Organismes, Asservissements, Thérapies ! (07/Jeûne)

Organismes, Asservissements, Thérapies ! (07/Jeûne)

Il y a 50 ans je vous aurais envoyé sur André Passebecq, le seul théoricien des méthodes naturelles qui trouvait grâce à mes petits yeux myopes, et c’est pour ça que j’avais fait cette conférence pendant son stage « Vie & Action » de Lodève. Depuis qu’il nous a quittés, ses productions sont abritées par l’Association de Bio-Électronique déjà citée.

Jean-Marc Dupuis ne se présente pas comme son successeur, mais chaque fois que je tombe sur un texte vraisemblable à propos de biologie, il se trouve que son auteur est connecté à Dupuis.

Ça ne suffit pas pour que je vous suggère de ne pas examiner ce qu’il vous raconte, parce que j’y ai trouvé des dérapages, sans vraiment de conséquences, et que je vous laisse donc découvrir par vous mêmes.

Il semble notamment avoir découvert récemment les bénéfices de ce dont je veux vous parler et au sujet duquel j’ai déjà commis un post sur le présent blog.

C’est un processus que n’aurait pas renié notre Hippocrate puisqu’il avait lui-même dit : « Plus vous nourrissez un malade, plus vous lui nuisez. »

Je viens d’aller sur la page que Joyeux lui consacre sur internet, mais en tant que praticien (j’en ai fait tout un tas de 28 jours, un de 33 et un de 45, donc j’ai dépassé les 41 jours fatidiques des théoriciens et je suis encore là pour les enquiquiner !), il y a quelques indications dont je ne suis pas un grand fan, et qui semblent venir de ce qui m’ennuyait chez le Docteur Vivini, souvent invité de Passebecq quand j’ai commencé. Passebecq non plus, en privé, n’était pas un grand admirateur de Vivini.

Vivini faisait faire des jeûnes dans sa clinique, et devait donc justifier (pensait-il), ses tarifs hôteliers par des prestations annexes. Il lui arrivait notamment souvent de dire qu’un jeûne sans lavement était insupportable au bout de quelques jours et que ses clients l’avaient supplié de leur en infliger… Or, je n’ai jamais pris de lavement, et n’en ai jamais fait prendre aux amis à qui j’avais conseillé des jeûnes de 20 jours et plus. Et personne ne s’est plaint des symptômes allégués par Vivini.

À l’époque que j’évoque, lors des congrès de « Vie & Action » organisés par Passebecq, on rencontrait beaucoup de gens venant de « La Vie Claire » (d’avant Tapie), ou de l’Anthroposophie (Steiner, Montessori), et qui avaient fait des jeûnes pour se débarrasser d’inconvénients mineurs comme des cancers… et aucun ne m’a parlé d’un besoin de lavement.

Or, pour guérir d’un cancer, le jeûne a besoin de sa constante de temps, à savoir environ 21 jours, largement assez pour avoir des problèmes intestinaux, si comme le pensait Vivini les trucs qui étaient en train d’y pourrir infectaient le malade.

Comme Dupuis, Joyeux montre qu’il ne connaît le jeûne que de l’extérieur et donne des indications récupérées ailleurs que dans sa pratique. L’indication qui y fait penser c’est qu’il ne croit pas qu’un jeûne seul et tout simple puisse suffire, et qu’il cherche désespérément à ajouter des trucs pour que ses mauvaises habitudes de médecin n’aient pas l’air inutiles…

Et pourtant c’est lui qui cite : « Plus vous nourrissez un malade, plus vous lui nuisez. », mais chassez le naturel du Maître de la Nature et il revient au galop !

C’est si difficile de NE RIEN FAIRE ?

Et de comprendre que si un organisme se guérit c’est uniquement grâce à ses asservissements (la Force Médicatrice Naturelle de Passebecq) et au fait qu’on ne fait rien pour interférer !

La formule complète du dénommé Passebecq, c’est : « NE RIEN FAIRE MAIS INTELLIGEMMENT ! »

Il y a deux aspects dans un processus que les informaticiens connaissent bien : les données et les programmes. Ce qui est ingéré, aliments ou drogues, c’est les données, ce qui en résulte c’est le produit des processus des asservissements appliqué sur ces données. L’ADN aussi n’est que le jeu de données d’un être particulier, et on le confond généralement avec le processus qu’il alimente et dont on ne connaît rien pour l’instant…

Comme promis, cette pratique est compatible avec tous les régimes quelles que soient les proportions qu’ils recommandent ! N% de 0 c’est 0 ! Quel que soit N ! Donc un jeûne garantit la continuité de votre diète !!!

Essayons de décrire le fonctionnement des asservissements au cours d’un jeûne. À nouveau, ce n’est que descriptif, ça ne prétend pas expliquer ce qui se passe au niveau des processus…

Les constantes de temps que je vais citer ne sont bien sûr qu’indicatives, chaque organisme a ses propres variations.

