Organismes, Asservissements, Thérapies ! (01/Bases)

Organismes, Asservissements, Thérapies ! (01/Bases)

Pour commencer à s’y retrouver dans les systèmes thérapeutiques il faudrait déjà comprendre et savoir ce qu’est un organisme vivant. Or, les thérapeutes, quelle que soit leur pratique ont l’air de ne pas en avoir une idée claire. En fait, pas d’idée du tout !

Faute de ne pas avoir examiné ce que sont les asservissements. Car les corps des organismes vivants ne sont que des paquets d’asservissements corrélés de façon inextricable, et tous les tubes à essai du monde ne peuvent pas en donner la moindre idée.

En été 1970, j’ai fait un stage d’un mois, dans un IMP en vacances, à Lodève, dans le cadre de « Vie & Action », l’association fondée par André Passebecq, et j’y ai fait une conférence sur « Les asservissements et la psychosomatique naturelle » ! C’est un développement de cette conférence que vous allez pouvoir suivre dans ces posts.

Mon but était à l’époque de montrer que la « Psychosomatique naturelle » ou « L’hygiène vitale » de Passsebecq était la seule méthode thérapeutique compatible avec la théorie des asservissements que j’avais étudiée dans mon école d’ingénieurs ! Passebecq était plus intéressé par la psychologie (et par la sémantique générale de Korzybski, ce qui lui a évité bien des âneries) que par les mathématiques, mais il avait réussi à comprendre l’existence et l’importance d’une « force médicatrice naturelle » qui n’est autre que la façon dont se manifestent les asservissements des organismes. Comme nous allons le voir !

Les maths au secours de la biologie… ou de la bio logique !

Les asservissements font l’objet d’une théorie mathématique dont plusieurs conséquences sont vitales pour éviter des accidents en biologie, comme les « échecs » des traitements ou leurs effets secondaires.

Or les résultats que les matheux démontrent ne viennent qu’appuyer des réflexions de bon sens. Donc on n’aura pas besoin de maths, on va juste profiter du fait que des matheux ont prouvé ce qu’on va raconter…

Un asservissement est un mécanisme qui vise à obtenir un résultat et qui réagit en fonction de l’effet obtenu. Vous en utilisez dès maintenant à peu près tous les jours ! La plupart des systèmes de chauffage/climatisation des voitures se programment en réglant le nombre de degrés Celsius que l’on veut obtenir : c’est un système asservi ! Votre régulateur de vitesse vise à garantir que votre vitesse reste celle que vous avez affichée quel que soit le profil de la route. Il ralentit dans les descentes, et accélère dans les côtes. Tout seul !

Autrement dit, dans un asservissement, on utilise quelque chose qui compare la différence entre ce qu’on a et ce qu’on veut avoir. Et on corrige dans l’organe de contrôle en provoquant une modification inverse de l’écart qu’on a constaté ! Autrement dit, on réagit en sens inverse. Comme quand vous conduisez, si votre voiture fait une embardée à gauche, vous tournez le volant à droite et vice versa. Et c’est une sorte de boucle : vous mettez votre volant au départ dans la position qui vous paraît la bonne, vous constatez que la voiture ne va pas où vous voulez, et vous corrigez, toujours avec le volant, et vous continuez à comparer la direction prise avec celle que vous voulez prendre. En Français ça s’appelle une « boucle de contre-réaction » ! L’anglais est moins précis : il parle de « feed-back loop » sans trop mentionner que ce feedback est négatif.

Il faut vraiment garder constamment à l’esprit cet aspect de bouclage car il a une conséquence fondamentale : si vous avez affaire à une boucle d’asservissement, où que vous interveniez dans la boucle, vous intervenez dans TOUTE la boucle ! Prétendre pouvoir agir de façon locale est la première escroquerie de nos Diafoirus foireux ! On verra ce qui peut nous en donner l’impression et pourquoi, comme c’est juste une impression, il faut s’attendre à des effets secondaires. Que les pharmaciens et les médecins qui s’en servent ont le front de nous garantir à travers les statuts de l’American Medical Association !

