LES ÉVANGILES INVISIBLES (14/15)

LES ÉVANGILES INVISIBLES (14/15)

Annexe : LES APOCALYPSES INVISIBLES

Alors Gugusse, t’es malâââde ?

Petit intermède pour faire durer le suspense…

Pour expliquer un peu les histoires de logique verticale et horizontale auxquelles j’ai fait allusion. Symboliquement les « causes » viennent du ciel, ou plutôt des Cieux ! Encore que ce qui fait pousser les plantes soit l’eau de la pluie, les rayons du soleil et l’air de l’atmosphère ! Le tout qui tombe sur un sol où ces mêmes causes primaires ont déjà nourri les détritus et les déchets des cadavres et les fientes… Et ce sol va donc relayer ces causes primaires alors que son action « horizontale » traduit bien sa dépendance des facteurs cosmiques. Les plantes sont matérielles, comme le sol, et on se polarise habituellement sur ce dernier quand il s’agit d’agriculture !

Et vous les avez vu ces tyrannosaures en train de bêcher les forêts avec leurs grosses pattes écailleuses pour y faire pousser ce qu’on y trouve ? Non ? Moi non plus ! Or les gus de l’agriculture biologique viennent aussi de comprendre qu’on n’a pas besoin de labourer pour faire pousser. À l’image des forêts, ils se débrouillent maintenant pour fabriquer de l’humus, à partir le plus souvent de ce qu’on appelle des « mauvaises herbes », et ils comptent sur la bioluminescence pour organiser ce petit monde d’orties et de ronces. Du coup les bestioles reviennent pour bouffer les insectes et nourrir le nouvel humus avec leurs étrons. Plus d’insecticides ni de pesticides ! Ni de charrues ou de tracteurs. C’est l’AEI (il manque « OUY » pour couvrir toutes les voyelles), l’Agriculture Écologiquement Intensive ! Elle a encore quelques efforts à faire pour se passer complètement du glyphosate, (à l’origine du RoundUp de Monsanto), mais ça vient… (voir Nexus 104 de Mai 2016)

Or on a vu que la logique imposait qu’une cause soit d’un domaine différent de ses effets, sinon on aurait un cercle vicieux : où seraient la cause et l’effet ? Ce qui nous apparaît comme des cycles ne sont pas fermés en fait, puisque les dates de début et de fin de chaque période sont différentes. Sans vouloir y voir forcément un univers géométrique à 4 dimensions, la date est une quatrième « donnée » des événements dans un univers spatio-temporel et plein d’autres choses !

En particulier la vraie cause logique d’un événement temporel est forcément intemporelle donc a fortiori immatérielle. En revanche ses conséquences peuvent se « dérouler » dans le temps ce qui donne l’impression de former une chaîne de causalité chronologique et qui permet de louper la VRAIE cause, qui se trouve « ailleurs ». C’est l’obsession de cette chronologie qui nous impose d’étudier l’Histoire, comme si la succession des guerres ne venait pas de notre obstination continuelle à vouloir être les plus forts. Et la polarisation sur les événements historiques nous distrait du fait de s’occuper de notre attitude guerrière systématique : on va taper sur les ennemis… parce qu’ils nous ont tapé dessus !

Donc tout ce que nos historiens nous apprennent ne sert ABSOLUMENT À RIEN et NOUS MASQUE MÊME LA VÉRITÉ sur laquelle on pourrait agir, notre psychologie, notre façon de voir, notre paradigme, parce qu’on ne peut pas changer le passé. Et ils nous démontrent que leur argument pitoyable, qui veut que si on ne connaît pas le passé, on est condamné à le répéter, est tout à fait futile : on (croit) connaître notre passé, et on continue à le répéter, en faisant plutôt pire chaque fois : les causes n’ont rien à voir avec la chronologie !

À l’origine le mot historien venait d’Histrion, autrement dit à cette époque, on les prenait pour des clowns, mais ils ne sont pas pour rien dans le besoin obsessionnel de vouloir changer de mode de gouvernement, pour éviter les écueils des précédents, sans changer nos mentalités de base. Ce qui en a fait les promoteurs idéaux pour le socialisme, et les autres idéologies utopiques de gauche. La droite s’en était occupée bien avant !

En comprenant la stérilité de la recherche horizontale des causalités, on va avoir l’occasion de chercher où trouver les causes des événements. Et en particulier les causes des maladies ou des difficultés de la vie humaine. On a vu que la seule déduction qu’on puisse logiquement faire, c’est que, si quelque chose existe, c’est que son existence est possible ! Mais ça ne nous avance pas beaucoup !!! Cette possibilité doit être récupérée au niveau intermédiaire de sa manifestation subtile en tant qu’idée, soit de Dieu, soit d’une de ses images, indépendante de la substance où elle se manifeste au final.

Les idées de Dieu qui sont manifestables sont manifestées de toute éternité et leurs conséquences ne peuvent pas sortir comme des diables de leur boîte : il n’y a rien de nouveau sous le soleil, nous n’en voyons que le déroulement de leurs conséquences !

