LES ÉVANGILES INVISIBLES (05/15)

LES ÉVANGILES INVISIBLES (05/15)

Foutre la merde, l’exclusivité des théologiens ? Non, mais leur spécialité !…

Vous allez me trouver méchant, mais c’est rien à côté d’eux ! On vient de voir qu’ils sont à l’origine du schisme qui a divisé l’Église chrétienne au mépris de l’avertissement de Son « fondateur » : « Toute maison divisée contre elle-même périra ! », et donc l’église divisée d’aujourd’hui a beau se débattre à coup d’œcuménisme, son cadavre ne va pas ressusciter au bout de trois jours !

Le simple fait d’avoir laissé traduire le In Principo latin par « Au commencement… » dans les langues vernaculaires (parce que le français n’est pas le seul a avoir bénéficié du massacre !), est l’indication de son suicide ! S’il n’y a plus de Principe, à quoi peut servir le Logos pour le manifester ? Et Dieu pour l’ordonner ? Depuis combien de siècles bénéficie-t-on d’une ÉGLISE ATHÉE qui n’a plus qu’à IMPOSER DES DOGMES manipulateurs, au lieu d’enseigner une Doctrine Divine avec la complicité de l’Esprit Saint ? Contrairement à ce que laisse penser le mot, le prosélytisme n’est pas la « prose d’une élite », mais celle d’une bande de clowns qui se croient élus :

Par vocation, ou par limitation « intellectuelle », un théologien ne conçoit (ne considère, si vous voulez…) rien au-dessus de Dieu, donc il ne peut pas se référer à un Principe, comme le fait Saint Jean ! Qui n’est donc pas un simple théologien, comme on le disait !!! C’est même le seul métaphysicien de la troupe à Jésus !

D’autant que le choix du mot « Dieu » dans les langues latines ou de « God » chez les Saxons n’est pas des plus heureux. Le mot « divin » vient du sanskrit deva qui ne désigne qu’un ange, lesquels sont en telle multiplicité, qu’utiliser leur nom pour un dieu unique ne peut servir qu’à désinformer sur le polythéisme attribué aux Hindous. « God » viendrait d’une source sanskrite équivalente signifiant « invoquer », une épithète d’Indra. Dans tous les cas, la chrétienté est la seule tradition à ne pas tenir ses noms des Entités Divines de leur indication directe par leur Source. Pour les Hindous, l’Infini s’appelle Brahma, pour les Chinois le Logos s’appelle aussi log !, Le Lug celte et son Logos ogmios, ne font pas l’objet de tentatives de description écrites, les Romains avaient Jovis, les Grecs Zeus, les Hébreux avaient El et les Arabes ont Allah, comme chacun sait, et de même racine.

nous venons de voir ce qui devrait faire hurler le théologien de base : Dieu n’est pas l’Infini il n’est que le Logos, c’est-à-dire ce qui permet de fabriquer un cosmos qui fonctionne à partir d’un Principe chaotique !

Et le mot humain « Infini » lui-même, ne traduit que notre considération relativement incapable d’en dire davantage : « Il » n’est PAS FINI !

Que faire si mon gourou s’pète ?

Parce que les théologiens ne sont pas les seuls à jouer les gourous, et pas non plus les plus impressionnants !

Il y a les simples curés, les Évêques, les Pères-abbés, les Cardinaux, les Papes, les Sheikhs, les Imams, les Rabbins, les Alchimistes, les Cabalistes, les Hermétistes, les Soufis, les ésotéristes, les gnostiques…

Encore que les Sheikhs, les Imams et les Soufis feraient bien de se souvenir que Allah n’a pas d’intercesseur. Et éviter de se croire tels !

En pratique toutes ces bonnes âmes peuvent tout au plus nous remettre sur une voie oubliée, celle de la Divinité, mais pas nous y conduire au terme !!!

Parce que dès notre naissance, nous connaissions cette Divinité ! C’est aussi ce qu’indique l’Islam : « À sa naissance, tout le monde est Musulman ! » , comme on peut le vérifier en faisant de la télépathie avec les nouveau-nés. Pendant les quelques premiers mois, en pensant au Logos, à Marie, à Dieu… et en décidant qu’ils vont nous « entendre penser », les moufflettes et les moufflets se mettent à sourire aux anges, tout contents d’avoir enfin un adulte qui ne les noie pas sous un déluge de mots incompréhensibles.

