La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°10 Platon)

La thérapie du 21ème siècle sera-t-elle quantique, métaphysique ou simplement logique ? (N°10 Platon)

Platon-par-RaphaelOn va reparler de la source des pensées un peu en détail. Ça nous permettra de voir dans le numéro 11 la source étrange que notre Dr Rober Anthony croit déceler avant notre naissance… Mais commençons par une source qui ne peut pas faire autant de doute et au sujet de laquelle on peut se laisser inspirer par l’Ancien Testament et par Platon. Ça va être une occasion de tester votre culture, mais pas au point de nécessiter que vous sortiez du M.I.T. !

La question cruciale : combien font deux et trois ?

Ça dépend de quoi vous voulez parler, vous dirait un sémanticien généraliste. Ça peut faire 23 ou 32, si on ne s’occupe pas de l’ordre.

Alors laissez tomber la sémantique générale et ces jeux de mots pitoyables parce qu’on ne joue pas dans leur cour, et parce que j’imagine que vous savez que 2 et 3 font 5 ! Ou deux et trois font cinq ! Parce que la façon d’écrire 2, 3 et 5 n’est qu’une façon d’écrire. Et les chiffres ou l’alphabet vous en donnent deux.

On a vu que Dieu, notre fonction tatillonne, doit choisir dans quel ordre demander à son Verbe de manifester les possibilités du Principe.

On pourrait avoir un début de réponse en revenant au fait que nous avons pu considérer que nous étions des machines à fabriquer des considérations. Lesquelles sont apparemment distinctes les unes des autres. La plus évidente à considérer, c’est vous-mêmes en tant que conscience. Une fois que c’est fait, vous pourrez considérer d’autres « choses » autour de vous. Nous avons même vu avec notre exemple nunuche des mm2 de votre plancher qu’on peut considérer autre chose que des objets, et même considérer des considérations puisque je ne vous ai pas obligé à considérer tous ces bouts de plancher. Autrement dit, il nous faut déjà la possibilité que l’on puisse faire des considérations, et qu’il y ait des choses « considérables » (à considérer), ce qui revient plus ou mois à dire « discernables ». Pour l’instant nous nous moquons de ce qui est considéré, mais nous savons que nos pouvons faire plusieurs considérations puisque nous avons commencé par nous considérer avant de passer à d’autres considérations « en dehors de nous ». En vérité, nous pouvons considérer ce que nous voulons considérer, personne n’a rien à nous imposer…

Nous utilisons suffisamment de mots pour donner toutes ces explications, pour savoir aussi que l’existence des mots correspond à une possibilité. Y-aurait-il alors des mots pour différentier nos considérations au fur et à mesure qu’on les fait ? Bien sûr ! Faire des considérations successives, revient à les dénombrer et les noms que l’on va donner à cette succession seront simplement les noms des nombres. On ne parle pour l’instant que de nombres entiers (c’est-à-dire pas « découpables », ce que les physiciens aimeraient bien que soient leurs « atomes » au regard du nom qu’ils leur donnent), puisqu’on ne peut pas faire un morceau de considération, considérer « juste un peu » !

La suite des nombres revient aussi à en définir certaines propriétés. Comptons jusqu’à cinq : un, deux, trois, quatre et cinq ! Nous voyons que pour compter jusqu’à deux, on se limite à un, deux, et pour compter jusqu’à trois, on va jusqu’à un, deux, trois ! Si après avoir compté jusqu’à deux, on recommence à partir de trois, on arrive à cinq. L’avez-vous fait vous-même ? Et l’avez-vous constaté ? Donc ce n’est pas une de mes fantaisies, n’est-ce pas ?