Big Bang Pouf !

En plus la seule chose « avant » le temps, c’est la logique, le Principe. Il n’y a donc pas de Big Bang, ou plutôt si : l’univers n’arrête pas d’exploser sans bruit et c’est le boulot éternel du Logos ! Et le temps se manifeste une fois pour toutes. Regardez une étoile à 5 années-lumière d’ici et vous y verrez son passé depuis votre présent. Faites-vous voir depuis une étoile à 5 années-lumière, et on vous verra dans 5 ans dans votre futur ! L’univers existe maintenant, non seulement dans toute son étendue, mais aussi dans toute sa durée, la relation entre les deux étant habituellement évaluée en fonction de la vitesse de la lumière, bien qu’elle ne soit pas constante dans un milieu isotrope comme Einstein l’aurait aimé… Mais peut-être l’est-elle dans le vide… Allez savoir !

Il y a des considérations d’un genre spécial, celles qui concernent l’avenir. On peut appeler ça des « décisions », mais le mot « postulat » est plus directement lié à la logique puisqu’il définit un résultat dont il est donc le principe, et semble plus approprié.

Faites donc l’expérience suivante : imaginons qu’il soit midi moins 5 et que vous « postuliez » : « À Midi je suis debout ! » (Notez le présent grammatical !) Débrouillez-vous pour faire sonner une horloge à Midi et levez-vous ! S’il n’est pas midi moins 5, transposez l’expérience en fonction de l’heure que vous avez. Et si vous vous êtes levé, ce que vous aviez dit il y a cinq minutes était vrai ! Maintenant que vous êtes debout c’est toujours vrai, et dans le futur, dire que vous étiez debout à Midi restera vrai ÉTERNELLEMENT ! En vous situant dans cet éternel présent, la déclaration « Je suis debout à Midi » est éternellement vraie et l’a toujours été même avant que vous le sachiez.

Et si vous n’étiez pas debout au moment annoncé, cette déclaration est éternellement FAUSSE !

L’image courante de ce passage de l’avenir au passé, est celle d’une chute d’eau. En amont, c’est l’avenir : ce qui flotte dans la rivière va passer par la chute à un moment ou un autre et vous l’y verrez. La rivière en aval c’est le passé. Ce que vous y voyez est passé par la chute et on ne l’y voit plus. Or la chute n’est qu’un point de passage de cette rivière. Si vous pouviez voir toute la rivière, plutôt que de ne regarder que la chute, vous en connaîtriez le passé comme l’avenir.

Une comparaison plus moderne serait celle avec une cassette audio, par exemple. Tout ce que vous allez entendre est déjà enregistré sur la bande et vous le découvrirez au moment du défilement. Or les gens qui l’ont enregistrée le savent déjà. Globalement le présent c’est le passage de l’ignorance à la conscience… or l’éternité se fiche qu’on sache ou non, donc le futur n’est que le développement dans le temps d’une cause éternelle que nous découvrirons en temps utile.

Et cette ignorance du futur est ce qui nous fait croire que nous ne sommes pas prédestinés. On peut prendre un point de vue dans le futur comme ça m’est arrivé. Mais c’est déconseillé par toutes les traditions parce que ça nous fait perdre l’illusion d’avoir un libre arbitre. Ce genre de discussion est formellement déconseillé par le Coran et c’est facile de comprendre pourquoi… plus facile que la discussion elle-même ! Autrement dit on fait librement (grâce à notre ignorance…) ce que nous devons faire de toute façon.

La plupart des gens qui voient vraiment quelque chose de l’avenir ne voient la plupart du temps que votre mental et vos décisions ! Votre mental les renseigne sur votre passé, et le fait d’entendre raconter vos secrets peut vous impressionner, et l’annonce du chapelet de vos décisions en cours et de vos intentions, vous conforte dans ce que vous voulez réaliser, mais les « visions » des « médiums » vont rarement au-delà, encore qu’une fois de plus, ce soit tout-à-fait possible…

Si vous vous trouvez à l’embranchement de deux routes, vous pouvez choisir celle que vous voulez. Vous vous croyez libre. Mais une fois remis en marche, vous avez perdu le choix de votre route : vous êtes prisonnier de votre choix !

Mais Gugusse est toujours malâââde !

Si les Idées de Dieu sont indiscutablement éternelles, en revanche, les idées des esprits incarnés semblent surgir à tout moment, et sont donc les candidates logiques pour les causes des événements particuliers qui nous surprennent. Autrement dit, on peut chercher la cause des maladies dans des vilaines bactéries, mais il faudrait mieux les chercher dans les idées que nous avons considérées, et qui ont eu pour conséquence la modification du terrain de notre corps, et la prolifération de ces bactéries.

Ce à quoi vous ne croyez évidemment pas puisque la SCIENCE A DÉMONTRÉ que les bactéries sont les « causes » des maladies. Et c’est d’ailleurs pour ça que tout le monde est mort, à cause de la propension à la contagion de ces sales bêtes. En effet, avant la médecine moderne, rien ne pouvait les empêcher de proliférer et c’est pour ça que l’humanité a disparue un peu avant Pasteur et les antibiotiques ! Non?!