Malheureusement, on finit par s’habituer à cette douche hypnotique et on se prend au jeu, quitte à oublier ce qu’on savait en arrivant. Et c’est une vraie drogue ! On veut de plus en plus de mots, de plus en plus compliqués, parce qu’on a l’impression que ça nous rend plus « intelligents », comme nos aînés l’ont cru avant nous. Et qu’ils sont fiers de transmettre… comme tout drogué qui se respecte !

En plus des discours abscons, les gourous utilisent aussi des rites ! Un mot sans rapport avec la lovely Rita meter-maid des Beatles, mais avec le sanscrit rita signifiant une « action correcte ».

Or, effectivement, certains de ces rites sont silencieux et devraient donner à l’exécutant l’occasion de s’instruire par la manipulation d’éléments de l’univers, et de comprendre le Message Divin qu’ils expriment. Sauf qu’avec notre habitude de bavardage ininterrompu, on n’y voit le plus souvent que l’occasion de développer notre discours « symbolique », ce qui nous permet de rester au niveau des mots en croyant s’occuper de choses divines.

Croyez-vous qu’un « compagnon du devoir » qui en est à tailler sa 10 millième pierre fera un meilleur parallélépipède qu’un outil mécanique qui, lui, n’a de toute façon, aucune chance d’être conscient de ce qu’il fabrique ?

Ou qu’un chrétien qui en est à sa cinq centième messe en a profité pour être conscient que la nourriture, quelle qu’elle soit, est une « partie » du corps du Logos en route vers sa transformation en morceau de corps humain ou de l’animal qui s’en nourrit ? Puisqu’on lui met l’accent sur les aspects matériels qui entourent le rite en question.

Et comme tout ce qui est aberrant, c’est difficile de savoir ce qu’ils ne comprennent pas… une galette dominicale échapperait-elle à sa fabrication par le Logos ?

Je rappelle que c’est Lui qui FAIT TOUT ! TOUJOURS ! Alors à quoi sert la bénédiction par une « autorité » ? Parce que le Logos fait grève dans les églises ? Et le curé le remplace ? Des grands malades ont cru expliquer ça par la « transsubstantiation » ! Donc la galette privée de sa source serait revivifiée par un substitut du Logos. Qui fait donc vraiment un boulot de cochon !

Alors blasphème ou sacrilège ? Ou les deux ?

Soyons sérieux trois secondes, nous savons grâce aux physiciens que tout ce qui se trouve dans l’univers est en mouvement, donc ANIMÉ, donc VIVANT ! D’après eux, les électrons tournent autour des atomes dont les particules vibrent, etc., dès que la température est au dessus du zéro absolu, ce qui est assez fréquent ! Et animés par quoi ? Le Logos Lui-même dit que c’est Lui ! Et la Logique du Principe l’avait déjà fait sentir…

Alors maintenant que les physiciens expliquent aux curés qu’ils rêvent debout et éveillés, ont-ils encore une excuse ? Et en ont-ils jamais eue ? Les eskimos et les aborigènes, qui n’ont jamais eu nos physiciens modernes, savent très bien que, même les cadavres se décomposent, donc changent,  et que des aliments, même assaisonnés ou cuits, pourrissent, donc changent aussi, ce que nous pouvons maintenant plus ou moins « prévoir », et ce qui nous fournit, grâce au « principe de précaution », les mentions des dates dites « de péremption », scientifiquement approximatives ! Donc, même sans connaître les histoires d’atomes, TOUT LE MONDE SAVAIT QUE TOUT EST EN MOUVEMENT, DONC ANIMÉ ET VIVANT, ET CETTE VIE EST PRÉCISÉMENT LE LOGOS LUI-MÊME QUI EST CONSTAMMENT (c’est-à-dire, sans arrêt !) AU TRAVAIL POUR FAIRE ÉVOLUER SA PRODUCTION !

La vie du cadavre n’a plus aucun rapport avec celle de l’être vivant qu’il fut mais ses cellules en décomposition sont toujours animées par là-même !

Et je n’ai même pas évoqué la fonte des icebergs ou les tremblements de terre que les eskimos et les aborigènes connaissaient aussi… Sans parler non plus du mouvement des planètes et des étoiles…

D’ailleurs les Chrétiens semblent se douter qu’il y a un truc magique ou mystérieux dans la nourriture, puisqu’ils devraient dire un Benedicite ou un Angelus en se mettant à table. Sans se faire trop d’illusion sur le fait que leur bouffe sera le corps du Logos, puisqu’ils n’ont pas de prêtres pour la « transsubstantialiser »… En ce qui concerne les restos, sauf aux États-Unis, où j’ai vu dire des Benedicite dans ces temples de la bouffe, on peut supposer que les cuisines de ces établissements garantissent la fourniture d’ingrédients équipés de leur Logos, pour éviter d’avoir à inviter un curé pour les ramener à la « vie »…

Les cinq prières quotidiennes des Musulmans n’utilisent aucun gadget magique ou ésotérique pour donner l’occasion à ces fidèles de les distraire de leur attention sur Allah, et si elles sont plus ostentatoires et spectaculaires, elles traduisent au moins le respect de leurs pratiquants pour la Divinité, ainsi que leur humilité par rapport à Sa grandeur !