Si je vous parlais de considérer de vous crever un œil avec une agrafeuse, pensez-vous que ce soit une pensée universelle chez les 7 milliards et quelques des consciences d’aujourd’hui ? Probablement pas puisque ce n’est déjà probablement pas la vôtre. Mais l’histoire des deux plus trois qui valent cinq, ne dépend pas de celui qui vous la raconte. Évidemment à la langue près. En anglais on vous dirait « two plus three makes five », mais vous savez bien que ces six noms de nombres sont la traduction les uns des autres. Et vous vous doutez que depuis la nuit des temps, tous les êtres humains ont pu vérifier la même chose en utilisant des noms variés.

Savoir sur qui on peut compter…

C’est là où Platon peut nous guider. Ces entités universelles, il les appelle les « idées divines ». Or elles ne sont pas plus manifestées de façon palpable que nos trois fonctions trinitaires, mais elles ne sont aucune des trois. Et la cohérence de leurs propriétés dans des opérations d’addition ou de multiplication nous sont parfaitement compréhensibles. 2+3, c’est aussi 3+2, de la même façon que 2×3 qui vaut 6 est aussi 3×2 ! Autrement dit, nous pouvons parfaitement copier les idées de Dieu et constater que leurs propriétés sont héritées par leurs copies… Et nous pouvons le faire sans que qui que ce soit n’essaye de nous influencer avec ses opinions personnelles ! Ce qui va être le cas de tous les êtres mathématiques, à l’époque de Platon du moins, car récemment les mathématiciens ont commencé à jouer avec les mots et à essayer de nous convaincre de leurs versions des mathématiques, et c’est pour ça qu’on a besoin de profs maintenant !

Ces nombres ont des particularités intéressantes, puisque le « un » a servi à Dieu à demander à Son Verbe de nous faire exister : on est « une » conscience ! Et comme on peut considérer ce qu’on veut, on va réutiliser notre liberté de considérer les choses en vrac ou individuellement. En vrac, les nombres c’est la quantité ! Individuellement ils sont aussi l’expression de la distinction, puisqu’entre deux nombres il y a toujours au moins une considération, autrement dit : ils sont TOUS différents. Ce qui manifeste aussi que les possibilités du Principe ont la particularité d’être toutes différentes. Quoi qu’étant différents les nombres sont tous une particularisation de la quantité. Nos possibilités d’existence font de nous des êtres humains tous différents, mais nous sommes tous des consciences, et c’est Dieu qui choisit les diverses possibilités d’être humains à faire manifester par Son Verbe pour qu’elles soient compatibles à un moment donné.

Pour les Grecs, les mathématiques sont « l’enseignement par réminiscence », la réminiscence étant le souvenir des idées de Dieu que nous avons connues, avant même de nous incarner. Or comme nous n’avons pas besoin d’avoir des choses spéciales à considérer pour considérer ce que l’on veut, on pouvait faire du dénombrement avant de naître. Simplement, n’ayant pas de langage formel, on n’avait pas de noms à donner à nos nombres, pas plus qu’à tout ce que nous pouvions considérer dans cet état.

Ces « idées de Dieu » sont-elles l’expression des possibilités qui Lui ont permis de manifester tout le reste du monde ? D’après notre Platon : « Dieu géométrise toujours ! » ! Mais aussi, d’après le Livre de la Sagesse de l’Ancien Testament : « Tout a été fait selon poids, mesures et nombres » !

On joue plus, maintenant, c’est du lourd, il va falloir faire un rapport !

Ouh là ! D’où ça sort ces poids et ces mesures ? De la géométrie, précisément ! La science qui étudie la Terre, notre support. Autrement dit un aspect de la Nature. Et les mesures sont une façon d’utiliser les nombres en choisissant une unité dans les « grandeurs » que l’on veut étudier et en comptant les unités qui se trouvent dans ce qu’on veut mesurer. Comme on nous l’a dit à l’école, avant le « système métrique » les hommes ont utilisé bien d’autres unités, et c’est toujours le cas pour certains. Et plus généralement, comme on ne trouve pas toujours un nombre « entier » d’unités dans ce qu’on mesure, une mesure sera un rapport entre ce qui est mesuré et un étalon.

