Les Nuages du New-Age (N°2 Confusions)

Les Nuages du New-Age (N°2 Confusions)

Confusion N° 3 : l’énergie et le moteur immobile

Nous venons de parler de ce moteur immobile, mais c’est pour aborder ici un nouveau tour de passe-passe concernant les considérations de Neale-God sur le fait que le temps n’existe pas.

Dans le Tome 2, nous apprenons que (je cite) : « la vie (vous pourriez tout aussi bien l’appeler Dieu) est pure énergie. Cette énergie est toujours en vibration constante. Elle se déplace sous forme d’ondes ». Donc Dieu lui-même vibre ! Mais comment fait-il pour vibrer si le temps n’existe pas ? Même dans l’éternité, puisque c’est là que Dieu se trouve ? C’est précisément la « période » qui caractérise une vibration. C’est à dire la quantité de temps entre deux passages du mouvement dans des positions analogues.

L’inconvénient ici vient de ce que le sujet même de l’énergie est complètement confus depuis les anciens Grecs, et pas seulement pour nos Neale. É-nergie veut dire source d’un mouvement. Les scientifiques modernes en considèrent deux formes : l’énergie dite « potentielle » et l’énergie vraiment « physique » (donc « réelle »). L’énergie potentielle ne doit son existence qu’à la nécessité d’équilibrer les équations. Autrement dit quand quelque chose tombe de votre table, l’énergie cinétique qu’elle démontre doit venir d’une énergie potentielle due à la différence d’altitude entre la table et le sol. C’est une généralisation de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Et cette énergie potentielle est censée mettre en évidence un « champ de gravitation » proportionnel à la masse de l’objet et inversement proportionnel au carré de sa distance avec le centre de la terre ! Tous ces champs fascinants sont censés être la source d’énergies variées quand on les laisse en faire la démonstration. Et ils ont le bon goût de faire croire que quelque chose peut jaillir de « rien ». Or ces champs ne sont que la structuration de l’espace et ne font donc qu’exprimer que l’espace immobile peut lui-même être une source de mouvement, ce qui fait penser à Aristote.

Sauf que la réalité de la psychokinèse, démontrée en particulier par les magnétiseurs et les « coupeurs de feu » qui agissent même à distance et qui sont (très) discrètement employés par des hôpitaux, permet de penser qu’Aristote avait une autre option quant à son « moteur immobile » : la possibilité que sa nature appartienne à l’éternité, où nous avons la garantie de son immobilité.

Et c’est là que pataugent les tenants des « médecines quantiques » qui continuent à s’évertuer à utiliser l’univers pour leur développement, alors que la définition même du domaine quantique c’est qu’il n’obéit pas aux « lois » identifiées comme étant celles de la matière comme la loi dite « de causalité ». Dans ce domaine les effets peuvent précéder les causes ! Et bien d’autres choses étonnantes. Parce que, bien sûr, c’est l’Univers qui triche, pas nous qui le comprenons à l’envers !

Les « avancées » récentes de la médecine quantique, mentionnent de nouveaux types « d’énergie », et pour les scientifiques, elles sont « localisées » dans des « dimensions » au delà de nos trois ou quatre dimensions habituelles. L’ennui, c’est que, pour eux, ça expliquerait la possibilité de guérir à distance dont on vient de parler, comme si le fait de rajouter des dimensions (donc d’augmenter les distances) pouvait faciliter l’opération. En fait l’énergie des magnétiseurs est bien celle qu’évoquait Aristote avec son « moteur immobile » et il s’agit du « Principe de l’énergie » elle-même et non pas d’une de ses manifestations physiques, ni d’une quelconque énergie « potentielle » puisqu’elle a le mauvais goût d’échapper à la mathématisation de la physique.

Toute énergie qui se manifeste par une onde est du domaine de l’univers et n’a rien d’immobile et la « généralisation » des physiciens ressemble beaucoup à l’expression d’une « énergie du désespoir » !