Car ces « rites » répétitifs devraient servir à pallier les difficultés qu’on a de suivre l’indication de Saint Paul de « prier sans cesse », en fournissant des occasions pour se détourner du monde et se tourner vers le Logos, comme les baptisés l’ont promis lors de leur Baptême… (Prier, c’est orare, tourner sa face vers…, ça n’implique pas de dire quoi que ce soit, c’est une ATTITUDE, une ORIENTATION…, se tourner vers l’Orient, qui se trouve aussi être un nom du Christ !!!).

Promesse dont les baptisés ne se souviennent plus eu égard à leur âge à ce moment-là. Mais baptise-t-on les bébés –qui n’en n’ont pas besoin, voir plus haut– pour le salut de leur vie spirituelle, ou pour donner simplement une bonne conscience « chrétienne » aux parents ? Et pourquoi enchaîne-t-on aussitôt  en retournant les nouveaux baptisés vers le Monde dont ils viennent de promettre de se détourner, avec ses distractions bavardes. On est des drogués vous dis-je !

Un curé m’a expliqué que, comme le bébé baptisé est inconscient, il est libre de changer d’avis plus tard, il n’est pas responsable de son baptême ! Autrement dit le fait de baptiser les nouveau-nés les absout au cas où ils voudraient trahir leur baptême, une trahison dont Saint Paul nous dit pourtant qu’il aurait mieux fallu qu’ils n’aient jamais été baptisés. Mais qui lit Saint Paul quand il est aussi désagréable ?

Un autre rite curieusement absent est celui de commencer toute action en déclarant la faire « Ad majorem Dei gloriam » (pour la plus grande gloire de Dieu), alors qu’il arrive que des Musulmans (mais pas tous !), disent Bismillâh, au moins à l’occasion d’une « action instituée » !

Quoiqu’il en soit, il n’y a rien d’évident à ce que les rites engendrent la moindre compréhension de l’Univers et de ses principes, ou fassent progresser dans la connaissance de Dieu, vers la Vie Éternelle … Puisqu’on se polarise sur l’action, sur ce qui est visible, pas sur ce qu’il y a à comprendre, comme la transmission invisible de l’Évangile depuis le cœur de Jésus jusqu’à l’oreille de Jean. La validité d’un rite est considérée comme assurée si la « substance en est correcte » (son aspect matériel manifesté), et si l’intention est « droite », ce qui, pour une fois, est invisible !!! Comme si la distinction de ces deux considérations pouvait faire oublier leurs liaisons !

Soyons logiques!

« Transmission invisible de l’Évangile depuis le cœur de Jésus jusqu’à l’oreille de Jean »… Illustration sur la première de couverture de mon « premier » bouquin!

Jugeons un peu l’arbre à ses fruits, pour une fois !

Quand les Chrétiens passent à table après un Benedicite, leur orientation vers le Logos ne se manifeste plus dans leur conversation. C’est du genre : « C’est vraiment excellent ! Et ce petit goût de noisette dans les cornichons, c’est une vraie trouvaille ! », ou « Peux-tu me donner la marque du cirage que tu utilises pour donner à ta tarte Tatin cette jolie couleur mauve fluo ? » Autrement dit le genre de bavardage banal et mondain qu’on entend aussi chez les athées… Quant au Logos, il est conjugué au conditionnel : « Il faudrait KJI pense ! »

Alors ! Gourou ou pas gourou ?

Le lecteur cultivé a reconnu le mot sanskrit « upaguru » qui désigne les gens ou les circonstances qui ont servi à quelqu’un à comprendre un « enseignement » « ponctuel ». Dans la phraséologie chrétienne, on pourrait parler d’une occasion providentielle qu’a prise l’Esprit Saint d’utiliser des circonstances pour appuyer Son enseignement ! Mais évidemment l’efficacité d’un upaguru dépend directement du degré de réceptivité de celui à qui ça arrive.