Deuxième remarque : un asservissement a des limites de fonctionnement. Une rafale de côté à 200km/h est assez difficile à corriger. Vos radiateurs à qui vous demandez de vous garantir 20°C auront peut-être du mal s’il fait -50° dehors, et votre climatiseur à qui vous programmez la même consigne va peut-être s’essouffler avant qu’on atteigne 100° à l’ombre ! Autrement dit, ça n’est pas parce qu’on a un asservissement qu’il ne faut pas tenir compte de ses limites. Un verre, ça va, trois camions citernes : bonjour les dégâts !!!

Compte tenu de cette deuxième caractéristique, comment pouvons-nous savoir si nous avons affaire à un asservissement ? Vous pourriez y répondre tout seul ! Si quelque chose est relativement constant en dépit des changements de son environnement : c’est que vous avez un asservissement !

Vous voulez des exemples ? Là aussi vous pourriez les trouver tout seul : chez les animaux dits « à sang chaud », comme les corps humains, la température reste constante ou à peu près (entre 36,1°C (92.2°F) et 37,8°C (100°F) suivant l’endroit du corps et l’heure du jour (nous dit Wikipedia). Or il n’est pas rare qu’au cours de 24 heures la température de l’atmosphère à un endroit donné varie d’une dizaine de degrés ou plus. On a donc la preuve que notre température est régulée…

Un autre, moins flagrant, encore que si vous vous faites souvent faire des prises de sang, vous constaterez que le plus souvent vos paramètres ne font pas des montagnes russes et en tout cas (à moins que vous en soyez mort, et que vous ne le sachiez pas, puisque vous continuez à lire…) leurs variations sont minimes par rapport à toutes les nourritures que vous ingurgitez. Ça porte même un nom que les toubibs connaissent sans trop se préoccuper d’en déduire un quelconque « principe de précaution », qui pourtant, serait bien utile ici : c’est l’« homéostasie », et c’est d’ailleurs le nom donné par Claude Bernard aux systèmes asservis.

Encore moins flagrant : quand vous vous blessez, votre corps change de forme à l’endroit de la blessure et pourtant il va faire ce qu’il peut pour retrouver sa forme « normale »… pour l’âge en question ! On peut considérer ça comme le fait que l’aspect d’un corps soit asservi à un « plan » préétabli qui doive se développer au cours du temps, quelles que soient les circonstances (toujours avec des limites quant à son application, bien sûr), ce que la métaphysique appelle justement la « forme » (l’essence) directrice des organismes dont la manifestation leur donnera leur « aspect ». La forme métaphysique n’est en effet que la « possibilité essentielle » qui prépare ce qui va devenir un organisme vivant dans le cas dont nous nos occupons. La « possibilité substantielle » étant fournie par les gamètes du papa et de la maman, qui ne sont aussi que des promesses d’organismes, puisqu’il leur manque la moitié de leurs chromosomes pour être une cellule de cet organisme en devenir.

Ce lien entre les asservissements et la métaphysique n’a rien n’anodin, en particulier de la part de l’Accoucheur de paradigme que je prétends être, puisqu’il va permettre d’étendre le discours au-delà, bien au-delà même, du seul domaine physiologique…

Autrement dit, les toubibs en ont entendu parler, mais comme ils sont fâchés avec les maths fondamentales, ils n’en connaissent pas les conséquences, ou ils n’en tiennent pas compte ! Et on va y venir.

Une autre caractéristique facile à comprendre mais qui touche les maths. C’est ce qu’ils appellent la « fonction de transfert ». Ça concerne tous les systèmes de commande, qu’ils soient asservis ou non. C’est la fonction qui donne la « sortie » (le résultat) en fonction de l’« entrée » (l’idée directrice). Ce qui va nous intéresser, nous béotiens, c’est la vitesse de réaction de l’asservissement. Encore avec l’exemple du conducteur. Si vous êtes fébrile et que vous tournez le volant hystériquement dans les deux sens, vous finirez dans un arbre puisque vous ne pourrez pas diriger la voiture. Si vous êtes amorphes, vous laisserez la voiture aller où elle « veut » et le résultat sera probablement le même. Donc il y a une vitesse de réaction optimale, adaptée au but recherché.

L’analyse mathématique ramène cette vitesse de réaction à une durée : la constante de temps de l’asservissement.

Et puisqu’on parle de temps, peut-être est-il temps qu’on passe au deuxième volet de l’étude : celui des organismes

 

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