Expérimentalement, la psychokinèse peut générer des énergies considérables, sans aucun rapport avec celle qu’un corps humain pourrait déployer mécaniquement, et il est dommage qu’aucun de nos Neale ne soit pas plus au courant de cela que la population laborieuse abreuvée par les scientifiques pour qui, pendant longtemps, la psychokinèse était de la charlatanerie.

La métaphysique qu’ils ignorent atteste que les domaines spirituels et psychiques ont pour vocation d’agir au niveau « matériel », et c’est dommage que Neale-God n’en soit pas plus au courant !

Confusion N° 4 : la confusion de la confusion

Quelqu’un de confus est quelqu’un qui ne sait pas où il est.

Peut-on être plus confus encore que ça ?

Oui ! Si on ne sait même pas qu’on est confus !

C’est la « confusion de la confusion ».

Le simple fait de mettre une confusion en évidence chez quelqu’un de confus le fait sortir de sa « confusion de sa confusion », ce qui le soulage considérablement, et explique pourquoi si souvent Neale-Man s’exclame : « on ne m’a jamais si bien expliqué ça ! » ou « comme c’est simple : » Ce qui ne veut pas dire qu’il comprenne maintenant quoi que ce soit, mais qu’il sait simplement qu’il est dans une confusion. J’ai eu de nombreuses occasions d’aider des gens à sortir de leurs confusions et les réactions de Neale-Man sont tout-à-fait typiques du soulagement qu’on obtient en faisant ça !

Les trois confusions que nous venons de passer en revue tournent toutes autour d’une variation de la question : Comment quelque chose peut-il exister en même temps que son contraire ? Et la solution de Neale-God consiste simplement à affirmer que toutes choses sont aussi leur contraire, ce qui confirme la confusion de Neale-Man et le soulage. Et pourtant Neale-God radote à propos du fait que l’on crée ce qu’on refuse, ce qui est parfaitement logique, même si ça n’est souvent pas immédiat à piger… Comment peut-on refuser quelque chose qui n’existe pas ? Si vous voulez être en bonne santé pour éviter la maladie, vous serez malade. Si vous ne vous voulez pas être pauvre, c’est ce qui va vous arriver… et vous n’aimerez pas l’être… puisque vous ne le vouliez pas ! Dans de telles phrases, le verbe moteur n’est pas « être » (malade ou riche), mais « vouloir », et c’est ce qui est exécuté, ça ne concerne que votre opinion…

Une analyse sémantique élémentaire des Conversations vous mettra tout ceci en évidence !

Nous reviendrons sur ce sujet en examinant les « fulgurances » de David Icke…

La dichotomie divine

C’est le leitmotiv de base de Neale-God, c’est-à-dire que Dieu est le « lieu des contradictions », ce qui est tout-à-fait nouveau en parlant de Dieu, mais très pratique. Il fournit les plus grandes craintes quant à la santé mentale de Neale-God ou laisse à penser qu’il est TRÈS intelligent mais de TRÈS mauvaise foi ! Dans les deux cas il ressemble beaucoup trop à une création humaine avec toutes ses limitations, au point de se demander à nouveau si son identification avec Neale-Man, n’est pas simplement le fait qu’il ne soit que sa marionnette !!!

J’avais déjà entendu parler « d’ambiguïté divine » par un protestant un peu fatigué, mais le choix du mot dichotomie est une bien meilleure indication d’une schizophrénie que la simple ambiguïté !

D’autre part, dans la métaphysique véritable, on insiste sur le fait que les opposés apparents sont plutôt complémentaires, et que leur opposition se résout au niveau de leur Principe commun, une notion dramatiquement absente de l’échange des Neale. Ce qui fait que s’il y a un domaine dont la dichotomie est absente, c’est bien le domaine divin !