La question est donc : « Les Maîtres spirituels servent-ils à quelque chose ? » Ou même, « peuvent-ils servir ? », simplement.

Et la réponse est « oui ! » ! Ils servent à rappeler (voir la notion de réminiscence chez Platon) à quelqu’un ce qu’il savait à sa naissance, comme on l’a évoqué, et qu’il a oublié à force d’être bassiné par ses aînés sous prétexte de son éducation ! Le mot « mathématique », au sens platonicien, est associé à la notion d’« enseignement à un disciple » (mathétès), qui s’appuierait donc sur une « réminiscence » !

Le job du Maître est donc de faire passer le disciple de l’état d’une conscience-d’animal-humain à celui d’un esprit-image-de-Dieu, pour que celui-ci puisse continuer son chemin, car on va le voir, entre notre esprit dans son domaine « substantiel » et Dieu, il y a celui des idées d’Icelui et celui de l’Esprit Saint ! Et ce n’est pas un gourou qui peut nous faire franchir la dernière étape, sinon il serait un intercesseur ! Nous devons la faire seul !

C’est quoi cette ânerie ?

Vous pensez vraiment qu’être seul AVEC Dieu puisse être le prototype de la solitude ?

Autrement dit, le fait de quitter les Maîtres n’est pas un acte d’orgueil, de frime, ou de prétention, et d’ailleurs un vrai maître devrait y inciter, c’est juste être cohérent et LOGIQUE avec ce qu’on a compris, SI ON EST ARRIVÉ JUSQUE LÀ ! Et la sagesse populaire ne s’y trompe pas en suggérant qu’il « Vaut mieux s’adresser au Bon Dieu qu’à ses Saints ! ». En précisant bien qu’il s’agit du « Bon » Dieu et non du « Bon Dieu », c’est-à-dire du « Vrai » Dieu et pas d’un « Gentil Dieu » qui supposerait qu’il y en ait d’autres moins indulgents…

Donc les Maîtres sont surtout là pour être des « initiateurs », ce qui fera bicher les junkies de l’ésotérisme, pour donner l’occasion de comprendre l’Univers et son Principe, jusqu’à la conscience effective d’être un esprit, et qu’on puisse se débrouiller tout seul, en se débarrassant de ce qui ne fut qu’un travail préparatoire (on y revient ?).

Et on aura alors une vraie raison de remercier le gourou, et de lui être reconnaissant de son coup de pouce…

Si vous remarquez ce qu’on peut sortir d’une demi-douzaine de versets pris dans les deux Testaments, et que vous le comparez à tout ce que vous avez lu dans tous les domaines… Mais même simplement en ce qui concerne la « spiritualité » ou la « religion », et j’espère que vous voyez maintenant les différences entre ces deux « disciplines » !

Toutes les Traditions racontent à un endroit ou un autre ce que je viens de vous dire, même cet « Évangile Invisible » des langages, qui en fait la démonstration ! Mais elles le font discrètement parce que ça ne fait pas l’affaire des manipulateurs prosélytes qui cherchent le Pouvoir, en pensant que se réclamer de Dieu est leur meilleur prétexte. Pourtant c’est étonnant qu’ils n’osent pas faire disparaître des indications comme celle des Brahma sutras dont je récupère le contexte d’une remarque prise dans l’œuvre de René Guénon, un gourou s’il en fut ! « Les Brahma-Sûtras eux- mêmes, auxquels on ne contestera pas l’autorité, lesquels affirment ceci : « L’homme peut acquérir la vraie Connaissance divine, même sans observer les rites prescrits, et l’on trouve en effet dans le Vêda beaucoup d’exemples de personnes qui ont négligé d’accomplir de tels rites (ou méthodes), ou qui ont été empêchées de le faire, et qui cependant, à cause de leur attention perpétuellement concentrée et fixée sur le Suprême Brahma, ont acquis la vraie Connaissance qui Le concerne », (Brahma-Sûtras, 3e Adhyâya, 4e Pâda, sûtras 36 à 38). » ! Le soulignement est de votre serviteur. C’est dans « L’homme et son devenir selon le Vêdanta », et même ceux qui l’ont lu n’en tiennent pas compte… tellement ça bousille leurs rêves (ou leurs cauchemars)…

René Guénon

Le grand René, Guru si il en est, avait quand même du nez pour ce qui touche à la Connaissance vraie…

Peut-être ces gourous ne sont-ils pas aussi tout puissants qu’ils le croient ? Et Dieu et son Logos les empêchent-ils de jeter la clef de la connaissance, comme les « docteurs de la Loi » des temps évangéliques…

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