Pendant les trois premiers jours environ, l’organisme patiente, il espère qu’on va le nourrir et il brûle ses graisses comme d’habitude. C’est le mauvais moment à passer. On se sent vaseux, Et en plus, on croit avoir faim, parce qu’à l’heure habituelle des repas, le chronomètre de la bestiole signale qu’elle s’attend à bouffer. Mais c’est de l’appétit, pas de la faim…

Et curieusement c’est la seconde contre-indication du jeûne !

La première ? Quoi la première ! C’est si le gars ne veut pas ! Point final !

La différence entre un jeûne et une grève de la faim, c’est que le gréviste veut crever, et que ce genre de décision peut très bien s’exécuter en moins de huit jours, on en a eu des exemples…

Alors qu’un jeûne, qu’il vaut mieux arrêter quand l’haleine n’est plus fétide, ce qui indique que la désintoxication est terminée, et qui n’arrive apparemment jamais en moins de 21 ou 22 jours.

Et la deuxième ? Quoi la deuxième ! Ah oui ! Si votre client est plutôt obèse, c’est pendant ces trois jours qu’il va brûler le plus de graisses et que les poisons qui y sont contenus vont passer dans le sang. Un individu qui a mené une vie considérée comme normale aujourd’hui, avec de la bouffe industrielle, de l’alcool, du café, du tabac, des médocs et qui fait 20 kilos de trop, a assez de drogues dans ses graisses pour mourir pendant ces trois jours critiques.

Il faudra recourir à des petits jeûnes rythmés d’une journée ou deux une fois par semaine jusqu’au retour à un état de toxémie normale, c’est-à-dire supportable.

Si vous êtes vraiment en bonne santé, il ne va rien se passer de spécial dans les jours suivants. Votre jeûne devra s’arrêter quand votre haleine va se nettoyer et que votre faim va vous montrer sa différence avec l’appétit.

Autrement dit quand il y a la faim, c’est la fin !

Combien de temps ça peut durer ? Vous voulez dire avant le phénomène que je viens de décrire, l’éclaircissement de l’haleine, et qui est impérativement final ?

Eh bien, j’ai lu, il y a bien longtemps que dépasser 41 jours était mortel. Or c’était à 90 jours de Noël ! Et à cette époque j’avais aussi gobé que si on jeûnait 20 jours il fallait reprendre une alimentation « normale » en 20 jours parce que, tenez-vous bien ; « pendant un jeûne le tube digestif redevient celui d’un nouveau-né » !!! Je ne sais plus quel est le con qui a inventé cette explication, mais je sais bien que j’ai fait partie des cons qui l’ont cru !

Étant à 2 fois 45 jours de Noël, je devais avoir le temps de vérifier la thèse des 41 jours, et réveillonner en famille sans prétendre que je ne mangeais pas comme tout le monde… Parce que ça fait aussi partie des plaisirs du jeûne en famille, quand on est le seul à jeûner : « Oh comme tu dois avoir faim, prends des carottes, ça peut pas faire de mal… » Eh bien non, après le démarrage boueux, on n’a plus faim du tout et on regarde les autres s’empiffrer en essayant de se cacher pour ne pas vous faire envie, croient-ils…

Mais revenons à l’expérience. Au bout de 42 jours, le phénomène final de fin du jeûne ne s’était pas encore produit et j’avais l’impression très nette que je m’étais fait rouler par mon expert… ça m’a foutu en colère, et je n’avais même plus envie de boire ! (Ce que je ne conseille pas…)

Toujours est-il qu’à l’époque, j’étais en déplacement avec mon équipe d’ingénieurs que je rejoignais à leur petit déjeuner. Allez donc savoir pourquoi, j’en profitais pour aller uriner dans les toilettes au sous-sol de l’hôtel, où traînait un pèse personne ! Par jeu, je me suis donc pesé alors que d’habitude je n’en n’ai rien à faire. Bizarre, chaque jour je prenais UN KILO, sans manger et sans boire et en vidant toutefois ma vessie comme d’habitude !

À 45 jours, il me restait juste assez de temps, d’après mon autre théoricien, pour remanger de façon civilisée à Noël, et j’ai laissé tomber mon jeûne ! Donc, je n’ai pas de durée maximale à vous indiquer…

Allez voir la photo de Thérèse Neumann pour constater qu’un jeûne de 46 ans ne vous transforme pas en squelette, loin de là. Mais au bout de 40 ans, il ne s’agirait plus de jeûne mais d’inédie. Tous les « inédistes » ne sont pas aussi replets que notre Thérèse, Marthe Robin, par exemple était plutôt un sac d’os. Mais il y a d’autres exemples célèbres, comme Saint Thérèse d’Avila, qui a tenu une dizaine d’années, mais qui était aussi connue pour léviter pendant la messe et retourner en flottant dans l’air au fond de sa cellule de nonne… Ses lévitations l’ennuyaient moins que le fait que ça la privait de ses messes…

En conclusion, venant de moi, vous n’en saurez rien de plus !

Alors évidemment avec l’inédie, on est en plein mysticisme, mais on va en reparler avec Ibn Arabî après avoir passé en revue les vrais « inconvénients » du jeûne !

Sauf que vous attendrez bien jusqu’au prochain épisode ?

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