En clair, si la Justice est le principe commun et abstrait de ce qui est juste et de ce qui est injuste (dans le concret), l’injustice elle-même n’a aucun Principe, mais comme Neal-God l’explique pourtant fort bien « on » (… enfin, les hommes…) ne sait pas ce qu’est la Justice tant qu’on n’a pas expérimenté des « choses justes » et des « choses injustes », et d’après lui, même Dieu ne le peut pas et ne le sait pas ! Curieuse approche de l’Omniscience. La phrase donnée aux musulmans c’est : « J’étais un Trésor caché et J’ai voulu être connu », pas « Et J’ai voulu Me connaître ». Autrement dit, il n’y a rien de mal à être « Dieu », à condition quand même de ne pas être aussi bête que « Lui » !

Donc Neale-God est schizophrène ce qui évite d’attribuer cette psychose à Neale-Man et c’est toujours ça de gagné.

Cette dichotomie est d’ailleurs omniprésente puisqu’elle persiste lorsque Neale-God parle du fait que le but de Neale-Man est de s’unir « avec » le Tout. Car le mot « avec » implique l’existence de deux choses distinctes. Ce qui est une caricature de la notion musulmane de « l’Identité Suprême » où les deux éléments ne sont PLUS distincts. Moksha des hindous a le même sens, tout comme la Perfection chez les taoïstes ou les chrétiens Orthodoxes. Encore une fois la carence culturelle de Neale-God est surprenante pour quelqu’un (ou quelque chose…) qui est censé TOUT connaître ! Neale-Man aurait dû s’en préoccuper pour mettre Neale-God au courant !

Cette « Identité suprême » ne fait pas que l’esprit d’un homme soit UN avec Allah ce qui serait considéré comme une « association », le péché ultime pour le Coran, l’équivalent du blasphème contre l’Esprit chez les Chrétiens. En fait elle correspond à la mort véritable DE L’INDIVIDUALITÉ, et non à la rêverie des Neale qui ne concerne que la mort du corps physique, très loin de nous libérer d’autre chose que du corps, alors que l’être étant mort à son individualité réalise dans cet état qu’il EST Allah lui-même, et cet état est connu de toutes les Traditions majeures comme la fin véritable de l’évolution humaine, état qui peut être obtenu après la mort, mais même avant : l’être est alors un « libéré vivant » pour les hindous, un « Jîvan-Mukta », et un véritable « soufi » pour un musulman. Et si l’être et Allah sont UN, c’est parce que l’être a disparu et qu’il n’y a plus qu’Allah. Rappelez-vous : « Il n’y a d’Allah qu’Allah » ! Les conceptions des Neale ne sont que des caricatures pitoyables issues de l’orgueil d’un ignare ou d’un inconscient ou des deux à la fois ! Je verrai bien Neale-Man dans le rôle de l’ignare, et Neale-God dans celui de l’inconscient !

Hitler : la victime des vilains Allemands

Toute l’idée ici est d’expliquer que l’enfer n’existe pas et donc que Hitler n’est pas en enfer. C’est annoncé dans le Tome 1 et détaillé dans le Tome 2 où l’on apprend qu’Hitler a été « obligé » par son peuple de créer le Nazisme.

Le principe de base, ici, est que lorsqu’un peuple d’imbéciles élit son président, ce dernier, nécessairement déjà un imbécile, doit se surpasser pour que ses électeurs ne soient pas déçus. L’idée n’est d’ailleurs pas si sotte si l’on en juge par l’Histoire récente !

Ce qui cloche dans le cas présent, c’est la notion que l’enfer soit un lieu, simplement parce qu’on dit « aller en enfer » ou « être en enfer ». On dit aussi « être en colère » et la colère doit donc être un endroit particulièrement bondé ! La métaphysique élémentaire apprend que les « lieux », hors de l’univers physique, sont en fait des symboles d’états d’être, et donc que l’enfer n’existe pas EN TANT QUE LIEU, mais on peut parfaitement être en enfer comme on pourrait être en colère. Même maintenant !

