus en « A », mais qu’est devenue sa possibilité d’être en « A » ?

Elle n’a pas changée, la preuve : vous pouvez y remettre le stylo !

Êtes-vous d’accord pour dire que le stylo peut changer de place, mais que ses possibilités de localisation ne changent pas quand le stylo se déplace ?

Si votre réponse est « Oui » ! Vous venez de devenir un métaphysicien !

La physique c’est le domaine où les choses changent, et où les stylos se déplacent, la métaphysique c’est le domaine où les choses ne changent pas, typiquement les possibilités, qu’elles soient manifestées (comme quand le stylo s’y trouve) on non (comme quand le stylo est ailleurs) !

Et ça sert à quoi ?

Comme vous êtes impatient ! Vous avez subi des milliers d’heures de classe où on ne vous a jamais fait remarquer ça, et au moment de comprendre l’intégralité du fonctionnement de l’univers, vous voulez que tout vous arrive tout de suite…

Si il y a au moins deux endroits où il est possible que soit le stylo (et en fait il y a tous les endroits par où le stylo est passé pour aller de « A » à « B » !) c’est qu’il est possible de localiser le stylo dans votre pièce !

Alors considérez deux choses : d’une part, TOUS les endroits où le stylo peut se trouver, et la SIMPLE POSSIBILITÉ que le stylo puisse être quelque part. Dans la pièce, mais pas seulement, n’importe où dans l’univers…

Êtes-vous à nouveau d’accord pour dire que toutes ces possibilités ont la même réalité ?

C’est ce qui est pratique quand on parle de possibilités, on n’a pas besoin de choisir entre des éparpillements et une approche globale.

Comment fait-on se réaliser une possibilité ?

Eh bien pour mettre le stylo en « A », vous avez probablement utilisé votre corps, en fait un des ses bras, mais avant vous aviez décidé de mettre le stylo à cet endroit, encore avant, vous avez décidé de suivre mon conseil, et bien avant, j’ai écrit ce texte. Tous ces moyens intermédiaires qui ont abouti à l’arrivée du stylo en « A » mettent en évidence leurs possibilités respectives puisqu’ils ont eu lieu !

On peut perdre son temps à considérer toutes ces possibilités individuellement ou considérer la simple possibilité de mettre le stylo en « A », quels que soient les moyens utilisés. Par exemple, vous auriez pu demander à un copain d’y mettre le stylo à votre place, le résultat est le même !

Que l’on décompose l’action ou non, il s’agit toujours du même passage d’une possibilité à sa réalisation. Or la possibilité d’être en « A » est la cause qui va permettre l’effet : à savoir, le stylo est en « A » !

Et cette relation entre la possibilité et sa réalisation n’est rien d’autre que la relation logique de cause à effet, et dans le cas présent l’action qui permet de passer de la cause à son effet.

Quitte à vous décevoir, les éléments du langage qui décrivent des actions sont les verbes !

Coïncidence, la logique tient son nom du grec logos, qui est généralement traduit dans le contexte métaphysique par le Verbe (divin).

Or on vient de voir que ce passage, sous des aspects divers (mouvements du corps, décision, communication, rédaction) est le même pour passer d’une cause quelconque à ses effets.

Un des synonymes de « possibilité », toujours dans ce contexte, est « principe ».

Autrement dit je viens de vous expliquer à la fois Jean 1:1 « Dans le Principe était le Verbe », tout un tas de versets qui énoncent que « Tout a été fait par Lui, et rien n’a été fait sans Lui », et Jean 15:1 « Sans Moi vous ne pouvez rien faire ! ».

C’est effectivement le Verbe, « logique » qui produit TOUT LOGIQUEMENT à partir des principes ou des possibilités, et nous ne sommes là que pour Lui indiquer les possibilités que nous voulons réaliser.

Y compris les plus stupides : si nous voulons être malades et qu’aucune de nos autres pensées ne s’y oppose, le Verbe va nous « obéir » ; Il a dit à Saint Pierre qu’Il était « À notre service », pas notre protecteur ou notre empêcheur de faire des âneries.

Contrairement à ce qu’on croit généralement, Il ne nous juge pas : tant que c’est possible par rapport à notre univers personnel, il nous laisse faire.

Il « préside » ce qu’on appelle le « Jugement Dernier » simplement pour que nous nous rappelions nos erreurs et les pénalités qui y sont associées, pour que nous prenions nos responsabilités en nous condamnant nous-mêmes.

Et nous les connaissons fort bien ces conséquences : même un chien sait quand il a fait une bêtise !

Or c’est difficile de cacher quelque chose au Verbe, puisqu’Il a accompli tout ce que nous considérons comme NOS « actions », et qu´Il les connaît parfaitement !

Comment ça bouge ?

Retombons sur terre : ça devait nous servir à savoir comment se guérir…

Eh bien, examinons ce passage du stylo de « A » vers « B » !

Pour qu’il puisse bouger il faut que sa localisation en « A » disparaisse, autrement dit que cette possibilité ne soit PLUS manifestée.

Pour qu’elle puisse disparaître il faut que nous connaissions précisément l’endroit où se trouve le stylo !

C’est la magie derrière les changements, et la solution pour la guérison : pour changer quelque chose on doit savoir ce qu’il y a à changer.

Tant qu’on ne connaît pas l’état initial, on ne peut pas agir sur lui parce que le Verbe a besoin de données précises pour être sûr d’accomplir ce qu’on désire.

Quelques philosophes se sont contentés de cet aspect là, en oubliant qu’au sujet de la guérison, il ne s’agit que du début d’une action dont le but est de ne rien fabriquer d’autre que la disparition de cet état initial.

On peut penser que ce but est implicite dans le cas d’un malade qui veut guérir et, en pratique, retrouver précisément l’état dans lequel le malade se trouve, suffit souvent à la guérison !!!

Autrement dit, si j’ai un cancer il suffit que je le sache pour aller bien !

Eh ! J’ai parlé de connaître PRÉCISÉMENT !

Le nom des maladies ne concerne que les toubibs.

Référons-nous à Korzybski dont Passebecq faisait grand cas : « On n’A PAS une maladie, on EST malade ! ».

Les maladies sont des substantifs issus d’une inconscience d’abstraire des toubibs, l’état d’un malade est un adjectif !

C’est pour des remarques comme celle-ci que Korzybski est aussi bien vu des « autorités médicales », pour ne pas parler des psychologues qui le haïssent !

« Montrez-le moi, votre complexe ! » « ???? »

Korzybski n’est pourrait pas complètement miraculeux, il refusait de prendre en compte des éléments « mythologiques », et en fait ne considérait pas vraiment les pensées comme des « réalités » ! Donc, pour lui, les « possibilités » ne sont que des abstractions, même si tout le monde est d’accord dessus.

Les « réalités universelles » lui ont totalement échappé, (il n’a pas vu que les nombres n’étaient pas vraiment qu’une abstraction, par exemple…) et c’est bien dommage parce que les sémanticiens généralistes d’aujourd’hui en sont réduits à faire des jeux de mots au lieu de réveiller les consciences à l’absurdité de la plupart des conceptions modernes…

Bon, c’est pas tout ça, mais il va falloir se servir de ce qu’on vient de comprendre ! J’aime bien les fins à rallonge…

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