Autrement dit, pour mesurer, il faudra envisager une extension de nos nombres dits entiers (une quantité indivisible d’unités indivisibles) pour envisager d’en faire des rapports. On sait que certain rapports comme 4/2 ou 12/3 sont « égaux à des entiers », puisqu’on peut compter 2 fois 2 pour avoir 4, et 4 fois 3 pour avoir 12 ! Mais certains rapports ne ramènent pas à des entiers. Par exemple le fameux 22/7, que les Grecs (et d’autres) utilisaient pour approcher le rapport de la circonférence d’un cercle à son diamètre, est compris entre 3, parce que 21, c’est 3 fois 7, et 4, parce que 28, c’est 4 fois 7. Autrement dit, 21/7 est plus petit que 22/7 lui même plus petit que 28/7 et les rapports sont dans le même ordre que les entiers correspondants à leurs numérateurs. Notez aussi que ces rapports ne sont plus des nombres, c’est-à-dire caractérisés par leurs différences parce qu’ils peuvent avoir des valeurs identiques. On dit habituellement qu’ils sont « égaux ». Par exemple 4/2 et 6/3 sont dits être égaux ensemble et à 2. La formulation correcte c’est de dire que les trois expressions ont la même valeur unique : « 2 ». Or les matheux modernes disent des rapports qu’ils sont des « nombres rationnels » ! Platon est bien loin… Et Dieu peut aller se rhabiller avec Ses « idées » !

Et les poids ? Alors là, on pense davantage à de la physique, mais l’idée de pondération n’est pas nécessairement associée au pesage de denrées… En fait les rapports dont on parlait sont déjà des « poids » comme les Grecs vont utiliser en géométrie sous l’aspect des proportions.

Et on est toujours purement dans les idées de Dieu, exprimées mais pas manifestées, exprimées puisqu’on y a accès et pas manifestées parce qu’on ne peut pas davantage avoir conscience d’un nombre arithmétique (quand vous comptez sur vos doigts, c’est des doigts dont vous avez conscience, pour les nombres, ce serait avoir la conscience de vos considération successives), que d’un plan géométrique (sans épaisseur… donc pas très « matériel »), ni évidemment les percevoir avec les canaux de notre corps ou de notre mental.

Mais on peut faire toutes les opérations arithmétiques que l’on veut et toutes les démonstrations géométriques aussi à base de concepts qu’on croit souvent abstraits, mais qui sont universels, la marque du domaine divin ou spirituel.

On a là les idées de Dieu dont Il se sert pour manifester le monde, et on a remarqué que ces « idées » incluent la notion de proportion, d’où va découler celle d’harmonie, encore un de Ses « choix ». Dans le domaine de la géométrie, des formes de la nature, beaucoup seront construites sur le Nombre d’Or, une proportion qui se trouve naturellement dans les pentagones, omniprésents dans le monde végétal et à la base des hélices d’ADN.

L’harmonie musicale que Platon associait aux êtres cosmiques (la Musique des Sphères) exprime, elle, des rapports d’entiers comme 2/1 (l’intervalle d’octave) un doublement de la fréquence de la note ou le fait de ne faire jouer que la moitié de la corde. 3/2 de son côté est l’intervalle de quinte, 4/3 de quarte et 5/4 de tierce. Le Nombre d’Or ne peut pas s’exprimer par un rapport entre entiers parce que la géométrie aime s’amuser avec des « racines carrées », ne serait-ce que pour la diagonale d’un simple carré. Et la valeur de ce Nombre d’Or lié au pentagone se calcule par (1+ racine(5))/2.

La possibilité d’expression de nos consciences, ce qu’on appelle notre existence, s’exprime évidemment dans le même domaine spirituel, ce qui nous permet cette familiarité avec les autres idées, mais notre accès aux possibilités du Principe passe par les idées que Dieu a fait exprimer par Son Verbe au niveau mathématique.

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