À la gloire du rêve américain et du New World Order

Plus près de nous, nous avons droit à un éloge de papa Bush, de Clinton et de Carter, et même de Gorbatchev à l’occasion d’une critique encourageante et même enthousiaste du système de gouvernement des États-Unis, au point que Neale-God suggère qu’il devrait inspirer le gouvernement du New World Order.

Car les Américains sont manifestement le peuple élu de Neale-God, ce qui lui permet de flatter indirectement son américain de Neale-Man. Il parle incidemment, mais vers la fin du Tome 3, du fait que ce peuple parfait a malgré tout dû son établissement au génocide des natifs de l’endroit, mais en ayant une excellente raison pour cela : ces imbéciles d’Indiens auraient empêché les cow-boys (certains parlent même pourtant des Américains comme des descendants des putes et des bagnards…) de polluer l’atmosphère et les rivières, ce qui les aurait handicapés pour développer leur industrie ! Cela n’empêche pas Neal-God par ailleurs de sonner de l’olifant à la gloire des écologistes qui s’efforcent d’arrêter les dégâts.

Bizarre tout de même qu’ils aient oublié de signaler que c’est grâce aux multinationales que nous étions condamnés à l’écologie au niveau planétaire, ces multinationales étant l’ébauche du New World Order dont les Neale sont si friands !

Indépendamment du fait que la justification du massacre des Indiens soit assez surprenante, à moins qu’on le doive à une des nombreuses tentatives d’humour décalé de Neal-Man, il n’y a pas un mot sur celui des noirs d’Afrique dont la moitié crevaient pendant leur « excursion » vers l’Amérique, ce qui leur « évitait » au moins de devenir les esclaves du « peuple élu » de Neal-God. Mais j’ai oublié de signaler que si l’enfer n’existe pas, c’est parce d’après Neale-God, le mal n’existe pas non plus, et nous y reviendrons…

Ce qu’ils oublient de dire, c’est que l’avènement de ce New Word Order doive se produire avec les mêmes méthodes que celui des États-Unis, sauf qu’il n’y a plus d’Indiens ni de nègres à équarrir, et que les projets d’établissement du NWO prévoient de massacrer 85% de la population mondiale (à peu près 6 milliards de gugusses) pour régler les problèmes d’intendance.

Et d’ailleurs ce NWO n’est pas une invention de Bush annoncée le 11 septembre 1991, (10 ans avant l’autre 11 septembre qui en était donc l’anniversaire…), puisqu’il est mentionné sur le sceau américain depuis 1782, et imprimé au dos des billets de UN dollar depuis 1925, en latin : « Novus Ordo Seclorum », complété par la devise luciférienne « Annuit Coeptis » (il favorisera nos entreprises), sur le « Grand Sceau des États-Unis » qui comporte quelques autres messages plus graphiques.

Et les présidents américains cités par Neale-God appartiennent précisément au groupe qui prépare cet avènement (et Gorbatchev en est aussi).

Mais c’est délicat pour nos Neale d’évoquer l’appartenance de leurs héros au Bilderberg sans avoir l’air d’être au courant du « complot » pas théorique du tout, n’en déplaise à vos journalistes préférés, à la base de leur NWO.

Quand à Steiner dont Neale-Man se présente comme un disciple, il a quitté la théosophie fondée par Helena Blavatsky, quand les dirigeants étaient devenus un peu trop homosexuels à son gré, pour fonder son anthroposophie, passant donc de la « sagesse divine » (théo-sophie) à la « sagesse humaine » (anthropo-sophie) ; ce qui n’est pas vraiment une révolution puisque, pour lui, c’est l’homme qui est Dieu, comme ce qu’expliquent nos Neale avec insistance et enthousiasme !

Mais Steiner a développé la médecine anthroposophique et l’agriculture biodynamique, toute deux très efficaces, ce qui a incité Neale-God à faire la pub pour les écoles Waldorf également issues de la secte, et dont les méthodes sont effectivement nettement plus intelligentes que celles des éducations ordinaires (ce qui n’est pas bien difficile !). Toujours le mélange inextricable entre le vrai et le faux !

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