Pour déplacer quelque chose, il faut « postuler » son nouvel emplacement, mais aussi savoir où la chose se trouve en ce moment. Car il faut « effacer » sa manifestation pour pouvoir en manifester une autre. Pour déplacer votre corps, c’est assez simple, pour l’emmener à un endroit précis, ça peut nécessiter de lire une carte ou de suivre des panneaux indicateurs pour vous situer PAR RAPPORT à votre destination. Ce que fait votre GPS.

Si vous êtes malade, il ne va pas s’agir de modifier une localisation dans l’espace. Mais un état de santé. Contrairement à ce que voulait notre cher docteur Émile Coué (un pharmacien…), il ne va pas toujours suffire de postuler : « Je vais bien » pour que ça ait lieu. Il faut savoir de quel état on part pour l’« effacer » et pouvoir en changer ! Ça pourrait correspondre à la fameuse 5ème ou 7ème (?) « étape du deuil » (Déni, Colère, Marchandage, Dépression, Acceptation), mais encore faudrait-il savoir quoi « accepter » !

Nous avons vu tout à l’heure que nos décisions étaient éternelles et que leurs essences incluaient leur « date » de manifestation. Donc votre maladie est la manifestation d’un postulat qui a eu lieu il y a quelque temps, et c’est ça qu’il faut retrouver pour pouvoir vous en libérer. « Mais je sais bien que j’ai un cancer » ! Non ! Ça c’est le diagnostic abstrait des toubibs, pas un de vos postulats, et même s’ils « guérissent » votre cancer, puisque la cause est toujours là, elle va re-manifester un autre cancer un jour ou l’autre.

Autrement dit, si vous êtes malades, vous (en tant qu’esprit) êtes localisé dans le temps à la date où votre postulat a pris son service…

Je sais ! Vous n’avez jamais décidé d’avoir un cancer ! C’est pas de votre faute. « Ne me faites pas culpabiliser ! ».

C’est vrai ! Vous n’avez jamais choisi, ou accepté –le résultat est le même–, de bouffer ce que vous avez bouffé et toujours lu les étiquettes en faisant vos courses. Vous avez choisi du Made in France parce que vous savez bien qu’en France tous les escrocs sont dans la politique, pas dans l’alimentation. C’était même des produits AOC (Appellation d’Origine Con Trop Laid !) ! Autrement dit c’est le nom de votre produit qui est Bio, pas le pinard ! Quelle garantie ! Et vous êtes donc sûr de ce que vous ingérez, et vous connaissez aussi votre « tempérament hippocratique » (bilieux, sanguin, nerveux, ou lymphatique) qui vous sert à savoir un peu ce qui est bon pour vous.

En plus, vous ne lisez jamais les journaux ni des bouquins sur la médecine et les régimes, donc vous n’avez jamais eu l’occasion de vous faire peur en voyant les conséquences « vérifiées » de tel ou tel ingrédient, que vous connaissez, évidemment ? Vérifiées sur qui ? Sur vous, bien sûr, c’est pour ça que ça vous fiche la trouille ! Et je ne vous parle pas des autres activités qui ne vous ont jamais donné d’occasions de postuler, bien sûr…

Et bien sûr aussi, vous avez vérifié et compris tout ce qu’on vous a raconté sur la biologie ce qui vous a permis de choisir en connaissance de cause la BONNE théorie parmi les centaines contradictoires en vogue ! Parce que vous avez eu la sympathique et exceptionnelle mademoiselle Glup comme prof de sciences naturelles pour formater votre culture sur le sujet ?

Et vous ne vous êtes jamais dit « J’aimerais pas avoir un cancer… » ? Or cette considération au conditionnel, EST UN POSTULAT ! Et ce qui y est décidé, c’est de ne pas aimer ! Aimer quoi ? Avoir un cancer ! Sauf que, pour ne pas l’aimer, il faut l’avoir. Ah ! Les dégâts logiques du futur et du conditionnel ! « J’aimerais bien être riche, beau, intelligent… » Pour pouvoir désirer ça, il faut être pauvre, moche et bête ! Non non ! « J’aimerais pas être pauvre, moche et bête !». Mais pour que vous ne l’aimiez pas, il faut bien que vous le soyez… Faites aussi attention aux négations : la Logique a ses façons de les traiter…

Pareil pour la trouille. Si vous avez peur d’un machin et que le Logos vous a « à la bonne », il va manifester le « machin » en question pour que vous puissiez vraiment en avoir peur. D’où ma formule : « Ce qu’on craint on le devient ! ». Idem pour les refus : Ils déclenchent ce qu’on refuse…

Un simple postulat est rarement suffisant pour rendre malade, d’autant qu’il comporte souvent des conditions d’application qui n’auront jamais lieu et qui n’en feront jamais rien d’actif.

Mais si la maladie est là, c’est que le postulat aussi… Avec les postulats conditionnels, un changement de mode de vie suffit souvent à éviter les rechutes.

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